23 avril 2009
Conte de fée moderne
Et si aujourd'hui, on racontait une belle histoire ? Allez, tout le monde s'asseoit en cercle, j'ouvre le livre et je commence la lecture :
Le Petit Poucet, de Charles Perrault
Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne qui avaient sept enfants, tous garçons; l'aîné n'avait que dix ans, et le plus jeune n'en avait que sept.
On s'étonnera que le bûcheron ait eu tant d'enfants en si peu de temps ; mais c'est que sa femme allait vite en besogne, et n'en avait pas moins de deux à la fois.
Ils étaient fort pauvres, et leurs sept enfants les incommodaient beaucoup, parce qu'aucun d'eux ne pouvait encore gagner sa vie. (...)
Un soir que ces enfants étaient couchés, et que le bûcheron était auprès du feu avec sa femme, il lui dit, le coeur serré de douleur : "Tu vois bien que nous ne pouvons plus nourrir nos enfants; je ne saurais les voir mourir de faim devant mes yeux, et je suis résolu de les mener perdre demain au bois, ce qui sera bien aisé, car, tandis qu'ils s'amuseront à fagoter, nous n'avons qu'à nous enfuir sans qu'ils nous voient". (...)
Ils allèrent dans une forêt fort épaisse, où à dix pas de distance, on ne se voyait pas l'un l'autre. Le bûcheron se mit à couper du bois, et ses enfants à ramasser des broutilles pour faire des fagots. Le père et la mère, les voyant occupés à travailler, s'éloignèrent d'eux insensiblement, et puis s'enfuirent tout à coup par un petit sentier détourné.
Lorsque ces enfants se virent seuls, ils se mirent à crier et à pleurer de toute leur force.
Marrant ça... ça me rappelle vaguement quelque chose... mais il ne s'agissait pas d'une forêt, ni de bûcherons... Rhaaaaa, mais si, vous ne voyez pas ce que je veux dire ? Ah oui ayé, voilà :
Un couple d'Allemands abandonne ses trois enfants dans un restaurant
Créé le 22.04.09 à 11h41 | Mis à jour le 22.04.09 à 11h46
ITALIE - Sortis fumer une cigarette, les parents ne sont jamais revenus les chercher. Ils sont toujours recherchés par la police...
Leur voiture n'a pas bougé du parking, mais eux restent introuvables. Dimanche, vers 20h30, un couple de touristes d'Allemands et leurs trois enfants vont dîner dans une pizzeria d'Aoste en Italie. Un peu après 21 heures, les parents sortent fumer une cigarette laissant leurs trois bambins, dont le plus jeune âgé de seulement quelques mois, à l'intérieur. C’est la dernière fois qu’ils ont été vus.
(…)
Les recherches se poursuivaient ce mercredi pour retrouver les parents. «Nous les recherchons dans tout le pays et à l'étranger. Nous avons mis en place des contrôles aux frontières italiennes, dans les ports, les gares et les aéroports et nous diffusons leur photo. Mais nous n'avons jusqu'ici trouvé aucune trace d'eux», selon ce porte-parole.
(...)
Selon La Stampa qui ne cite pas ses sources, le couple avait des problèmes d'argent (...).
Tain, c'est incroyable tout de même... Quasiment la même histoire !!! Chéri me reproche souvent de confondre la vie et les contes de fées, mais là, on est quand même en plein dedans, non ? Je n'arrive pas à croire qu'on puisse abandonner ses enfants comme ça, à notre époque... La vie serait-elle réellement un conte de fées ? Qui commence comme un cauchemar et se termine par un happy end ? Quoi qu'il en soit, j'espère seulement que pour ces trois bambins, l'histoire va aussi bien se terminer que pour le Petit Poucet :
Après avoir fait pendant quelque temps le métier de courrier, et y avoir amassé beaucoup de biens, il revint chez son père, où il n'est pas possible d'imaginer la joie qu'on eut de le revoir. Il mit toute sa famille à son aise. Il acheta des offices de nouvelle création pour son père et pour ses frères ; et par là il les établit tous, et fit parfaitement bien sa cour en même temps.
"Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" ... qu'ils chériront et n'iront pas abandonner au fond des bois... ou d'un restaurant italien.
02 novembre 2008
Devinette
Depuis toute petite, je suis très fan de l'humour un peu ras de terre (je sais, chuis très pomme, parfois...).
Je suis aussi très fan de spots publicitaires - on y reviendra un de ces jours d'ailleurs...
Aussi, quand j'ai repéré cette pub, j'ai été aux anges...
En plus, je suis aussi très fan de Stéphane Bern !
Alors voilà, petit jeu: saurez-vous me dire pour qui, pour quoi, Stéphane Bern a fait cette pub que voici ?
Mais surtout, ne trichez pas, ok ?
Alors ?
Une idée ?
Alors réponse tout de suite - avec du rab, en plus :
Vraiment j'adoooooooore !!!!
Un p'tit peu de mayo, pour accompagner ? 
Tiens, j'ai une p'tite faim, tout à coup... remarque, à l'heure où j'écris, l'heure du dîner a largement sonné.
Alors à taaaaaaaable !
20 octobre 2008
L'effaceur était ursiphobe
Parfois, je me dis que nous vivons dans un drôle de monde. Vraiment.
Déjà, quand on voit la place que le virtuel a pris dans nos vies, il 'est plutôt difficile de se souvenir de comment c'était avant. De ne pas se dire qu'il s'agissait d'un très vieux - et très mauvais - film de science-fiction, de type uchronie (si vous ne voyez vraiment pas ce que je veux dire... allez donc là deux secondes, et vous saurez tout, tout, tout, sur le... heu non : tout, tout, tout sur l'uchronie).
Non. Vraiment. C'est pas possible. Pas possible de croire qu'il y a 15 ans à peine, personne ou presque ne téléphonait dans la rue, dans le métro, n'importe où. Difficile de croire que lorsqu'on voulait avoir de la musique constamment avec soi, il fallait se déplacer avec des valises de cassettes. Sans parler de l'armada de packs de piles. Qu'il y a encore 10 ans, la meilleure façon de rester en contact avec ses amis, c'était de leur téléphoner - de chez soi, donc, et encore fallait-il qu'eux aussi soient chez eux - ou de leur écrire - sur une feuille de papier, mon dieu quelle horreur ! - ou de se déplacer.
Alors qu'aujourd'hui entre portables, mail, tchat et réseaux sociaux sur le web, tout est dématérialisé. Et quasi instantané.
Tiens ? Ferdie l'Oursonne nous ferait-elle un p'tit coup de Syndrome du "c'était mieux avant" ? Non. Même pas. Surtout pas, même. J'adore cette époque et toute la techno afférente. C'est quand même magique tous ces trucs, quand on y pense. Non ?
Encore que... parfois on peut avoir quelques surprises. Et lire des choses hallucinantes, à se demander ce qu'on a bien pu fumer récemment - et pourtant, on sait pertinemment qu'on ne fume pas !
Exemple : cette dépêche, trouvée pour vous cet après-midi :
Un ours en peluche banni de Facebook - 20 octobre 2008
Beaulieu, Angleterre - Un "Teddy Bear" a vu son profil supprimé du site communautaire Facebook. Les gestionnaires du site redoutaient qu'il devienne dangereux.
Un ours en peluche a vu son profil Facebook supprimé parce qu'il dérogeait aux règles établies par le site communautaire.
L'adhésion de Bartie Bristle (le nom de la peluche) a été annulée selon le motif qu'il pourrait être un faux ours
"Ils ont pensé que quelqu'un pourrait se cacher derrière Bartie et que cela pourrait être dangereux. Ils appellent cela l'antispécisme" a déclaré Amanda Middleditch, la créatrice de l'ourson. "C'était un petit jeu totalement innocent" ajoute-t-elle.
Bartie avait réussi à se faire 150 amis durant les 6 mois où il était présent sur le site.
Un ours en peluche, dangereux ? Et pourquoi pas ennemi public numéro 1, aussi ?
Remarque, s'ils sont méfiants comme ça, sur Facebook... en plus apparemment ils aiment pas les pseudo-ours... Oh non, mon dieu, os'cours ! Ils ont tué Kenny effacé Bartie ! A qui le tour maintenant ? Maman, j'ai peur !! Help, please help !!!
06 octobre 2008
Où l'on parlait de trucs et de machins
Tiens ! Mais ça faisait longtemps !!
Quoi, mauvaise foi ! On vous a jamais dit que la meilleure défense c'était l'attaque ? :)
Ok, je suis absente depuis un moment. Je ne vais pas vous dire que ça va s'arranger, car à chaque fois que je l'ai fait, les circonstances ont fait que en fait, ben non.
Donc aujourd'hui, je ne fais que passer. Et toc. On va bien voir si on arrive à conjurer le sort...
Mais on papote, on papote, et le temps passe si vite...
Je suis donc passée aujourd'hui pour faire écho (cho, choo, chooooo... mmmrffff... oh ça va, ça va, oui j'ai honte, là c'est dit ! alors on va vite oublier cette vanne débile, ok ? En vous remerciant.) à une news un peu triste.
M. André Bellec est mort ce week-end. Snif.
J'imagine que ce nom ne vous dit rien ? Gens de peu de culture ! Ou alors, vous êtes né(e)(s) dans les années 1980, c'est ça ? Ah ça, si vous êtes des jeunots alors, vous êtes tout pardonnés. Alors, voilà :
André Bellec, donc, était le fondateur des Frères Jacques.
Pour ceux à qui vraiment ça ne dit rien, allez donc faire un tour sur ce site, et revenez après (si, si, je vous assure, reviendez !).
Alors d'accord, les Frères Jacques ça remonte aux années 40. Mais ils ont perduré jusqu'en 1982 et on les voyait encore beaucoup à la télé alors que je n'étais encore qu'une toute petite oursonne toute mignonne avec sa tétine et son hochet. Et mine de rien, quelque 30 ans plus tard (grmmmmpfff, oui bon, 35 ans !), je me souviens encore de leurs chansons si entraînantes, de leurs belles bacchantes, de leurs costumes de scène tellement inimitables (sauf dans Star Trek et encore) et de leurs chorégraphies... heu... ébouriffantes ?
Mais plutôt que de vous en parler, on va vous montrer. Musique Maestro !
(Avis préliminaire aux distraits, multitâches et autres liseurs en diagonale : attention, il faut écouter attentivement les paroles, sinon tout le sel de la chose pourrait vous passer par dessus la tête. Voire même ce petit bijou pourrait devenir rasoir, ce qui, vous en conviendrez aisément, serait du plus grand dommage. Allez, un petit effort, quoi, la grande musique, ça se mérite !)
La ceinture
Voilà. Un petit moment d'enfance qui s'en est allé. Snif again (non, pas à Moscou, pfff).
Mais mine de rien, ces quatre zigotos-là m'auront appris une chose : rien n'égale en drôlerie les pires âneries faites avec le plus grand sérieux.
Allez, un p'tit dernier pour la route ? Allons-y. Un grand moment de poésie. N'est-il pas ? Que du bonheur.
Le pacha
14 juillet 2008
Ah qu'ils sont beaux les pioupious
Ce matin, pour la première fois de ma vie, j'ai regardé le défilé du 14 juillet. A la télé, certes, mais tout de même.
Faut dire que j'avais été super motivée : dès 9 heures, dans la rue, partout autour de moi, des militaires en uniformes.
Mais kessktu fichais dans la rue à 9 heures, un 14 juillet, d'abord ? Oui, c'est vrai; d'ordinaire, ce jour-là, à cette heure-là je ronfle encore du sommeil du juste et des oursons en jour férié. mais là, non. Faut dire que dans mon nouveau boulot que j'ai, ben la boîte elle ferme pas les jours fériés ; et il y a toujours une permanence dans mon service. Ben là, c'était moi qui m'y collais, désignée volontaire d'office. Du coup, à 9 heures donc, je sortais du métro et je me hâtais vers mon bureau. A la bourre, comme vous serez bien urbains de ne pas le faire remarquer. Et là, à chaque carrefour, des bidasses tout uniformé(e)s - bah oui, ya plein de filles maintenant dans l'armée - qui bloquaient les rues, régulaient la circulation, et plutôt pas mal ma foi - ok, un jour férié à 9 heures, y a pas beaucoup de voitures, finbonbref. Et moi, qui ne comprenait pas ce qui se passait.
Quand au bout de dix pas, j'ai fini par remarquer que tout au long de mon chemin, il y avait des cars de l'armée, avec à l'intérieur des gars qui se changeaient. Et ce, sur des centaines de mètres. Diable...
Et c'est là que j'ai réalisé. Mon nouveau boulot à moi que j'ai, il n'est pas très loin de la Concorde... même si je n'y vais jamais et que je n'arrive jamais par ce côté-là, on est genre... allez, à 300 mètres ! Et là, la lumière fut. 14 juillet = défilé. Omondieu, oscour.
Vite, je cours m'enfermer dans mon antre, enfin ma caverne, je veux dire mon bureau tout douillet et climatisé façon Pôle nord. Ah ah ah, messieurs les soldats, vous ne m'aurez pas !
Erreur. Funeste erreur.
Peu après 10h30, je commençais à entendre des bruits bizarres. Un hélico en vol stationnaire au dessus de
l'immeuble. Heu ? Puis, un peu plus tard, des collègues qui font coucou depuis les fenêtres d'en face.
Bougez pas, on fait une petite parenthèse. Pour mieux que vous compreniez ma position du moment, faut que je vous montre. En fait, depuis mon bureau, moi je vois ça :
Donc, un peu de ciel, tout en haut à gauche, en me tordant le cou. Et sinon, tout ce qui se reflète dans le mur de fenêtres d'en face, à environ 20 mètres.
Donc, en me tordant le cou, et en profitant des quelques reflets, je comprends que mes collègues d'en face admirent les bonavions qui sillonnent le ciel, direction les Champs Elysées pour aller faire des pirouettes sous les yeux zébahis d'un certain Nico S. Chuis feintée, je vois rien !
Et c'est là que j'ai quand même eu du bol. Avec l'énergie du désespoir de l'Oursonne qui n'a rien à perdre, vu qu'au bureau c'est hyper calme (2 coups de fil dont un faux numéro en 4 heures de temps), j'essaie de me connecter sur le site de TF1, au cas où il y aurait des vidéos. Premier coup de bol : alors que l'administrateur réseau de ma société est un fou paranoïaque, qui restreint l'accès à TOUS les sites web en tant soit peu intéressants, sans parler des rigolos, et ce y compris les sites dont mon service a besoin pour effectuer ses missions, j'obtiens l'accès à tf1.fr sans problème. Deuxième coup de bol : le défilé est retransmis en direct, sans plug-in à télécharger, sans rien à faire qu'à cliquer sur le bouton qui va bien.
Et là, j'dois dire, j'en ai pris plein les yeux. Ok, j'ai raté les gronavions; mais j'ai vu TOUT le reste, parachutistes de la fin y compris. Et du coup, j'ai compris un truc : en fait, les mimitaires, y se la pètent mais grave.
Quelques exemples parmi tant d'autres ? Ok. déjà, ils marchent tous en faisant la gueule, en bougeant les bras et les jambes tous ensemble, le pas cadencé il paraît que ça s'appelle ? Même si pour des raisons purement esthétiques, ça peut se concevoir. Admettons. Prenons la Légion étrangère alors. Déjà, ils ont des allures de 7 nains sans Blanche Neige, avec leurs barbes, leurs tabliers en peau de buffle et leur hache à l'épaule, genre Haili hailo, on rentre du boulot. Ou encore la Garde Républicaine, avec leurs shakos à plume rouge, juste au cas où on les aurait pas vu au milieu des champs (Elysées, donc). Je te parle même pas de la Garde à cheval, qui fait exprès de passer au trot, mais pas tous au même trot, comme ça les têtes montent pas en même temps et ça fout le booodel dans l'alignement. Ou les gendarmes à moto ou les Pompiers de Paris (bah oui, c'est des militaires aussi), qui font EXPRES de mettre tous les girophares en route. Pfffff.
Allez, c'est vrai, la Garde répu, la Légion, c'est quand même mes préférés. Eux et les blindés. Y a pas à dire, des chars Leclerc au milieu de Paris, ça a un petit air d'émotion - qui a dit ça rappelle des souvenirs ? Bon, ok, c'est vrai aussi.
J'aime bien aussi les patrouilles aériennes. Mais là, cette année, ils ont essayé de nous prendre pour des goyeaux. Le commentateur, il disait :"Voila les gazelles, suivies des tigres, des pumas. Il y a également les fennecs à l'arrière". Mais t'es pas bien, le Mônsieur de la tévé ou quoi ? Gazelle, tigres; pumas, fennecs... Ca vole pas ces trucs là ! Un frelon, encore, je veux bien, mais le reste ? Tss tss tss. Va falloir réviser tes cours de biologie, moi j'te l'dis !
Enfin, vers midi, le show s'est terminé. Encore toute zémue de tant de splendeurs, je me suis décidée à quitter le bureau et à me diriger vers la Concorde, désertée par les soldats et les officiels. Mais pas par les touristes affamés... et étrangement, dans ce quartier si fréquenté, aucun restau, aucun rade, aucune boulangerie d'ouverte. Enfin si, une. Celle où nous sommes tous entassés en espérant qui une baguette, qui un sandwich, qui une salade ou une bouteille d'eau. Au bout de 20 minutes de queue (je m'en sors bien aujourd'hui, je vous disais), je ressors dans les rues écrasées sous le soleil estival. Tiens ? c'est la première fois que je vois un 14 juillet sous le soleil... Incroyable !
Les rues écrasées de soleil, disais-je... mais aussi bondées de touristes, de quelques militaires en goguette - ooooh ! un marin ! je peux te toucher le pompon ? Bah quoi, qu'est-ce que j'ai dis ? Meuh-non, je suis pas DU TOUT sensibkle au prestige de l'uniforme, c'est juste que.... c'est booooooo !
Mais revenons à nos moutons, ah non à nos rues écrasées de... et bondées de ... Et aussi parées de quelques souvenirs lâchés par les chevaux de la Garde républicaine. Ah ah ah. J'adore les chevaux... (surtout dans une assiette, comme dirait Kraky, mébon). J'adore en croiser au détour d'un chemin de ma forêt natale, ou même au coin d'une rue parisienne (plus rare, faut bien l'avouer). Mais quand même, ils pourraient prendre leurs précautions avant, quoi... genre un p'tit sac sous la queue (si, ça existe !).
J'atteins les Tuileries, blindées de monde. Au delà du défilé, la fête foraine bat son plein tout l'été dans les jardins ; j'avais oublié. Sous le soleil, au milieu des manèges et des statues, lunettes de soleil protégeant mes yeux de velours, je me prend pour une touriste à Paris. P'taing, c'est beau quand même... le pied. Je m'installe sur un banc, pour avaler mon sandwich, près d'une statue bleu-blanc-rouge, qui évoque étrangement une vache en train de jouer au foot.
Fait trop beau, chuis trop bien... De quoi me remonter le moral de devoir bosser aujourd'hui. Mais d'ailleurs, il faut que j'y retourne, snif...
Allez, reviens sur Terre, la pseudo-touriste ! Le devoir t'appelle... Snif... Mais qu'est-ce que c'était bien... Vive l'été à Paris.
PS : à ceux qui auraient l'idée saugrenue, il faut bien le dire, de me faire remarquer que le terme "pioupious" ne s'applique pas indifféremment à toutes sortes de militaires, je répondrais qu'ils ont raison, mais que zut. Moi j'aime bien les pioupious. Et toc, na, et tout ce genre de choses. Merci quand même :)
29 juin 2008
Champions du Monde
Et allez.
Ce soir, c'est la finale de l'Euro. Allemagne - Espagne, qu'ils ont dit. P't'êt' bien.
Moi je ne retiens qu'une seule chose.
Après ce soir, le foot c'est fini. Et youpi.
Parce que là, sérieux, le foot, ça suffa comme cit. Ras le bol. On peut passer à autre chose, pliiiiiiz (parce que je ferais pas ça tous les jours, non plus, comprenne qui pourra. Ou qui sera assez vieux...) ?
Nan paske j'voudrais pas dire, mais le foot ça rend un peu dingo, quand même.
La preuve en image :
Ca fait peur, non ? Sont quand même vraiment pas nets, ces supporters. Heureusement que ça s'arrête ce soir, parce que là, il pourrait y avoir gros questionnement sur la santé mentale de certains, tout de même.
Ou bien ?
18 juin 2008
Bonne nouvelle pour les footeux
J'ai bien conscience d'arriver 24 heures après tout le monde.
Mais au moins, ça prouve que je suis redevenue un peu plus réactive que ces derniers mois (et toc).
Hier soir, il y a eu un moment incroyable à la rélévision.
Un joli moment, un moment d'émotion, un moment fort...
Même si beaucoup de gens l'ont plutôt mal pris.
Dieu sait (et aussi ceux qui me lisent depuis un moment et ont un peu de mémoire) que je n'aime pas le foot. Et pourtant. Lorsque j'ai appris la nouvelle, j'ai senti une larme poindre au coin de mon oeil.
Hier soir, s'est produit un événement dont le monde du foot peut se sentir fier.
Un moment souvent incompris, un moment peut-être mal venu, un moment peut-être mal choisi d'un point de vue médiatique. Mais pourtant un moment important, un moment à célébrer.
Cet événement :
Bah quoi ? J'ai dit une bêtise ? :)
(Hi hi hi)
Oui, ok, c'est encore mon âme de midinette qui parle. Mébon, quand même... Snif snif, émotion, toussa quoi.
Ah oui, et pendant qu'on papote à propos de tout et n'importe quoi, une info tout de même frappante : Elisabeth Tessier l'avait prédit ! Si, si, la preuve :
GENÈVE (AFP) - L'astrologue Elizabeth Teissier avait prédit (…) "un moment unique dans la vie" du sélectionneur Raymond Domenech, dans une chronique parue mercredi dans le magazine suisse l'Illustré.
"Le ciel de Raymond Domenech, comparé à celui de la finale de l'Euro, m'a éblouie", écrit Elizabeth Teissier.
"Ce verseau ascendant vierge vit un moment unique dans sa vie (…).
Finbonbref, il est vrai aussi qu'elle avait annoncé que la France remporterait l'Euro 2008...
Mais quoi ! On ne peut pas non plus avoir raison tout le temps ! Non ? :)
02 juin 2008
Mea culpa
Oui, ça va, ça va.
Je sais.
8 mois que je suis au-dessous de tout.
Ok, ok, c'est bon.
Je suis déjà morte de honte, rouge tomate écrabouillée, tout ce que vous voulez.
Alors, soyez sympa, n'en rajoutez pas.
Et c'est quoi ton excuse ce coup-ci ? Quoi ? des "excuses" !! Zêtes gonflés, genre j'invente des trucs pour justifier a posteriori une crise de fainéantise de postage. Moi ? Qui suis blanche comme l'agnelle ? (oui bon ok, je l'ai déjà fait, me demandez pas quand, juste j'ai la flemme de rechercher dans mes notes précédentes. Pis on va pas commencer à se prendre la tête pour des bêtises pareilles, si ?)
Blanche comme l'agnelle, hein ? Ouais ben profite qu'il y a du soleil pour bronzer et vas-y, balance, crache-nous ta bafouille.
Ok ok. J'aurais pu vous la jouer genre "j'ai soudain eu l'envie de vivre la vie en VRAI, sans passer par le monde virtuel".
J'aurais pu aussi vous faire le coup du "pas d'envie, pas d'inspiration, la manne s'épuise, le blog s'essoufle, j'ai besoin d'un break bloguesque".
Ou encore vous dire avec de grands soupirs que tous les sites qui m'inspiraient avant, les vidéos, les musiques, toussa... bah je peux plus y accéder comme avant pour cause de politique très restrictive de la part d'un administrateur réseau paranoïaque (ah ouais, mais ça, c'est vrai en plus... oui bon ok, ça va, c'est pas une excuse, j'ai bien compris).
J'aurais pu.
Ben non, même pas.
En fait, j'ai PAS d'excuses.
Juste une mauvaise organisation, pas suffisamment de motivation, plus d'enthousiasme...
Finbon bref, je sais pas trop, le temps a passé, j'ai eu parfois des idées de posts, mais pas le courage de les mettre noir sur blanc. Voilà.
Vous savez quoi ? Si vous êtes d'accord, on va tout remettre à plat. On va dire que le blog repart et que dans les prochains jours, des notes nouvelles vont voir le jour ici même. Après tout, sur certaines des idées qui m'ont traversé l'esprit ces derniers mois, certaines ne sont peut-être pas tout à fait mortes... Vous êtes d'accord, dites ?
Alors, voilà, je vous donne rendez-vous ici. En tout cas, moi je serai là. En espérant vous retrouver comme au bon vieux temps. Et youpi. Et babouilles à tous.
03 octobre 2007
A night with Fiction Plane
Pfiou ! Chuis crevée, ce soir. C'est incroyable comme une nuit un peu courte me fait de l'effet, avec l'âge. Quand je pense qu'il y a quelques années (oui, ok, il y a énormément d'années, grrrr), je pouvais faire deux nuits blanches d'affilée et enquiller une journée de lycée sans plus sourcilller... Vraiment, c'est pas beau de vieillir, comme disait feue mon aïeule...
Ben là, j'ai même pas l'excuse d'avoir fait la fiesta jusqu'à l'aube. Juste je suis allée voir un concert en pleine semaine.
Petit flashback : 14h30, je suis dans le métro entre deux stations, mon portable sonne. C'est Super Cops de la Vida, j'ai nommé LN, qui me hurle quelque chose à l'oreille. Mais entre le brouhaha du wagon, les gens qui discutent autour de moi et les crissements des freins, je ne comprends absolument rien. Puis la communication se coupe brutalement. Je descends à la station suivante et rappelle. LN est morte de rire : rien d'urgent, pas mort d'homme ni rien, elle voulait juste me proposer une sortie... Là, elle n'a plus le temps, elle m'envoie un mail asap, comme elle dit.
15 heures, arrivée chez moi, j'allume le PC, un mail me saute à la figure : CONCERT CE SOIR !!!
Je ne sais pas de quoi il s'agit, ni où, ni quand. Mais la semaine dernière a mal fini, celle-ci ne commence pas très bien non plus, alors j'ai besoin de me changer les idées. Et puis on verra bien. Alors, je réponds dans la foulée : OK !
Rendez-vous est donc pris pour 19h45 devant la salle. Tout cool...
19h45 : je sors du métro et me dirige vers la salle de concert. LN m'appelle pile poil à ce moment. C'est extraordinaire, pour la première fois depuis que nous nous connaissons, nous arrivons toutes les deux à l'heure ! Ca se fête ! Direction le bar, garçon, une tournée pour 2 !
20 heures : un énorme roulement de batterie nous fait sursauter. Une bande (ah non, on me fait signe qu'il faut dire un "groupe"...) de djeunz très excités a pris possession de la scène.
Bonsoir, nous sommes Brooklyn !
Enchantée, moi c'est l'Oursonne...
Les premières notes s'élèvent, le chanteur-guitariste-bôgosse se déchaîne... Plutôt sympa tout ça ! Quatre p'tits Frenchies avec une fille à la basse (tiens, ça me rappelle des souvenirs... rhaaa nostalgie), qui chantent en anglais, carrément bien ma foi, et qui ont l'air assez sympas... Les morceaux s'enchaînent et malgré le son tout pourri du lieu, ça rend plutôt pas mal.
Oui, mébon, là tu nous aides pas à imaginer ce que ça rendait, quoi...
Bah oui mais deux secondes, cliquez là et écoutez les quelques titres qui s'y trouvent, ça vous donnera une idée...
Au bout de cinq ou six chansons (l'alcool et le son pourri m'aident pas vraiment à tenir le compte), enfin, une bonne demi-heure quoi, les p'tits gars nous saluent et commencent à ranger leur matos.
Et là, on observe très vite que les personnes présentes dans la salle commencent à se masser juste devant la scène.. Mmmm... ça sent le groupe attendu, ça...
Un trio monte enfin sur scène. Salut, nous sommes les Rosbifs de la musique ! Moui ??!!
Dès les premiers accords, j'ai une impression bizarre de déjà vu. Enfin... de déjà entendu... Oh, je ne connais pas la chanson, mais tout ça me parle, comme on dit... Je mets un moment à réaliser : les guitares sonnent comme celles de U2, la voix... on dirait celle de Sting !
Et toute la soirée, j'aurais cette fichue impression que Bono chante du Police, ou que Sting chante du U2, impossible à dire. Mais vraiment, j'aime beaucoup ce que j'entends !
Le chanteur-bassiste, un grand escogriffe tout blond discute (en français s'il vous plaît !) avec le public. Le son est toujours tout pourri, LN et moi on ne comprend rien à ce qu'il dit, mais il a un sourire incroyable, dégage un truc pas possible... Il bouge très peu pendant les chansons, mais quand il se décide à évoluer sur la scène, plus rien ne l'arrête : il grimpe sur les amplis, sa tête dangereusement proche des spots... il saute, retombe sur scène, recommence... sans jamais s'arrêter de chanter. Le public est conquis, rit avec lui, chante... comme pour un groupe de superstars !
Bref, malgré les contraintes techniques liées au lieu, l'ambiance est magique.
Mais c'était qui, ce groupe, à la fin ?
Enfin, quoi, je vous l'ai dit dès le début : ils s'appellent Fiction Plane ! Vous voulez une photo ou bien ?
Bon d'accord, en voilà une. Illustration :
Alors, vu sous cet angle, ça vous parle plus ?
Au fait, le gars du milieu, là, il vous rappelle rien ? Bah oui, tiens, pour une fois, on va se faire un petit intermède People sur ce blog. Alors, non, pas d'idées, vraiment pas ?
Et si je vous dis que son nom à lui, c'est Joe Sumner ? Comme un certain... Gordon Sumner ?
Ayé, ça vous revient ?
Hé oui, le petit Joe (enfin, petit... c'est façon de parler, hein, ce type est carrément grand), est le fils de Sting. Aaaah ! je comprends maintenant pourquoi sa voix me disait vraiment quelque chose...
On en a vu des fils et filles de, qui s'essayaient à faire le même métier que papa ou maman, dans le show-biz. Ce n'est pas toujours évident. Ben là, croyez-moi, le fiston a beaucoup de talent, dans un style très différent de celui de son papa. Franchement, Fiction Plane, ça vaut bien d'y jeter une oreille !
Par contre, pour les voir en concert, là tout de suite, c'est râpé. Hier soir au Nouveau Casino, les 2 jours précédents au Stade de France (tout de même, hein, respect !) en ouverture du groupe de Pôpa et de ses deux vieux copains, et hop ! s'en sont déjà retournés. Enfin, vous pouvez toujours essayer les deux morceaux présentés sur leur page Myspace...
Mais si vous avez l'occasion d'aller les voir un jour, n'hésitez pas, parole d'Oursonne !
Et puis tiens, comme je vous aime bien, voici une p'tite vidéo de Fiction Plane. Et hop ! Cadeau !
Sur ce (gros baillement), m'en va (re-baillement) me coucher moi, c'est vraiment pas humain un rythme pareil.... (énooooooorme baillement). Allez, bonne nuit, enjoy, babouilles à tous et tout ce genre de choses...
24 septembre 2007
Vacances, j'oublie tout (2)
Suite du feuilleton de mes aventures estivales (pour lire ou relire le début, allez voir par là)...
Après avoir déposé mon compagnon de voyage, le taxi repart vers mon terminal. Le chauffeur me jette un coup d'oeil par le rétroviseur avec un petit sourire désolé. Il m'avoue qu'il espérait bien que cette rencontre fortuite finirait par un échange de numéros de téléphone... Le beau voyageur sauvé de la pluie et de la déroute par une jeune inconnue... Pour lui, ça ne pouvait finir que par une romance ! Mouais... il m'a l'air très fleur bleue, ce jeune homme.
Nous arrivons à mon terminal. La pluie n'a toujours pas cessé, le chauffeur me demande de l'emmener avec moi au pays du soleil... Il se fera tout petit, ne gênera pas, c'est promis ! Heu... mais c'est qu'il insiste, le bougre ! Je me défile sans vergogne, lui tend quelques billets pour régler la course, et me sauve en riant ! Je l'entend éclater de rire et me souhaiter un bon voyage. Je me retourne pour lui faire un gentil coucou et je me réfugie à l'abri tandis qu'il démarre en klaxonnant.
Bon, c'est là que les choses sérieuses commencent ! D'abord, enregistrer mes deux sacs. Ensuite, partir à la recherche d'un endroit où petit-déjeuner (je meurs de faim !), d'une boutique où acheter quelques magazines, d'un stand duty-free... mais je ne trouve rien de tout ça ! Un vague comptoir où boire un café debout, un kiosque avec un choix fort limité de journaux... C'est pas le Pérou ! Ah si, tiens ! Bien dissimulée, une zone Restauration. McDonald's, Brioche Dorée... Mouais. Je finis par me poser dans un coin avec une tasse remplie d'un liquide très pompeusement baptisé Caffé Latte et un pain au chocolat. Puis je prends ma place dans le trafic dans la queue pour passer les contrôles de sécurité.
En général, je n'aime pas cette partie du voyage. Systématiquement, le portique sonne quand je passe ; à chaque fois, je dois enlever ma veste et mes chaussures ; à chaque fois, j'ai droit à une palpation en règle. Sans oublier bien sûr la fouille du sac qui attire toujours l'oeil aux rayons X. Mais aujourd'hui, rien de tout ça. Mon passage sous le portillon ne déclenche aucune alarme, j'échappe donc aux douaniers papouilleurs. Quant à mon sac à dos et mon sac de fille, ils passent tranquillement le tunnel à vision superman-ienne, et je les récupère sans plus de manières à l'autre bout. Tiens ? Il semblerait que ces vacances démarrent plutôt bien, pour une fois...
Dans la salle d'embarquement, tout continue à bien se passer. Je trouve une place assise, mes voisins sont charmants, souriants. Beaucoup d'enfants jouent dans la salle, mais bizarrement, pas un cri, pas trop de bruit. C'est pas normal tout ça. Serais-je passée dans la 4ème dimension sans m'en rendre compte ?
A quelques mètres de moi, des bornes avec des consoles vidéo sont proposées aux passagers en attente d'embarquement. Pour le plus grand bonheur des enfants, mais aussi de quelques adultes - tous jeunes, mâles... étonnant !
J'observe un grand dadais en costume-cravate, attaché-case posé à ses pieds, en train de disputer une partie de tennis virtuel avec un gamin d'une dizaine d'années en short et tongs. A la fin du match, le gosse rejoint sa famille, des Espagnols en partance pour Valencia ; le grand dadais se dirige vers le fond de la salle et embarque sur le vol pour Milan. Brève rencontre, instant magique : ils n'auront pas échangé un seul mot, juste quelques sourires...
L'heure d'embarquer à notre tour arrive enfin. Je me retrouve dans l'avion, assise côté couloir à côté de deux jeunes Espagnoles qui bavardent et jacassent. Elles n'arrêteront pas de piapiater de tout le vol - adieu mes velléités de poursuivre ma nuit...
C'est la première fois que je voyage sur cette compagnie, une low-cost. Ma première impression : au moins ils passent de la bonne musique pour faire patienter les passagers avant le décollage ! En effet, U2 résonne dans la cabine. Je me rends vite compte qu'en fait, il s'agit d'une boucle sonore avec seulement 3 ou 4 titres différents. Mais bel effort toutefois...
Décollage sans encombres. Les hôtesses nous proposent des boissons et des viennoiseries - payantes bien sûr, low cost oblige. Je m'offre un deuxième café - pas de surprise, il est aussi mauvais que sur les autres compagnies aériennes... Puis les hôtesses repassent avec des casques : les vidéos diffusées pendant le vol alternent documentaires sur Valencia et épisodes de Will et Grace en espagnol... je passe mon tour.
Finalement, les deux heures du vol passent plus vite que je ne l'aurais cru. Atterrissage à Valencia. Après avoir récupéré mes bagages à une vitesse phénoménale et tout aussi inhabituelle que tout le reste de ce voyage, je passe chez Hertz prendre les clefs de la voiture que j'ai réservée depuis Paris. Ah ! Enfin, cette espèce d'état de grâce (sans will) qui me suit depuis ce matin semble vouloir se dissiper : les employés du stand ne parlent pas un mot de français, et très mal anglais, comme d'habitude. Ouf ! les choses redeviennent normales ! Enfin presque : d'habitude ça me met en rogne, aujourd'hui, ça me fait rire. Est-ce la nuit quasi-blanche ? Je suis d'excellente humeur. 
Sortie de l'aéroport, je ne reconnais rien : ils ont agrandi, construit de nouvelles infrastructures de parking.. l'effet America's Cup, sans doute. Je finis par retrouver le parking des voitures de location et dénicher ma voiture : une petite Toyota Yaris bleue (la voiture préférée des extra-terrestres !). C'est vrai qu'elle est très mignonne, non ?
Je suis très impressionnée, jusqu'au moment où j'ouvre le coffre. La plage arrière n'est constituée que d'un tissu noir assez léger, avec des velcros pour le fixer aux sièges arrière. Velcros qui ne tiennent déjà plus, alors que la 'tite tuture a à peine 6.000 km au compteur... Un peu cheap pour une voiture aussi bien équipée, dommage... Pas très important toutefois. Je m'installe au volant, prends quelques minutes pour me familiariser avec les commandes, et je démarre pour la dernière partie du trajet.
Justement, pour cette dernière ligne - plus ou moins - droite, cette année, j'ai voulu innover. En effet, quelques jours avant le départ, P'pa Ours m'avait confié son GPS, qui devrait me mener à bon port en un rien de temps. Au début ça m'avait fait doucement rigoler - après tout, je la connais bien, cette route... je suis toujours arrivée à destination, non ? P'pa Ours avait rigolé encore plus fort et avait glissé l'appareil dans mon sac avec un petit mot : tu fais comme tu veux, mais tu pourrais bien avoir des surprises...
Histoire de faire plaisir à P'pa Ours, j'allume le GPS avant même d'avoir quitté l'aéroport. Il commence par me donner des indications très fantaisistes, visant notamment à me faire prendre l'autoroute pour Madrid, puis celle pour Barcelone... mais ça va pas, non ? Je sais bien que je suis en vacances, mais ce n'est pas pour ça qu'il faut me faire faire un détour de plusieurs centaines de kilomètres ! Je n'en fais donc qu'à ma tête, et prend l'autoroute ad hoc dans le bon sens. Non mais... pffff !
Après quelques kilomètres, le GPS semble retrouver ses esprits... et mon chemin. Il me reste encore une bonne centaine de kilomètres à parcourir sur cette autoroute bien droite. J'allume la radio et scanne la bande FM pour retrouver la station de mes dernières vacances - j'en ai bien sûr totalement oublié la fréquence. Pendant trois quarts d'heure, je parcours ainsi la bande FM sans aucun succès : les tunnels se succèdent aux montagnes, la réception s'en ressent, je n'arrive jamais à capter deux fois de suite la même station. Enfin, je finis par retrouver celle que je recherchais, et je me mets à rouler tranquillement, en dessous des limitations des vitesse - pour une fois - clim allumée, musique des années 80 en fond sonore. Je me sens enfin vraiment en vacances ...
A suivre...



Tribulations d'un Tubercule
Saisons 1 et 2
