Les Délires de Ferdie l'Oursonne

03 septembre 2011

Il fait chaud, trop chaud...

... pour travailler !

Ca tombe bien, aujourd'hui on est samedi. Donc je ne bosse pas. Et vlan.

Mais vu la température caniculaire du jour - 31° à Paris, 10° de plus dans mon appart plein Sud sous les toits - je le regrette. Ah... si seulement j'avais un chouette bureau climatisé...

Oui mais non. Alors, je me mets en mode lézard - allongée, pas bouger - et je me lance à corps perdu dans mes rêveries.

Et dans ces rêveries, un souvenir émerge. Celui-là :

 

Aaaaah... une bonne citronnade bien fraîche... Ouiiiiiiiiii....

Sauf que si je veux une citronnade, même une Pulco, ou même une autre boisson fraîche, d'ailleurs, faut que je me lève et que j'aille l'acheter... Bouh.... frigo vide, juste de l'eau du robinet à dispo !

Mouais...  finalement, c'est très bon, l'eau du robinet !

Il fait chauuuuuuuuud... fais attention au soleil - surtout que t'as la peau hyper blanche, espèce d'oursonne polaire qu'est toujours pas partie en vacances...

Fais attention au soleil... me rappelle un autre truc, ça....

 

 

Décidément, ça me donne la nostalgie des années 80, la chaleur...

Bon on se motive, et on se bouge ! Youhou !!! Debout les gars, réveillez-vous !

(Tiens ? C'est pas années 80 du tout, ça... )

Allez, vous reprenez avec moi ?

Posté par Ferdiebear à 17:27 - Délires - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


28 août 2011

Grande Scalpel-Braderie

Les plus anciens lecteurs de ce blog s'en souviendront peut-être : il y a quelques années (bah oui, ce blog est vieuuuuuuuuuuux ! Surtout que c'était sur mon blog d'avant...) j'avais écrit un post sur un mannequin israélien qui s'était fait implanter des prothèses mammaires, puis qui avait réclamé à l'Etat une réduction d'impôt, estimant que cette opération relevait des frais professionnels. Ca vous rappelle quelque chose ? Si non, allez donc lire ici l'intégralité du post de l'époque.

A l'époque, ça m'avait fait plutôt marrer, sur le thème "y en a vraiment qui ne doutent de rien". Et puis j'avais oublié cette histoire (qui remonte tout de même à 2004, c'est vous dire que de l'eau a coulé sous les ponts de la Seine et d'ailleurs).

La vie continua, telle un long fleuve pas toujours très tranquille, mébon, c'est la vie quoi.

Et cette année, j'ai découvert un nouveau terrain de jeu : les sites d'achats groupés.

Le principe est simple : à plusieurs, on a moins peur on est plus forts, l'union fait la force et tout ce genre de choses. Bref : un prestataire propose un produit ou un service ; les abonnés souscrivent - ou non ; si le nombre de subscripteurs est suffisant, l'achat est validé (en dessous du nombre plancher, l'achat est déclaré nul et non avenu).

Depuis quelques mois, je m'amuse comme une petite folle avec ces sites : click, une séance de massage ayurvédique avec 63% de réduction sur le prix normal ; et hop ! un rendez-vous chez un grand coiffeur bien au-dessus de mes moyens habituels ; ou encore le gadget qui me fait kiffer, mais que je me serais jamais offert, le prix normalement constaté étant plus que prohibitif.

Je me fais plaisir à moindre coût ; au final ma carte bleue chauffe sans doute un peu plus qu'à l'ordinaire, mais avec les réductions, j'ai quand même l'impression d'avoir économisé de l'argent (un instant, un coup de fil... bonjour M. Mon Banquier préféré. Ah ? Je suis dans le rouge ce mois-ci ? Encore ? Heu... je ne comprends pas, j'ai pourtant été raisonnable, j'ai fait plein d'économies... Ah non ? Zêtes sûr ??? Gloups).

Bref. Ca m'amuse, ça ne fait de mal à personne, et j'en profite bien.

Jusqu'à cette semaine.

Mais quel rapport avec ton info préhistorique sur le mannequin israélien ?

J'y viens, j'y viens.

Cette semaine, disais-je : où l'un des sites en question a lancé Deal Chirurgie
une opération un peu particulière.

J'en suis restée tellement estomaquée que j'ai fait une capture d'écran.

Que voici : 

Hé oui, vous avez bien lu.

"Offrez-vous enfin la poitrine de vos rêves pour 2 499 euros au lieu de 5 430 dans une clinique esthétique privée".

Une augmentation mammaire à 54% de réduction.

L'affaire du siècle.

Nan mais je rêve !! Même, je dream tout d'bout, là !!!

Qu'on offre des réductions sur des prestations en instituts de beauté :
massages, soins du visage ou du corps, teintures de cils et autres manucures,
parfait, pas de souci.

Encore que si on veut vraiment chipoter, on peut. Par exemple, en institut de beauté, on vous propose un truc qui a l'air très tendance en ce moment : la fish-pédicure.
La postulante à la beauté des petons les immerge - ses petons, hein - dans une sorte d'aquarium plein de petits poissons, qui vont se jeter sur le buffet ainsi offert pour se rassasier de toutes les vilaines peaux mortes. Petits petons tout doux à l'arrivée, paraît-il.

Moi, ça m'inspire 2 choses :

- pauvres petits poissons, qui en sont réduits à se nourrir des pieds des clientes , avec toutes les questions liées à l'hygiène desdits petons

- méééé ? elles sont pas dingues, les clients, de tremper leurs petons dans une eau infestée de poissons carnivores ?? elles ont jamais vu le film Piranhas ou bien (je vous mets le lien vers celui de 1978, bien plus effrayant que les plus récents... "They're here... they're hungry"...Aaaaaargh !!!)

Mais je m'égare.

Lorsque j'ai vu l'offre pour cette opération de chirurgie esthétique, 5 personnes y avaient déjà souscrit. Et ça m'a juste fait halluciner.

Faut-il rappeler à ces 5 personnes que dans "opération de chirurgie esthétique", il y a "chirurgie" ? Que ce genre d'acte médical est très loin d'être anodin ? Et que le faire, pourquoi pas après tout ; mais dans le cadre d'une offre promotionnelle, peut-on être sûr à 100% du sérieux de l'établissement, du suivi post-op, et j'en passe ? En bref, céder aux sirènes du low-cost en la matière est-il un choix judicieux ?

Quelques jours plus tard, cette offre n'était pas passée inaperçue. L'Ordre des Médecins s'est un peu énervé ; selon son secrétaire général, cette pratique est interdite pour un établissement français : "Une clinique n'a pas le droit de faire ce type de promotion de prix, purement commerciale et financière, sur des actes médicaux (...) Si une patiente se plaint d'un chirurgien (exerçant en France) qui aurait participé à ce dispositif là, soyez certain que nous n'hésiterons pas à engager des poursuites disciplinaires".

Bah oui, mais il s'avère que l'établissement en question n'est pas français, mais belge... Selon l'attaché de presse du site, le "partenaire est une clinique belge frontalière avec une clientèle française importante qui voulait informer sur ses prestations sur le site français".

Génial. Et personne, ni à cette clinique, ni dans le staff du site d'achats groupés, n'a pensé une seule seconde que cette opération pourrait poser souci ? "Ah oui, quand même, on va interdire cette offre aux mineurs, pour éviter tout problème". Bravo les gars, effectivement vous savez poser les limites, vous.

Ou alors... une opération de comm, délibérément scandaleuse ? "En bien ou en mal, parlez de nous" ?

Moyen moyen, je vous dis...

Posté par Ferdiebear à 17:12 - Humeur (sautes d') - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

20 août 2011

Balades estivales

- Mais kesstu fous encore ? T'as encore disparu pendant deux mois ! T'as pris des vacances anticipées et de longue durée ou bien ?

- Oubien.

Bon, zavez décidé de me remonter les bretelles, c'est ça ? Ok, ok, je me rends, je me soumets.

Non, depuis mon dernier post, je ne suis pas partie en vacances. Pas de vacances pour moi cet été. Enfin si, mais je ne suis pas partie.

En revanche, grandes balades dans des endroits très sympas, et plutôt surprenants pour ceux qui ne connaissent pas. Difficile en effet de croire que ces endroits de tranquillité et de verdure, tout bucoliques voire champêtres, se trouvent bien cachés en plein centre ville. Allez, rien que pour vos yeux :

 

Waterfall l

 

Première scène : non, l'endroit où j'ai pris cette photo n'a rien de montagnard. Quoique. Mais non. On ne peut pas dire que.

Même si le nom du lieu peut faire penser que.

 


 Chats Cour Ile St Louisl

Une autre, peut-être ?

Une idée de l'endroit où se situe cette charmante scène, avec ces deux petits minous franchement à la cool ?

Cherchez bien.

Alors ? Pas d'idée ? Ok, on continue.

 

Villa Hallé

 

Et ce coup-ci, je vous donne un indice, hallé allez.

Oué, je sais, je suis trop gentille.

Une idée du lieu ?

 

 

 

Liberty

 

 

Encore un indice : toutes ces photos ont été prises dans la même ville. Et comme décidément je vous aime bien, et que pour la peine que vous ayez lu jusqu'ici, voici une dernière image.
Si avec ça vous trouvez pas....

 

 Non, toujours pas ? Quand même...

Bon pour tous ceux qui ont trouvé, rendez-vous prochainement pour une nouvelle balade. Et pour les autres... bah pareil quoi !

Et pour tout le monde : plein de babouilles ensoleillées !

Posté par Ferdiebear à 20:57 - Les Bons Plans de l'Oursonne - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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26 mai 2011

Quand je veux, j'arrête....

Aujourd'hui, j'ai appris une nouvelle surprenante. Etonnante. Hallucinante (n'ayons pas peur des mots).

Une personne qui m'est très chère (hé oui dear, you are indeed) m'a annoncé qu'elle avait... arrêté de fumer. Depuis hier.

Waouh.

Là, je dis respect.

Déjà parce qu'elle avait déjà dit ça, et que vu le caractère de chien méchant enragé que ça lui avait donné, ses amis s'étaient ligués pour qu'elle recommence. Oui, je sais, on n'est pas de bons amis. Mais là, y avait risque de catastrophe intergalactique, donc on a préféré en sacrifier un seul pour sauver tous les autres. Ne nous remerciez pas, vous auriez fait la même chose (si, si).

Ensuite parce que pour d'autres personnes, l'arrêt du tabac, ça commence comme un rêve d'enfant - heu... non - ça commence avec des bonnes résolutions prises dans la joie et l'enthousiasme. Puis ça vire à l'aigre. Voire au cauchemar. En un mot : os'cour. P'tite dédicace à Jarod qui, s'il ne vient plus sur ce blog (me demande même s'il est revenu après sa première visite, hi hi hi), a tenté le coup de l'arrêt tabagique à de nombreuses reprises, via une foultitude de méthodes, dont certaine a même failli le conduire à la dépression suicidaire (nan, pour une fois, je n'exagère même pas. Mais rassurez-vous, il a compris le truc à temps, et il s'en est très bien sorti, ouf).

Bref, la chère personne susmentionnée a droit derechef à tout mon respect inconditionnel, sans conteste aucune.

Paske le tabac, c'est sacrément galère pour s'en passer.

Enfin, c'est ce que tout le monde dit. Bah ouais, paske moi je fume pas - la clope ça sent mauvais, ça fait tousser et pleurer les yeux - donc j'ai beau essayer, j'y arrive pas (je dois être l'une des rares personnes à dire régulièrement "allez, demain j'commence la cigarette" et à pas tenir parole. Menfin bon).

C'est ce que tout le monde dit, disais-je, et sur ce coup-là, malgré ma méfiance naturelle au sujet des croyances populaires et des mouvements de foule, là, j'ai tendance à le croire sur parole.

Surtout qu'en plus, j'ai des preuves en images :

Heu... la personne dont je vous parlais... finalement... heureusement qu'elle n'a pas de griffes... (mais elle a tout aussi mauvais caractère !)

Allez ! Courage dear, on est tous avec toi ! Tu es plus fort que le tabac !

(Hé les autres copains ! Pas de panique ! D'toutes façons, si ça tourne mal, j'ai un paquet de secours dans mon sac en cas d'urgence. Tiens pas à finir  à l'hôpital, moi...)

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01 mai 2011

Du 1er mai...

Aujourd'hui, c'est le 1er mai.

Une date particulière pour moi cette année...

D'abord, c'est la date anniversaire de mon blog. Pas celui-ci, non (la première note en remonte au 15 janvier 2007), mais sa première émanation, sur une autre plateforme, u-blog (paix à ses cendres). Le premier post de toute ma carrière de blogueuse a été mis en ligne le 1er mai 2004 (putain ! 7 ans !! déjà !!!). Consultable sur le blog de sauvegarde que j'ai dû créer à la mort de u-blog, ici pour ceux que ça amuserait.

Ensuite, aujourd'hui, ça fait tout juste un an que j'ai quitté mon dernier travail. Plutôt sous la contrainte, mais tout de même bien soulagée. Mais c'est quand même paradoxal de fêter ses 1 an de chômage le jour de la Fête du Travail, non ?

Tiens, ça me donne envie de réécouter cette chanson par Alanis Morissette, Ironic. Plutôt approprié... Je l'ai trouvée dans une version inhabituelle, acoustique, plus douce, nostalgique que l'originale... Ecoutez donc.

Enfin, pour la première fois depuis bien des années, j'ai du muguet chez moi ! Grâce à M'man Ourse qui s'est dévouée pour m'en cueillir un gros bouquet lors de ma dernière visite filiale. Merci M'man ! Une bonne vieille tradition remontant au XVIème siècle, ça ne peut qu'être efficace, non ? Me voilà donc partie pour un an de bonheur. 82

Et tenez, rien que pour vous.

Puissiez-vous en bénéficier aussi ! 

 

Posté par Ferdiebear à 15:43 - Humeur (sautes d') - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




30 avril 2011

Yes I did

J'avoue, j'ai craqué.

J'ai craqué, j'ai craqué, j'ai craqué.

Honte, honte, honte. Je suis faible.

Hier, comme 2 milliards d'autres personnes (un tiers de la population mondiale !!!) à la volonté aussi ténue que la mienne, j'ai regardé sur Internet le Mariage du Siècle. Du XXIème siècle.

30 ans après Celui (Mariage du Siècle) du XXème siècle. Qu'à l'époque je n'avais pas suivi. J'étais sans doute plus forte, alors.

30 ans après, le fils de la mariée du 29 juillet 1981 épousait celle du 29 avril 2011.

Ouais, c'est pas très clair. Sorry, je suis toute confusée. Les mariages, aujourd'hui, ça me fait ça à chaque fois, ça me met dans tous mes états. Même que je ne PEUX PLUS regarder Hugh Grant dans 4 Mariages et un enterrement sans pleurer comme une madeleine. Et que j'ai volontairement boycotté le dernier mariage auquel j'ai été invitée. Je suis devenue FAIBLE, je vous disais.

Finbon bref.

J'ai regardé. C'était bôoo.

La preuve, voici le meilleur moment, celui où j'ai été le plus transportée. Rien que d'y repenser, j'ai de nouveau des larmes dans tous mes yeux. Si, si, les deux. Snif, quoi.

 

Snif, vous disais-je. Vraiment trop bôôôôôôôôôôôô. Et re-snif.

Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on marie un prince. Même si son prénom n'est pas Charmant.

D'toutes façons, les Princes Charmants, depuis Shrek, c'est très surfait, non ?

Posté par Ferdiebear à 16:36 - Délires - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

16 avril 2011

High in the Sky

Hé non, pas de vacances encore pour la petite Oursonne, qui pourtant aimerait bien partir loin, loin, loin... avec de préférence du soleil (mais pas trop, histoire de préserver la blancheur de mon poil) et des flots bleus (plein, plein, plein).

En attendant de pouvoir concrétiser ce rêve (bleu, bien sûr), je me fais quelques déplacements sauts de puce (quelques heures et me revoilà). Mais parfois, cela suffit pour en prendre plein les yeux... ou pour se croire passée dans la Quatrième Dimension !

Exemples en images.

Atterrissage dans un aéroport allemand. Affamée - 1 heure de retard au départ, heure du déjeuner largemeMosch_Moschnt passée, pas à manger dans l'avion, grrrrr - et à la recherche d'un Bratwurst - Weißbier histoire de me restaurer en version originale couleur locale. Je scrute l'horizon... pas grand chose à se mettre sous la dent. Quand soudain, je tombe en arrêt devant ça (oué, je sais, on voit rien, mais cliquez dessus pour agrandir, vous comprendrez mieux)  : 

Bah pourquoi tu râles ? allez-vous me dire. Hot Food Cold Beer, c'était bien pile poil ce que tu voulais, non ?

Oui mais non. C'est pas ça qu'il faut regarder. Mais plutôt l'enseigne en haut à gauche. Voyez ? MoschMosch.

Nan mais MOSCHMOSCH qu'il s'appelle, le troquet, quoi. Radical : j'ai pu faim, tout à coup.

Mais ce n'était pas fini.

Les Allemands, ils sont cool, sympas, étou étou. Mais surtout, malgré leur réputation de gars sérieux, stricts, toussa, et ben, quand ils se lâchent, ils deviennent vraiment barrés. La preuve, cette pub, qui m'a prise par surprise au moment où j'allais quitter le hall du même aéroport (même manip que décrite précédemment, bien sûr, j'avais pas besoin de vous le dire) :

High_Reading

 Alors sont-y pas space, tout de même ?

Vous rendez compte de l'acrobatie genre sports extrêmes qu'il faut faire pour simplement lire son canard, dans ce pays de dingues ?

Sérieux, je ne suis toujours pas revenue de cette pub. J'ai vraiment cru avoir à faire à des gars shootés à l'hélium ! Ou d'être passée devant un endroit où la gravité avait mystérieusement été annulée - mais ça, c'est sûrement mon côté Fringe...


 

Posté par Ferdiebear à 18:19 - Délires - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

12 mars 2011

Lettre ouverte à un nouveau grand du Thriller

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, ce post n'est pas un délire.

Hé non. Tout arrive.

Aujourd'hui, j'ai décidé d'écrire une lettre. Ouverte tant qu'à faire.

Ce qui signifie que, même si elle ne s'adresse pas à vous, ne vous sentez pas obligé de refermer l'enveloppe (virtuelle), pas d'indiscrétion en vue, allez-y, vous êtes les bienvenus.

Cette lettre, donc, s'adresse à Cédric Bannel.

Entrepreneur, patron de Canalblog (mes respects, Monsieur le Directeur...), mais aussi et surtout auteur de thrillers.

Allez, on y va.

 

Cher Cédric,

Tout d'abord, j'espère que vous ne m'en voudrez pas si je vous appelle Cédric. On ne se connait pas mais après tout, on a approximativement le même âge (si j'en crois votre bio), et sur le Net il paraît qu'on peut être moins formel. Allez, on se tutoie, alors ? Nan, je plaisante.

Cher Cédric, donc. J'ai appris votre existence il y a moins d'un an : à la recherche d'un peu de lecture au rayon Thrillers, je suis tombée nez à nez avec votre premier roman, intitulé Le Huitième Fléau. Une histoire d'espionnage plutôt rigolote (une façon très personnelle de qualifier une histoire qui m'a plu, même si le terme n'est pas forcément des plus adaptés en l'occurrence) sur fond de maladie de Creutzfeld-Jakob (plus connue de nos services sous le doux surnom de "maladie de la vache folle"). Forcément, avec la MCJ (à ne pas confondre avec la MJC), le prion, un ancien de la CIA, un prix Nobel, j'en passe et des meilleures, comment aurais-je pu résister ? J'ai dévoré ce bouquin. Je n'en garde pas un souvenir impérissable - en la matière, difficile de lutter avec Robert Ludlum et sa série Covert-One, même s'il n'en a pas écrit tous les épisodes - mais là, on s'éloigne de nos moutons (ah non, de nos vaches). Mais de mémoire, l'histoire était plutôt bien ficelée, le style plutôt pas mal, bref une lecture plaisante.

Quelques mois plus tard, je tombe sur votre deuxième roman : "La Menace Mercure". Un terroriste menace Manhattan, un lieutenant de police tente de l'arrêter. Pas très original, sauf que le lieutenant en question cumule trois handicaps majeurs dans ce genre de situation : c'est une femme, arabe, défigurée dans un accident de voiture. Autre particularité : dans ce roman, paru en 2000, vous imaginiez un attentat aérien contre New York - zaviez un tuyau ou bien ? Peut-être pas, vu que, chez vous, il ne s'agissait pas de balancer des avions dans des gratte-ciels, mais de faire tomber des satellites sur Manhattan. Tout aussi flippant comme idée, je dirais, non ? Encore une fois, une lecture très prenante, encore mieux fichue que la première. Histoire de critiquer, je dirais bien qu'à certains moment, votre héroïne avait des réactions ou des pensées bien peu crédibles pour une femme, même très garçon manquée. Mais bien peu de choses, et je n'ai pas pu lâcher le livre avant la 343ème et dernière page. Scotchée qu'elle était, l'Oursonne. Et pourtant, en matière de thrillers, je suis plutôt difficile et quelques uns de vos confrères français ont déjà chuté de ma bibliothèque.

Alors forcément, quand Canalblog nous a proposé de découvrir votre dernier ouvrage en avant-première, j'ai foncé sur mon clavier pour m'inscrire. Et quelques jours plus tard, je me retrouvais déchirant fébrilement une enveloppe kraft pour en sortir ce roman au format même pas définitif : "L'Homme de Kaboul".

Je ne vais pas vous faire l'insulte de vous balancer le résumé de 4ème de couv, d'abord parce que, comme l'édition que j'ai n'est pas définitive, le résumé n'apparaît pas dessus. Aussi parce que, vu que vous avez écrit ce bouquin, vous devez déjà connaître l'histoire. Mébon, pour tous ceux qui lisent cette lettre ouverte, on va quand même rappeler ce que dit le site dédié à votre livre :

Quand Oussama Kandar, chef de la brigade criminelle de Kaboul, ancien héros de guerre contre les Russes et les talibans, découvre le cadavre de Wali Wadi, il n’imagine pas déclencher l’une de ces séries de minuscules événements qui se terminent en raz de marée. D'après Oussama, l’homme qui gît au milieu de son magnifique salon, une balle dans la tête, ne peut en aucun cas s’être suicidé, comme l’affirme le ministre de la Sécurité. Profondément intègre, opposé à la corruption qui gangrène son pays, Oussama croit en la justice. Par fidélité à ses principes, il refuse de classer l’affaire. Au contraire, en compagnie de ses fidèles adjoints, il s’acharne à remonter les pistes, à exhumer les vérités travesties. Dès lors, il est l’homme à abattre. Une aide inespérée lui vient d’un étrange personnage, Mollah Bakir, un taliban sorti d’Oxford sans doute plus dangereux qu’il n’en a l’air.

À l’autre bout du monde, en Suisse, le jeune Nick, analyste dans les services secrets, est lancé sur la piste d’un fugitif, dirigeant d’une entreprise très opaque aux ramifications internationales. L’homme s’est volatilisé avec un rapport secret qui paraît affoler plusieurs gouvernements. Quand il comprend que son organisation assassine des innocents dans sa quête désespérée pour retrouver le fugitif, Nick se révolte. Il découvre les sanglantes tentatives d’élimination dont a été victime, à Kaboul, un certain commissaire Oussama Kandar.

On va s'arrêter là : le reste du synopsis en révèle un peu trop sur l'histoire à mon goût (pour les curieux qui veulent la suite, allez la voir là - mais je vous aurais prévenus).

Comme les deux livres mentionnés précédemment, ce roman est hautement addictif : une fois entrée dans l'histoire, plus possible de le lâcher ou de lire autre chose. Déjà, choisir l'Afghanistan comme principal lieu de l'intrigue fait que tout autre lieu paraît fadasse. Dire que votre connaissance de ce pays est plus que précise serait très prétentieux - et idiot ! - de ma part : vous auriez tout aussi bien pu décrire les plaines de Mars et prétendre qu'il s'agissait des îles Kerguelen, et je vous aurais cru de la même façon. Vous êtes allé sur place, me direz-vous (et vos photos sur le site du livre le prouvent de façon éclatante), donc si cela sonne vrai, c'est parce que vous l'avez réellement vu et vécu. Hé bien c'est totalement gagné de ce côté-là : on est à Kaboul avec les protagonistes et à aucun moment on ne remet ces éléments en cause. Evidemment, parfois, on est choqué, révulsé même par certains détails un peu trop crus, voire gore (gros plans sur les restes de victimes d'explosion…), ou par des coutumes qui paraissent barbares à nos yeux d'Occidentaux bien paisibles (exemple le traitement infligé à certains personnages féminins, passage lu, ô ironie, le 8 mars, journée de la Femme…).

Un autre bon point niveau crédibilité, l'utilisation en léger saupoudrage de la langue locale (dari, si j'ai bien retenu ?). Mais ces passages ou mots ne sont pas traduits et si on arrive globalement à les comprendre avec le contexte, j'aurais bien apprécié un petit sous-titrage, parfois… Et puis l'Afghanistan est loin d'être un pays homogène en matière de population : entre Pachtounes, Hazaras, Tadjiks, Baloutches, Nouristanis… j'ai du mal à suivre. Vous allez me dire que vous avez inclus une bibliographie pour ceux qui souhaitent s'investir davantage et mieux saisir tous les enjeux : c'est vrai, mais mon côté impatient (et fainéant ,avouons-le) aurait beaucoup apprécié une annexe donnant rapidement quelques éléments pour faciliter la compréhension.

Ah oui ! Pendant que je laisse libre cours à mon côté hautement râleur, un point de détail : une cession, c'est un terme juridique désignant le transfert de propriété. Quand il s'agit de travailler sur un ordinateur, on ouvre une session. C'est idiot, mais cette coquille répétée m'a fait sursauter à plusieurs reprises, tellement une faute aussi basique me choquait en comparaison de la qualité du texte.

Mais revenons à L'Homme de Kaboul. L'histoire est passionnante, émouvante parfois. Vos personnages sont attachants, crédibles : Nick Snee le Suisse a des airs de Robert Redford dans Les trois jours du Condor - l'analyste embarqué malgré lui dans une aventure qui le dépasse mais qu'il mènera jusqu'au bout ; Oussama, le policier afghan, intègre, courageux, fidèle à ses valeurs et à sa religion - ce qui lui sauvera la vie à plusieurs reprises (vous avez d'ailleurs un peu trop souvent fait appel à cet artifice à mon goût, mébon…)  est hautement humain ; on tremble pour lui, on espère avec lui, l'identification joue à fond, ce qui est tout de même paradoxal entre une Occidentale plutôt tranquille et un Afghan, ancien héros de la guerre contre l'Union Soviétique et de la lutte contre les Talibans, qui dort avec une Kalachnikov et des grenades près de son lit…

En résumé, bah oui, j'ai beau râler, L'Homme de Kaboul m'a emballée. J'ai adoré votre style, très fluide, accrocheur, très page-turner comme disent les Anglo-saxons, maîtres du genre. Impossible de lâcher ce livre avant la fin - j'ai failli rater ma station de métro à plusieurs reprises, ça m'apprendra à lire dans les transports en commun !

Cher Cédric, donc, merci de tout cœur : vous m'avez fait passer un excellent moment de lecture. J'attends avec impatience votre prochain roman, en espérant que vous ne nous ferez pas languir à nouveau plusieurs années avant de l'écrire.

Thrillerement vôtre,

Ferdie l'Oursonne

Posté par Ferdiebear à 18:55 - Humeur (sautes d') - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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27 février 2011

Vous marinez chez vos harengs ?

Il y a quelques jours, les gens (soi-disant) civilisés ont fêté la Saint-Valentin.

Je dis "soit-disant", car j'en connais également des très civilisés qui ont fêté la "Sans-Valentin" seul(e)s, avec chat et Nutella, ou dans des soirées dites "de filles".

Tiens d'ailleurs, c'est étrange, je ne connais pas de garçons qui s'organisent des soirées "entre mecs" histoire de se tenir chaud au coeur le soir de la St Val... Doit vraiment être un truc 100% girly.

En ce qui me concerne, je n'ai pas fêté la St Valentin du tout. En couple ou en célibataire, ça ne change rien, je ne la fête pas. J'ai déjà expliqué en long en large voire en travers pourquoi, on va pas y revenir (mais si justement vous voulez y revenir, allez lire cette note-là). Et j'étais bien décidée à ne pas en parler.

Bah alors pourquoi tu nous en parles, là ? Pffff. Faut tout vous expliquer alors ? Ok. Je viens de lire un article concernant une étude scientifique. Et voilà ce que ça disait :

Un certain nombre de singes, dont les capucins, ont l'habitude d'uriner dans la paume de leurs mains puis de se frotter vigoureusement les pieds et l'arrière train. Un étrange rituel auquel les scientifiques n'avaient jusqu'ici pas trouver d'explication unanime, avançant que l'urine pouvait servir à maintenir leur chaleur corporelle ou à identifier les individus par leur odeur. 

L'équipe de chercheurs de l'Université de San Antonio, dirigée par la primatologue Kimberley Phillips, a donc tranché la question en explorant l'hypothèse sexuelle déjà abordée par une précédente étude.

"Etant donné que les femelles capucins sollicitent activement les mâles quand elles sont en période de fertilité, nous avons émis l'hypothèse que la toilette à l'urine des mâles fournissait une information chimique aux femelles sur leur statut sexuel ou social", explique le Dr Kimberley Phillips à la BBC.

Cette théorie a pu être confirmée en passant le cerveau de femelles à l'IRM (…)

Il en résulte que les femelles capucins sont plus attirés par l'urine des mâles adultes ou ayant un statut élevé, qui secrètent plus de testostérone dans leurs urines.

Se laver à l'urine serait donc un mode de communication sexuel pour les capucins. Leur manière à eux d'acheter un bouquet de fleurs ou d'inviter madame au restaurant, en quelque sorte.

Donc si je comprends bien, c'est comme ça que les singes capucins draguent ? Intéressant.

Par contre, niveau conclusion de l'article, chuis moins convaincue, tout de suite. L'équivalent d'acheter un bouquet de fleurs ou d'inviter sa partenaire au restaurant. Mouais....

Chéri ? Je sais bien que la St Valentin est passée. Et je suis d'accord avec toi, les fleurs, le restau, pour montrer son amour, à date fixe, toussa, c'est très surfait. Mais quand même, sérieux : le bouquet de fleurs, c'est quand même pas une si mauvaise idée. Et en plus, on est sûrs que ça sent bon. T'es un amour....

Posté par Ferdiebear à 23:47 - Délires - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

25 février 2011

J'ai dîné à London

Deuxième note de l'année, comme quoi tout arrive !

Bon alors, dans la note précédente, on disait quoi, déjà ?

Ah oui ! On parlait de 2010, de reprise en main et de remontage de moral. Et au fil de ces entreprises de ravalement intérieur et extérieur d'Oursonne, quelques découvertes surprenantes.

Entre autres choses, dont je vous parlerai plus tard, si Dieu le veult (non, pas Philippe - comique de répétition - pas drôle ? ah...), le remontage de moral passe chez moi par l'évasion loin de chez moi - faut que je me casse ailleurs, voir si c'est plus bath ailleurs, disait Bill Deraime, ou mon oncle, je ne sais plus.

Donc, en 2010, je me suis ba-la-dée.

Et notamment chez nos voisins les Grands-Bretons.

Ben là, j'ai eu comme qui dirait des surprises. Des trucs agréables, hein, mébon, complètement inattendus par rapport à mes expériences précédentes.

Il faut vous dire que les Grands-Bretons, je les fréquente depuis très très longtemps. Mon premier séjour chez eux remonte à ma plus tendre enfance, mes 7 ans à vue de museau. M'man Ourse, dans la grande lucidité qui était la sienne à l'époque où elle se chargeait de faire de moi une Oursonne accomplie, avait résolu de me faire apprendre l'anglais avant l'âge officiel. Et, avant même mes 10 ans, elle m'avait expédiée manu militari chez les Britons plusieurs étés de suite afin de m'aider à parfaire ma pratique de la langue, ce qui fait qu'aujourd'hui, sanx to maille meume, aille spique plutôt pas mal engliche. Et voui. Mébon, j'arrête là de me la péter, et je reprends le fil (de l'épée).

Donc, j'ai subi de nombreux séjours linguistiques chez la Queen d'à côté. Devenue adulte (bah si, chuis adulte, pfff), j'y suis retombée plusieurs fois pour le boulot. Et à chaque fois, j'ai souffert le martyre : la bouffe chez eux, c'est pas ça. Et la bouffe, pour une Oursonne en pleine croissance (bah si, chuis adulte ET en pleine croissance, c'est pas contradictoire chez les ours de mauvaise foi que je sache), c'est pas un motif de plaisanterie. Alors leurs sandwiches au concombre, chips au vinaigre, plats avec des sauces bizarres, et autres desserts massacrés à coup de jelly ou de crème qu'a l'air tourné... A chaque fois me revenait en tête une chouette ritournelle de mon enfance (encore une) :

Oué, je sais, l'immensité de ma culture musicale vous étonnera toujours.

Bref.

Bah en 2010, je sais pas ce qui s'est passé, mais en Grande-Bretagne, je me suis ré-ga-lée.

J'ai découvert que si, si, quand ils veulent, les Anglais pouvaient faire de la bonne cuisine, voire même de la cuisine gastronomique. Et c'est pas que Jamie Oliver ! Nous (ah oui, j'vous avais pas dit, pour la plupart de mes trips de 2010, j'étais accompagnée) avons notamment dîné dans l'un sinon le plus ancien restaurant de Londres, fondé en 1798. Et je peux vous assurer que tout, depuis les amuse-bouche jusqu'aux mignardises accompagnant le café, sans oublier le pain, le vin (naaan, pas de Boursin, zêtes pas bien ? on parle de restau gastronomique, là), tout était juste délicieux comme rarement. Raaaaaa. Quand ils veulent, je reviens manger chez eux.

Mais le plus étonnant de mes découvertes, je l'ai trouvé au cours d'un autre voyage outre-Manche, un peu plus au Nord. Et quand je dis étonnant, ça a quand même été un truc... nan, j'peux pas le qualifier là, comme ça. Faudrait que vous voyiez par vous-même... Bon déjà, je vais vous mettre la recette :

Prendre une panse de brebis, la laver soigneusement, la retourner comme un gant et gratter proprement l'intérieur. Laisser tremper toute une nuit dans de l'eau salée.

Laver le cœur, le foie et les poumons d'un mouton. Plonger le tout dans de l'eau bouillante salée et laisser cuire à petit feu pendant deux heures. Retirer de l'eau, enlever les cartilages et la trachée-artère, puis hacher le tout menu au couteau ou bien passer au hachoir.

Epluchez les oignons, les faire blanchir dans de l'eau bouillante et les passer aussi au hachoir. Réserver l'eau de cuisson. Dans une poêle, griller lentement la farine d'avoine jusqu'à ce qu'elle soit bien croustillante. La mélanger avec les autres ingrédients, ajouter un peu de l'eau de cuisson des oignons et pétrir le tout en masse consistante, mais souple.

Introduire cette farce dans la panse de brebis pour la remplir aux 2/3 environ. Bien évacuer l'air et, le cas échéant, ficeler au milieu. Piquer plusieurs fois à l'aiguille pour que la panse n'éclate pas à la cuisson. Faire cuire doucement pendant trois à quatre heures dans une marmite d'eau bouillante, couvercle fermé. Réserver ensuite au chaud et retirer les ficelles. Servir en tranche bien garnies de beurre et de purée de rutabaga et de pommes de terre.

Miam miam, non ? :-)haggis2

Les plus connaisseurs auront reconnu ce plat hyper célèbre à travers le monde : le haggis, aka la panse de brebis farcie. Pour les autres, voici une image de ce que ça donne. Le haggis, donc, c'est l'espèce de truc rond en bas à droite de l'assiette. Et ouais, sous cette forme, ça se mange au petit déjeuner.

Bah quoi ?

Oh allez, faites pas vos chochottes, c'est très bon le haggis.

Bon, ok, on fait une petite pause pour ceux qui ont envie d'aller vomir (les toilettes sont sur votre droite).

Ayé, ça va mieux ?

Ménan, je ne me moque pas. Voire même, allez, j'avoue, avant ce voyage en Ecosse, rien que l'idée des poumons de mouton dans la panse de brebis.... finbonbref, yeark quoi.

Et là, premier jour en Ecosse : Glasgow, chouette petit hôtel, salle de restauration toute mignonnette, 9 heures du mat'. Je commande, salive aux babines, une platée de scrambled eggs, bacon et sausages (rhaaaa... rien que pour ça, j'y retourne tout de suite - vive le petit déj' à l'anglaise). Et quand je vois arriver devant moi une assiette ressemblant pas mal à celle de la photo, avec un machin noir que j'identifie pas, j'appelle la waitress : "sciouse mi, miss, beute wat ze hell is dat ting zere ?" ("j'vous avais prévenu que je causais super bien le brit, non ?).

Je vais pas pouvoir vous retranscrire sa réponse, cause qu'en plus, l'accent écossais c'est juste pas possib'. Mais croyez-moi sur parole quand je dis que c'était très gentil et que si je voulais, je pourrais avoir du rab.

Heu.... chuis pas sûre là...

Mais, n'écoutant que mon courage préalablement pris à trois voire quatre mains, j'ai fini par goûter. Et par réclamer du rab', encore du rab', encore plus de rab', please !

Conclusion, le haggis, faut pas s'arrêter à ce qu'il y a dedans, ni à l'heure qu'il est, c'est bon, mangez-en. La preuve : j'en ai repris à chaque petit déj', rab compris. Et aussi au dîner. Parce que le poulet fourré au haggis, c'est trop bon (mais là, j'ai pas compris, ils ont pas voulu, pour le rabiot).

En revanche, j'ai goûté un autre truc, à Edimbourg cette fois : du fudge. On a découvert, dans une petite rue en pente (ouais, bon, à Edimbourg ya plein de rues qui descendent, et encore plus qui montent), une boutique glorieusement baptisée la Maison du Fudge (bah non, pas en français, hein). Une espèce de chocolatier spécialisée dans le Fudge, décliné dans de multiples parfums et combinaisons.

A prime abord, le fudge, ça peut être que bon : du lait, du sucre, du beurre (plein), du chocolat... Que des choses miam slurp, quoi. Donc, quand je me suis retrouvée dans cette boutique, je me suis sentie vite très malheureuse devant tant de tentations. Mais j'ai réussi à me limiter à deux morceaux (énoooooooormes mébon), avec des parfums différents (non, me demandez pas, me souviens pas).

Mouais. Ben le fudge, en fait, c'est très surfait. Pas terrible même. Ecoeurant. Gras. Lourd. Beuark. Grosse déception. Mëme pas fini les morceaux, qui se sont retrouvés sauvagement abandonnés dans une poubelle au coin du carrefour le plus proche.

Comme quoi, faut pas s'arrêter à sa première impression : faut goûter et après on avise.

Mais vous imaginez bien qu'en Ecosse, à Londres, ou ailleurs, on n'a pas fait que manger, non plus. Alors, suite à un prochain épisode pour d'autres expériences deux-mille-dixesques.

Ouais. Parce que là, faut que je vous laisse, ya un fondant au chocolat maison qui m'appelle depuis le four. Et puis, toutes ces histoires de Grande-Bretagne, ça m'a donné faim. A taaaaable !

Posté par Ferdiebear à 01:11 - Délires - Commentaires [0] - Rétroliens [0]