Les Délires de Ferdie l'Oursonne

Réflexions perso, délires, humeur (sautes d'), mauvaise foi, news insolites ... ou tout ce qui me passe par la tête !

26 juillet 2009

La SF, ça monte à la tête

Oh là là. La semaine de ouf quoi.

Juste pas vu la semaine passée, semaine de folie, boulot de dingue, jamais la complainte Métro, Boulot, Dodo, n'aura été aussi vraie.

Du coup, je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite.

Mais là, repos dominical oblige - ou plutôt le permettant enfin - j'ai pu me poser, et là, ça m'a sauté à la figure.

Nous sommes entrés en pleine science fiction, c'est un épisode d'Au delà du Réel ou bien, nan mais j'hallucine quoi. Genre une faille temporelle s'est ouverte sans prévenir, tout se mélange et s'embrouille, oscour !

Non mais me dites pas que vous avez rien remarqué ? C'est vrai, bien vrai ? Y a que moi ? Bon ok, je vous la fait plus claire.

Lundi dernier, 20 juillet, à la télé on voyait ça :

 

A small step for man, one giant leap for mankind qu'y dit l'autre là, le père du cycliste (ah non, c'est pas lui ?)

Ok, admettons. On voit rien, on entend pas mieux, mais c'est un vrai progrès que d'envoyer deux gugusses faire les marioles à près de 400.000 km de chez eux. En ces périodes de départ en vacances, ça peut même se défendre, comme idée.

(Ouaaaah, ménan quoi, je plaisante quand je dis ça, vous savez bien, l'exploration spatiale, ça m'éclate vraiment, rappelez-vous mon billet total naze sur Gagarine et l'Etoffe des Héros - nan pas le film, le post sur mon blog j'vous dis ! d'ailleurs, puisqu'on est dans une parenthèse, je vais en profiter trois secondes pour vous raconter une nouvelle histoire de ma vie, mon oeuvre. C'était donc par une belle nuit de juillet 1969. Ma chère M'man Ourse, toujours à la pointe du progrès et à l'affût de tout ce qui pouvait être high tech avant l'heure, s'était confortablement installée dans le meilleur fauteuil du salon, face à la tévé, pour regarder fascinée Appolo XI pendant les dernières heures de l'approche lunaire. Et lorsque la capsule est passée en phase d'alunissage, M'man Ourse, qui a toujours eu le sens de l'Historique, a bondi dans ma chambre pour me tirer de mon lit en toute hâte, avec ma tétine et mon Doudou. Et nous avons regardé toutes les deux, cbotties dans la fauteuil, ce moment historique. Donc, je fais partie des heureux vieillards qui ont pu voir en direct Neil Armstrong gambader sur notre belle Séléné. Sauf que je ne m'en souviens absolument pas vu mon âge - très, très - tendre. C'est ballot quand même... Allez, on arrête les souvenirs nostalgiques, fin de la parenthèse !)

Bref, il y a 40 ans Neil Armstrong et Buzz Aldrin font du tourisme, et la Lune, croyons-nous les, frères toujours rivés à notre tas de cailloux, c'est bôôôôô.

Donc, ça, c'était lundi.

Et 5 jours plus tard, samedi donc, on voit ça :

 

Alors là, j'comprends plus rien ! En cinq jours à peine, on a remonté le temps de 60 ans ! Ouaaaaaaaaah !!!

Du coup, je ne sais plus qui je suis, où je vais, en quelle année sommes-nous ?

shadok18


Et d'ailleurs, y a un truc chelou, quand même : les images prises en 1909 sont de bien meilleure qualité que celles de 1969... Alors là, je dis, bizarre, très très bizarre...

(Quoi, je lis trop de bouquins de SF ? Quoi je regarde trop les séries télé ? Quoi, la vérité est ailleurs ? aaaargh....)

Posté par Ferdiebear à 22:17 - Délires - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 juillet 2009

La guerre est déclarée !

Chuis verte.

Mardi 14 juillet, je suis au bureau depuis 9 heures et pour toute la journée.
Mais c'est pas ça le pire.

Le ballet des avions et autres hélicoptères au dessus de ma tête est en train de me rendre folle. De rage, et puis aussi folle tout court.
C'est la guerre.
Ah non, c'est le 14 juillet, me direz-vous, donc défilé.
Oui, mais justement. Attendez, je vous explique le contexte.

Je travaille dans une entreprise un peu particulière, avec une activité qui ne l'est pas moins, et pour laquelle jours fériés traditionnels ne signifient pas grand chose. 8 mai, Ascension, 15 août, 1er et 11 novembre... et 14 juillet donc, la boîte est ouverte et s'active. Enfin, pas exactement : l'activité de la boîte est assurée et donc, quelques malheureux désignés volontaires sont assignés de permanence au bureau.

Oh, c'est pas le bagne non plus, hein. Tout se fait - dans mon service du moins - dans la plus grande intelligence : esprit de négociation et d'égalité : tu bosses le 8 mai, tu prends l'Ascension ; le 14 juillet de permanence, le 15 août en vacances, etc.
Bref.

Tout ça pour dire, que comme l'année dernière, je me suis portée volontaire pour bosser le 14 juillet. La patrie reconnaissante est fière de moi, ma chef aussi, et moi, je suis tranquille au bureau sans personne pour me déranger dans mes occupations.

Oui, mais non.
Parce que le 14 juillet, comme chacun sait, c'est jour de défilé. Et que ma boîte, manque de bol profond, n'est pas très loin de la place de la Concorde.

En théorie, ce n'est pas très gênant. C'est même rigolo : en arrivant ce matin, j'ai longé les dizaines de camions des différents régiments qui allaient défiler, observer quelques militaires en train de réguler la circulation - ridiculement faible - de ce quartier parisien, voire en train de papoter avec de charmantes jeunes femmes à la terrasse d'un café. Quant à mes occupations de la journée, rès réduites, elles me permettent de me connecter à Internet pour regarder le défilé, bien installée dans mon fauteuil de bureau. Comme l'année dernière, je me réjouissais donc d'avoir une vue imprenable sur les Champs Elysées et d'admirer mes famieux pioupious - ouais, finbon, je vous ai déjà fait le plan l'an dernier à la même date, zavez qu'à aller voir là-bas, et reviendez ensuite, pliz, qu'on finise cette discute.

Que disions-nous déjà , Ah oui : à 9h30, je m'installe devant mon ordinateur, prête à ouvrir tout grand mes vertes mirettes. Je me connecte sur le même site que l'an dernier et là... la CATA.

J'ai bien accès au site, la vidéo est là sous mes yeux, sauf que... pour y avoir accès, faut télécharger une mise à jour de Flash Player. Hum hum.

Ainsi que je vous l'ai déjà raconté, l'admin réseau de ma boîte est un grand parano. Impossible de télécharger, que ce soit des programmes, des fichiers, des images... impossible également d'avoir accès à des sites genre Youtube, Dailymotion, Deezer... j'vous parle même pas de Facebook ou Tweeter (pourtant Canalblog, ça marche, ouf ! Et même Meetic, d'ailleurs... c'est étrange tout de même) !

Même certaines choses qui nous sont indispensables pour notre travail, genre l'accès certains sites d'informations spécialisées (ou pas, d'ailleurs), des mises à jour de programmes, ou même l'accès à un serveur ftp mis à disposition de nos clients, histoire de vérifier les liens avant de leur donner... ben non, macache, tu peux te brosser Martine, et autre access non granted. Pfffff.

J'abandonne donc mon idée première et, sans trop espérer toutefois, j'essaie de trouver un site alternatif. Bah non, chaque fois, je me heurte à ce fichu écran qui me nargue en angliche : Access to this web site has been denied, please contact your administrator.

J'y crois pas.

Je rumine ma déception, quand brusquement, un bruit lancinant déchire le ciel.
C'est la partie aérienne du défilé qui commence. Rho pitinkong.

Il faut vous dire, que j'A-DO-REUH les avions. Depuis toute petite. Comment ça, je vous l'avais jamais dit ? Ah oui, c'est vrai, je vous avais parlé de ma passion pour l'espace (si jamais vous aviez envie de revoir ça, c'est et ), mais c'est tout. Ben pour les avions, c'est pareil. Faudra que je vous en parle un jour. Mais on s'égare (et le premier qui dit "du Nord", je le tronçonne à l'hélice de monomoteur).

Donc, je me rue à la fenêtre du bureau pour essayer de voir les bonavions. Un léger détail pourtant... comme l'année dernière, ils passent de l'autre côté de l'immeuble. Et vu le manque de perspective que la configuration de l'immeuble m'accorde, je ne peux qu'entrapercevoir des ombres reflétées dans le mur miroir d'en face... (j'vais pas vous réexpliquer, hein, je l'avais fait l'an dernier, photo à l'appui, c'est ).

Soudain, idée lumineuse : me ruer sur la terrasse aménagée sur le toit de l'immeuble ; de là, on a une vue magnifique et panoramique sur tout le quartier. On fonce !

Lumineuse, l'idée ? Sauf que l'accès à la terrasse est fermée à clef... Y a pas grand monde aujourd'hui, et le temps de descendre voir les vigiles et essayer de négocier, les bonavions sont tous partis... Snif !

Et c'est pour ça qu'une oursonne en jupette et sandalettes, cheveux au vent et très énervée, courait partout dans un immeuble désert ou quasiment, dans le bruit assourdissant des réacteurs...

Chuis verte. Chuis dég'. Chuis véner. Très, très, très véner.

Administrateur réseau, accroche-toi à ton clavier. Après ce que tu viens de me faire vivre ce matin.... C'EST LA GUERRE !!!

Posté par Ferdiebear à 11:30 - Humeur (sautes d') - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juillet 2009

Tribute

25 juin 2009.
Depuis cette date, le monde a changé irrémédiablement.
Du moins, c'est ce que les médias s'acharnent à nous faire penser...

Non, je ne vais pas me joindre aux choeurs antiques qui, depuis le 25 juin, pleurent et sanglotent que rien ne sera jamais plus pareil, que le plus grand artiste de tous les temps nous a quitté, malheur irrémédiable, et autre plainte du fan en douleur.
Et non, je ne vais pas y aller de ma petite contribution chantée, non je ne danserai pas le moonwalk - chuis trop nulle en danse d'toutes façons, j'y suis jamais arrivée...

Oui, comme tout le monde, j'ai grandi avec les chansons de Michael Jackson, j'ai adoré ses clips, j'ai compté les points dans la grande guerre contre Prince, changeant de camp quasiment à chaque chanson de l'un ou de l'autre.
Et oui, Michael Jackson était un très grand artiste ; oui, sans doute, il était peut-être l'un des plus grands du XXème siècle ; oui il aura marqué la vie musicale d'un très grand nombre de personnes à travers le monde.

Personnage controversé pendant les quinze dernières années de sa vie, certes. A tort ou à raison ? Monstre pervers ou monstre de Frankenstein, créature échappée au contrôle de son créateur - son père tout d'abord, puis lui-même ? En fait, on s'en fout. On aura tout dit, tout et n'importe quoi sur ce personnage, des plus grands éloges aux insultes les plus viles - et virulentes. Réalité ? Mensonges ? On ne le saura sans doute jamais et maintenant, quelle importance ?

Depuis le 25 juin, les fans se déchaînent. Les hommages se succèdent, chacun y va de sa reprise, avec trémolos, larmes... que d'émotion ! Les médias s'y sont mis et depuis, rien ne nous est épargné. La disparition d'un grand artiste a tourné au grand guignol. Avec des rebondissements à n'en plus finir. Que vont devenir les enfants ? Michael Jackson a-t-il été victime d'un assassinat ? J'en passe et des meilleures. Même pour Lady Di, ils n'avaient pas osé aller aussi vite. On tourne au sordide.

J'ai longtemps hésité avant d'écrire sur sa disparition. Puis j'ai décidé de ne pas le faire. Gavée, dégoûtée de l'omniprésence médiatique de l'événement et de ses conséquences. Jusqu'à ce que je tombe, par le plus grand hasard, sur un truc de ouf.
Ce n'était pas un hommage, car mis en ligne en 2008. Mais pour moi, ça illustre parfaitement l'icône que Michael Jackson était devenu, la référence musicale universelle.

Le gars qui a réalisé cette vidéo a dû bosser comme un malade pendant des semaines. Le résultat n'est sans doute pas parfait d'un pur point de vue artistique, mais il m'a fait halluciner. Alors le voilà (n'hésitez pas à le regarder en mode plein écran, c'est encore plus impressionnant) :

François Macré - Thriller (reprise A'cappella 64 pistes)

Et sinon, Michael Jackson dans tout ça ? Qu'est-ce qu'il en penserait, lui de tout ce tapage médiatique ? Les volontés qu'il a pu laisser derrière lui sont-elles respectées ? Et d'ailleurs, qui s'en soucie ?

Bizarrement, j'aurais tendance à penser que tout ce ramdam lui casserait légèrement les petons, au roi du Moonwalk. Et d'ailleurs, il nous avait déjà répondu, dès 1987 : Leave me alone !

Allez, on se le met tiens - et en plus, c'était mon clip préféré de Michael Jackson alors... (et un dernier conseil : passez-le en HQ, c'est encore meilleur)


michael jackson leave me alone


Posté par Ferdiebear à 15:30 - Musicodélires - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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