07 septembre 2009
La libellule, la baronne et les rhododendrons
Encore un...
Décidément...
Ce blog va bientôt devoir changer de couleur, si ça continue... De gris, virer au noir...
Ce soir, ce post est dédié à Simon Berryer.
Ce nom-là ne vous dit peut-être rien. Mais vous connaissez cet homme. Si, si. C'est forcé.
Simon Jacques Eugène Berryer, né le 21 juillet 1926 à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées.
Simon Jacques Eugène Berryer est mort ce week-end.
Là, comme ça, vous vous en foutez certainement. Mais Simon Jacques Eugène Berryer était plus connu sous le nom de Sim.
Les plus jeunes ne le connaissent probablement que par ses participations aux Grosses Têtes. Et aussi, surtout, pour son rôle d'Agecanonix dans les films d'Astérix.
Mais les plus anciens, genre les dinosaures comme moi quoi, s'en souviennent bien autrement. Et pour moi, Sim ce sont des grands éclats de rire tout au long de mon enfance.
Un acteur absolument fabuleux, capable de jouer tout et n'importe quoi. De vous faire hurler de rire ou de vous tirer de chaudes larmes. De Fellini à la Baronne de la Tronche-en-biais.
Allez, on laisse parler l'artiste :
Et ça, encore, c'était rien.
Pour vous dire combien ce type était déjanté, voici un extrait d'un film grandiose (si, si) : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas... mais elle cause :
Hé oui, en plus, ce type incroyable chantait comme un rossignol. Et il a su jouer de son physique pas facile pour faire rire et créer un quota sympathie énorme. Depuis les Grosses Têtes, en passant par l'Académie des Neufs, jusqu'aux chansons les plus débiles.
Genre la chemise grise, avec Patrick Topaloff - un autre déjanté qui m'a bien fait rire pendant mon enfance :
Rha la la... nan mais quel jeu de jambes, quoi...
Et comme on ne s'en lasse pas, une chanson que j'adorais quand j'avais 5 ou 6 ans : les fameux rhododendrons - bah ouais, quoi, me dites pas que vous ne l'aviez pas vu venir, je vous l'avais dit dans le titre du post, aussi...
Attention, chanson à texte, alors on écoute avec attention :
Ben vous savez quoi, Monsieur Sim ? Ce week-end, c'est la première fois que vous ne me faites pas rire...
23 août 2009
Champions du Moooooonde !!!
On est les champions, on est les champions, on est, on est...
Bah quoi ?
Mé-heu ! Bien sûr que non, je n'ai pas soudainement viré total pro-sport !
Je vous l'ai déjà dit plein de fois, je n'aime pas le sport, je hais le sport, j'exècre le sport !
Et c'est pas paskon est en pleine dernière journée des Championnats du Monde d'athlétisme de Berlin qu
e je vais changer d'avis, tout subitement, non mais.
Pis en plus, c'est pas là DU TOUT qu'on est champions. Même si, quand même, on a réussi à avoir deux médailles, l'une d'argent, l'autre de bronze, et toutes les deux au saut à la perche dites donc. Ca tombe bien, j'adoooore le saut à la perche. En pleine action, on dirait que les perchistes volent, c'est juste magnifique.
Puis en plus, les perchistes sont juste krokro mignons. C'est une longue tradition dans ce sport, pour être champion, faut être mignon. Bah si, souvenez-vous, Jean Galfione...
Menfinbonbref, c'est pas de ça que je voulais parler, de toutes façons...
Oui donc, je vous disais : On est les champions, on est les champions, on est, on est...
Mais les champions de quoi, me direz-vous ? Ben... les Champions du Monde, bien sûr .
Non, non, tapez pas, j'avoue tout : ce week-end, un Français a été sacré Champion du Monde.... de Air Guitar !
Et pour tous ceux qui ne captent pas combien cette discipline est exigeante sportivement, voici la vidéo de sa prestation :
Alors ? C'est juste pas énoooooorme !
On est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions !!!
(oui, bon, en ces temps de disette de frime à donf', on prend ce qu'on a, hein).
Et allez, tout le monde reprend avec moi :
12 août 2009
Erreur de casting
Vous connaissez l'histoire de ce chien qui regarde son maître d'un oeil suppliant ? Attendant un geste de sa part, que ce soit une caresse ou un coup ? Et dans les deux cas, le chien lèche la main qui l'a touché, tout heureux que son maître manifeste quelque chose vis-à-vis de lui. Tout content lorsque c'est une caresse, aplati en signe de soumission lorsqu'il prend un coup, avec un oeil tout humide et néanmoins rempli d'amour.
J'ai toujours ressenti une immense pitié pour ce chien,
et une haine brûlante pour le maître qui frappe l'animal.
Et je ne comprenais pas pourquoi le chien ne se rebiffait pas.
Maintenant, j'ai compris.
Dire que depuis tout ce temps je me prenais pour un ours...
La claque...
26 juillet 2009
La SF, ça monte à la tête
Oh là là. La semaine de ouf quoi.
Juste pas vu la semaine passée, semaine de folie, boulot de dingue, jamais la complainte Métro, Boulot, Dodo, n'aura été aussi vraie.
Du coup, je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite.
Mais là, repos dominical oblige - ou plutôt le permettant enfin - j'ai pu me poser, et là, ça m'a sauté à la figure.
Nous sommes entrés en pleine science fiction, c'est un épisode d'Au delà du Réel ou bien, nan mais j'hallucine quoi. Genre une faille temporelle s'est ouverte sans prévenir, tout se mélange et s'embrouille, oscour !
Non mais me dites pas que vous avez rien remarqué ? C'est vrai, bien vrai ? Y a que moi ? Bon ok, je vous la fait plus claire.
Lundi dernier, 20 juillet, à la télé on voyait ça :
A small step for man, one giant leap for mankind qu'y dit l'autre là, le père du cycliste (ah non, c'est pas lui ?)
Ok, admettons. On voit rien, on entend pas mieux, mais c'est un vrai progrès que d'envoyer deux gugusses faire les marioles à près de 400.000 km de chez eux. En ces périodes de départ en vacances, ça peut même se défendre, comme idée.
(Ouaaaah, ménan quoi, je plaisante quand je dis ça, vous savez bien, l'exploration spatiale, ça m'éclate vraiment, rappelez-vous mon billet total naze sur Gagarine et l'Etoffe des Héros - nan pas le film, le post sur mon blog j'vous dis ! d'ailleurs, puisqu'on est dans une parenthèse, je vais en profiter trois secondes pour vous raconter une nouvelle histoire de ma vie, mon oeuvre. C'était donc par une belle nuit de juillet 1969. Ma chère M'man Ourse, toujours à la pointe du progrès et à l'affût de tout ce qui pouvait être high tech avant l'heure, s'était confortablement installée dans le meilleur fauteuil du salon, face à la tévé, pour regarder fascinée Appolo XI pendant les dernières heures de l'approche lunaire. Et lorsque la capsule est passée en phase d'alunissage, M'man Ourse, qui a toujours eu le sens de l'Historique, a bondi dans ma chambre pour me tirer de mon lit en toute hâte, avec ma tétine et mon Doudou. Et nous avons regardé toutes les deux, cbotties dans la fauteuil, ce moment historique. Donc, je fais partie des heureux vieillards qui ont pu voir en direct Neil Armstrong gambader sur notre belle Séléné. Sauf que je ne m'en souviens absolument pas vu mon âge - très, très - tendre. C'est ballot quand même... Allez, on arrête les souvenirs nostalgiques, fin de la parenthèse !)
Bref, il y a 40 ans Neil Armstrong et Buzz Aldrin font du tourisme, et la Lune, croyons-nous les, frères toujours rivés à notre tas de cailloux, c'est bôôôôô.
Donc, ça, c'était lundi.
Et 5 jours plus tard, samedi donc, on voit ça :
Alors là, j'comprends plus rien ! En cinq jours à peine, on a remonté le temps de 60 ans ! Ouaaaaaaaaah !!!
Du coup, je ne sais plus qui je suis, où je vais, en quelle année sommes-nous ?
Et d'ailleurs, y a un truc chelou, quand même : les images prises en 1909 sont de bien meilleure qualité que celles de 1969... Alors là, je dis, bizarre, très très bizarre...
(Quoi, je lis trop de bouquins de SF ? Quoi je regarde trop les séries télé ? Quoi, la vérité est ailleurs ? aaaargh....)
14 juillet 2009
La guerre est déclarée !
Chuis verte.
Mardi 14 juillet, je suis au bureau depuis 9 heures et pour toute la journée.
Mais c'est pas ça le pire.
Le ballet des avions et autres hélicoptères au dessus de ma tête est en train de me rendre folle. De rage, et puis aussi folle tout court.
C'est la guerre.
Ah non, c'est le 14 juillet, me direz-vous, donc défilé.
Oui, mais justement. Attendez, je vous explique le contexte.
Je travaille dans une entreprise un peu particulière, avec une activité qui ne l'est pas moins, et pour laquelle jours fériés traditionnels ne signifient pas grand chose. 8 mai, Ascension, 15 août, 1er et 11 novembre... et 14 juillet donc, la boîte est ouverte et s'active. Enfin, pas exactement : l'activité de la boîte est assurée et donc, quelques malheureux désignés volontaires sont assignés de permanence au bureau.
Oh, c'est pas le bagne non plus, hein. Tout se fait - dans mon service du moins - dans la plus grande intelligence : esprit de négociation et d'égalité : tu bosses le 8 mai, tu prends l'Ascension ; le 14 juillet de permanence, le 15 août en vacances, etc.
Bref.
Tout ça pour dire, que comme l'année dernière, je me suis portée volontaire pour bosser le 14 juillet. La patrie reconnaissante est fière de moi, ma chef aussi, et moi, je suis tranquille au bureau sans personne pour me déranger dans mes occupations.
Oui, mais non.
Parce que le 14 juillet, comme chacun sait, c'est jour de défilé. Et que ma boîte, manque de bol profond, n'est pas très loin de la place de la Concorde.
En théorie, ce n'est pas très gênant. C'est même rigolo : en arrivant ce matin, j'ai longé les dizaines de camions des différents régiments qui allaient défiler, observer quelques militaires en train de réguler la circulation - ridiculement faible - de ce quartier parisien, voire en train de papoter avec de charmantes jeunes femmes à la terrasse d'un café. Quant à mes occupations de la journée, rès réduites, elles me permettent de me connecter à Internet pour regarder le défilé, bien installée dans mon fauteuil de bureau. Comme l'année dernière, je me réjouissais donc d'avoir une vue imprenable sur les Champs Elysées et d'admirer mes famieux pioupious - ouais, finbon, je vous ai déjà fait le plan l'an dernier à la même date, zavez qu'à aller voir là-bas, et reviendez ensuite, pliz, qu'on finise cette discute.
Que disions-nous déjà , Ah oui : à 9h30, je m'installe devant mon ordinateur, prête à ouvrir tout grand mes vertes mirettes. Je me connecte sur le même site que l'an dernier et là... la CATA.
J'ai bien accès au site, la vidéo est là sous mes yeux, sauf que... pour y avoir accès, faut télécharger une mise à jour de Flash Player. Hum hum.
Ainsi que je vous l'ai déjà raconté, l'admin réseau de ma boîte est un grand parano. Impossible de télécharger, que ce soit des programmes, des fichiers, des images... impossible également d'avoir accès à des sites genre Youtube, Dailymotion, Deezer... j'vous parle même pas de Facebook ou Tweeter (pourtant Canalblog, ça marche, ouf ! Et même Meetic, d'ailleurs... c'est étrange tout de même) !
Même certaines choses qui nous sont indispensables pour notre travail, genre l'accès certains sites d'informations spécialisées (ou pas, d'ailleurs), des mises à jour de programmes, ou même l'accès à un serveur ftp mis à disposition de nos clients, histoire de vérifier les liens avant de leur donner... ben non, macache, tu peux te brosser Martine, et autre access non granted. Pfffff.
J'abandonne donc mon idée première et, sans trop espérer toutefois, j'essaie de trouver un site alternatif. Bah non, chaque fois, je me heurte à ce fichu écran qui me nargue en angliche : Access to this web site has been denied, please contact your administrator.
J'y crois pas.
Je rumine ma déception, quand brusquement, un bruit lancinant déchire le ciel.
C'est la partie aérienne du défilé qui commence. Rho pitinkong.
Il faut vous dire, que j'A-DO-REUH les avions. Depuis toute petite. Comment ça, je vous l'avais jamais dit ? Ah oui, c'est vrai, je vous avais parlé de ma passion pour l'espace (si jamais vous aviez envie de revoir ça, c'est là et là), mais c'est tout. Ben pour les avions, c'est pareil. Faudra que je vous en parle un jour. Mais on s'égare (et le premier qui dit "du Nord", je le tronçonne à l'hélice de monomoteur).
Donc, je me rue à la fenêtre du bureau pour essayer de voir les bonavions. Un léger détail pourtant... comme l'année dernière, ils passent de l'autre côté de l'immeuble. Et vu le manque de perspective que la configuration de l'immeuble m'accorde, je ne peux qu'entrapercevoir des ombres reflétées dans le mur miroir d'en face... (j'vais pas vous réexpliquer, hein, je l'avais fait l'an dernier, photo à l'appui, c'est là).
Soudain, idée lumineuse : me ruer sur la terrasse aménagée sur le toit de l'immeuble ; de là, on a une vue magnifique et panoramique sur tout le quartier. On fonce !
Lumineuse, l'idée ? Sauf que l'accès à la terrasse est fermée à clef... Y a pas grand monde aujourd'hui, et le temps de descendre voir les vigiles et essayer de négocier, les bonavions sont tous partis... Snif !
Et c'est pour ça qu'une oursonne en jupette et sandalettes, cheveux au vent et très énervée, courait partout dans un immeuble désert ou quasiment, dans le bruit assourdissant des réacteurs...
Chuis verte. Chuis dég'. Chuis véner. Très, très, très véner.
Administrateur réseau, accroche-toi à ton clavier. Après ce que tu viens de me faire vivre ce matin.... C'EST LA GUERRE !!!
12 juillet 2009
Tribute
25 juin 2009.
Depuis cette date, le monde a changé irrémédiablement.
Du moins, c'est ce que les médias s'acharnent à nous faire penser...
Non, je ne vais pas me joindre aux choeurs antiques qui, depuis le 25 juin, pleurent et sanglotent que rien ne sera jamais plus pareil, que le plus grand artiste de tous les temps nous a quitté, malheur irrémédiable, et autre plainte du fan en douleur.
Et non, je ne vais pas y aller de ma petite contribution chantée, non je ne danserai pas le moonwalk - chuis trop nulle en danse d'toutes façons, j'y suis jamais arrivée...
Oui, comme tout le monde, j'ai grandi avec les chansons de Michael Jackson, j'ai adoré ses clips, j'ai compté les points dans la grande guerre contre Prince, changeant de camp quasiment à chaque chanson de l'un ou de l'autre.
Et oui, Michael Jackson était un très grand artiste ; oui, sans doute, il était peut-être l'un des plus grands du XXème siècle ; oui il aura marqué la vie musicale d'un très grand nombre de personnes à travers le monde.
Personnage controversé pendant les quinze dernières années de sa vie, certes. A tort ou à raison ? Monstre pervers ou monstre de Frankenstein, créature échappée au contrôle de son créateur - son père tout d'abord, puis lui-même ? En fait, on s'en fout. On aura tout dit, tout et n'importe quoi sur ce personnage, des plus grands éloges aux insultes les plus viles - et virulentes. Réalité ? Mensonges ? On ne le saura sans doute jamais et maintenant, quelle importance ?
Depuis le 25 juin, les fans se déchaînent. Les hommages se succèdent, chacun y va de sa reprise, avec trémolos, larmes... que d'émotion ! Les médias s'y sont mis et depuis, rien ne nous est épargné. La disparition d'un grand artiste a tourné au grand guignol. Avec des rebondissements à n'en plus finir. Que vont devenir les enfants ? Michael Jackson a-t-il été victime d'un assassinat ? J'en passe et des meilleures. Même pour Lady Di, ils n'avaient pas osé aller aussi vite. On tourne au sordide.
J'ai longtemps hésité avant d'écrire sur sa disparition. Puis j'ai décidé de ne pas le faire. Gavée, dégoûtée de l'omniprésence médiatique de l'événement et de ses conséquences. Jusqu'à ce que je tombe, par le plus grand hasard, sur un truc de ouf.
Ce n'était pas un hommage, car mis en ligne en 2008. Mais pour moi, ça illustre parfaitement l'icône que Michael Jackson était devenu, la référence musicale universelle.
Le gars qui a réalisé cette vidéo a dû bosser comme un malade pendant des semaines. Le résultat n'est sans doute pas parfait d'un pur point de vue artistique, mais il m'a fait halluciner. Alors le voilà (n'hésitez pas à le regarder en mode plein écran, c'est encore plus impressionnant) :
François Macré - Thriller (reprise A'cappella 64 pistes)
Et sinon, Michael Jackson dans tout ça ? Qu'est-ce qu'il en penserait, lui de tout ce tapage médiatique ? Les volontés qu'il a pu laisser derrière lui sont-elles respectées ? Et d'ailleurs, qui s'en soucie ?
Bizarrement, j'aurais tendance à penser que tout ce ramdam lui casserait légèrement les petons, au roi du Moonwalk. Et d'ailleurs, il nous avait déjà répondu, dès 1987 : Leave me alone !
Allez, on se le met tiens - et en plus, c'était mon clip préféré de Michael Jackson alors... (et un dernier conseil : passez-le en HQ, c'est encore meilleur)
michael jackson leave me alone
23 avril 2009
Conte de fée moderne
Et si aujourd'hui, on racontait une belle histoire ? Allez, tout le monde s'asseoit en cercle, j'ouvre le livre et je commence la lecture :
Le Petit Poucet, de Charles Perrault
Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne qui avaient sept enfants, tous garçons; l'aîné n'avait que dix ans, et le plus jeune n'en avait que sept.
On s'étonnera que le bûcheron ait eu tant d'enfants en si peu de temps ; mais c'est que sa femme allait vite en besogne, et n'en avait pas moins de deux à la fois.
Ils étaient fort pauvres, et leurs sept enfants les incommodaient beaucoup, parce qu'aucun d'eux ne pouvait encore gagner sa vie. (...)
Un soir que ces enfants étaient couchés, et que le bûcheron était auprès du feu avec sa femme, il lui dit, le coeur serré de douleur : "Tu vois bien que nous ne pouvons plus nourrir nos enfants; je ne saurais les voir mourir de faim devant mes yeux, et je suis résolu de les mener perdre demain au bois, ce qui sera bien aisé, car, tandis qu'ils s'amuseront à fagoter, nous n'avons qu'à nous enfuir sans qu'ils nous voient". (...)
Ils allèrent dans une forêt fort épaisse, où à dix pas de distance, on ne se voyait pas l'un l'autre. Le bûcheron se mit à couper du bois, et ses enfants à ramasser des broutilles pour faire des fagots. Le père et la mère, les voyant occupés à travailler, s'éloignèrent d'eux insensiblement, et puis s'enfuirent tout à coup par un petit sentier détourné.
Lorsque ces enfants se virent seuls, ils se mirent à crier et à pleurer de toute leur force.
Marrant ça... ça me rappelle vaguement quelque chose... mais il ne s'agissait pas d'une forêt, ni de bûcherons... Rhaaaaa, mais si, vous ne voyez pas ce que je veux dire ? Ah oui ayé, voilà :
Un couple d'Allemands abandonne ses trois enfants dans un restaurant
Créé le 22.04.09 à 11h41 | Mis à jour le 22.04.09 à 11h46
ITALIE - Sortis fumer une cigarette, les parents ne sont jamais revenus les chercher. Ils sont toujours recherchés par la police...
Leur voiture n'a pas bougé du parking, mais eux restent introuvables. Dimanche, vers 20h30, un couple de touristes d'Allemands et leurs trois enfants vont dîner dans une pizzeria d'Aoste en Italie. Un peu après 21 heures, les parents sortent fumer une cigarette laissant leurs trois bambins, dont le plus jeune âgé de seulement quelques mois, à l'intérieur. C’est la dernière fois qu’ils ont été vus.
(…)
Les recherches se poursuivaient ce mercredi pour retrouver les parents. «Nous les recherchons dans tout le pays et à l'étranger. Nous avons mis en place des contrôles aux frontières italiennes, dans les ports, les gares et les aéroports et nous diffusons leur photo. Mais nous n'avons jusqu'ici trouvé aucune trace d'eux», selon ce porte-parole.
(...)
Selon La Stampa qui ne cite pas ses sources, le couple avait des problèmes d'argent (...).
Tain, c'est incroyable tout de même... Quasiment la même histoire !!! Chéri me reproche souvent de confondre la vie et les contes de fées, mais là, on est quand même en plein dedans, non ? Je n'arrive pas à croire qu'on puisse abandonner ses enfants comme ça, à notre époque... La vie serait-elle réellement un conte de fées ? Qui commence comme un cauchemar et se termine par un happy end ? Quoi qu'il en soit, j'espère seulement que pour ces trois bambins, l'histoire va aussi bien se terminer que pour le Petit Poucet :
Après avoir fait pendant quelque temps le métier de courrier, et y avoir amassé beaucoup de biens, il revint chez son père, où il n'est pas possible d'imaginer la joie qu'on eut de le revoir. Il mit toute sa famille à son aise. Il acheta des offices de nouvelle création pour son père et pour ses frères ; et par là il les établit tous, et fit parfaitement bien sa cour en même temps.
"Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" ... qu'ils chériront et n'iront pas abandonner au fond des bois... ou d'un restaurant italien.
02 novembre 2008
Devinette
Depuis toute petite, je suis très fan de l'humour un peu ras de terre (je sais, chuis très pomme, parfois...).
Je suis aussi très fan de spots publicitaires - on y reviendra un de ces jours d'ailleurs...
Aussi, quand j'ai repéré cette pub, j'ai été aux anges...
En plus, je suis aussi très fan de Stéphane Bern !
Alors voilà, petit jeu: saurez-vous me dire pour qui, pour quoi, Stéphane Bern a fait cette pub que voici ?
Mais surtout, ne trichez pas, ok ?
Alors ?
Une idée ?
Alors réponse tout de suite - avec du rab, en plus :
Vraiment j'adoooooooore !!!!
Un p'tit peu de mayo, pour accompagner ? 
Tiens, j'ai une p'tite faim, tout à coup... remarque, à l'heure où j'écris, l'heure du dîner a largement sonné.
Alors à taaaaaaaable !
20 octobre 2008
L'effaceur était ursiphobe
Parfois, je me dis que nous vivons dans un drôle de monde. Vraiment.
Déjà, quand on voit la place que le virtuel a pris dans nos vies, il 'est plutôt difficile de se souvenir de comment c'était avant. De ne pas se dire qu'il s'agissait d'un très vieux - et très mauvais - film de science-fiction, de type uchronie (si vous ne voyez vraiment pas ce que je veux dire... allez donc là deux secondes, et vous saurez tout, tout, tout, sur le... heu non : tout, tout, tout sur l'uchronie).
Non. Vraiment. C'est pas possible. Pas possible de croire qu'il y a 15 ans à peine, personne ou presque ne téléphonait dans la rue, dans le métro, n'importe où. Difficile de croire que lorsqu'on voulait avoir de la musique constamment avec soi, il fallait se déplacer avec des valises de cassettes. Sans parler de l'armada de packs de piles. Qu'il y a encore 10 ans, la meilleure façon de rester en contact avec ses amis, c'était de leur téléphoner - de chez soi, donc, et encore fallait-il qu'eux aussi soient chez eux - ou de leur écrire - sur une feuille de papier, mon dieu quelle horreur ! - ou de se déplacer.
Alors qu'aujourd'hui entre portables, mail, tchat et réseaux sociaux sur le web, tout est dématérialisé. Et quasi instantané.
Tiens ? Ferdie l'Oursonne nous ferait-elle un p'tit coup de Syndrome du "c'était mieux avant" ? Non. Même pas. Surtout pas, même. J'adore cette époque et toute la techno afférente. C'est quand même magique tous ces trucs, quand on y pense. Non ?
Encore que... parfois on peut avoir quelques surprises. Et lire des choses hallucinantes, à se demander ce qu'on a bien pu fumer récemment - et pourtant, on sait pertinemment qu'on ne fume pas !
Exemple : cette dépêche, trouvée pour vous cet après-midi :
Un ours en peluche banni de Facebook - 20 octobre 2008
Beaulieu, Angleterre - Un "Teddy Bear" a vu son profil supprimé du site communautaire Facebook. Les gestionnaires du site redoutaient qu'il devienne dangereux.
Un ours en peluche a vu son profil Facebook supprimé parce qu'il dérogeait aux règles établies par le site communautaire.
L'adhésion de Bartie Bristle (le nom de la peluche) a été annulée selon le motif qu'il pourrait être un faux ours
"Ils ont pensé que quelqu'un pourrait se cacher derrière Bartie et que cela pourrait être dangereux. Ils appellent cela l'antispécisme" a déclaré Amanda Middleditch, la créatrice de l'ourson. "C'était un petit jeu totalement innocent" ajoute-t-elle.
Bartie avait réussi à se faire 150 amis durant les 6 mois où il était présent sur le site.
Un ours en peluche, dangereux ? Et pourquoi pas ennemi public numéro 1, aussi ?
Remarque, s'ils sont méfiants comme ça, sur Facebook... en plus apparemment ils aiment pas les pseudo-ours... Oh non, mon dieu, os'cours ! Ils ont tué Kenny effacé Bartie ! A qui le tour maintenant ? Maman, j'ai peur !! Help, please help !!!
06 octobre 2008
Où l'on parlait de trucs et de machins
Tiens ! Mais ça faisait longtemps !!
Quoi, mauvaise foi ! On vous a jamais dit que la meilleure défense c'était l'attaque ? :)
Ok, je suis absente depuis un moment. Je ne vais pas vous dire que ça va s'arranger, car à chaque fois que je l'ai fait, les circonstances ont fait que en fait, ben non.
Donc aujourd'hui, je ne fais que passer. Et toc. On va bien voir si on arrive à conjurer le sort...
Mais on papote, on papote, et le temps passe si vite...
Je suis donc passée aujourd'hui pour faire écho (cho, choo, chooooo... mmmrffff... oh ça va, ça va, oui j'ai honte, là c'est dit ! alors on va vite oublier cette vanne débile, ok ? En vous remerciant.) à une news un peu triste.
M. André Bellec est mort ce week-end. Snif.
J'imagine que ce nom ne vous dit rien ? Gens de peu de culture ! Ou alors, vous êtes né(e)(s) dans les années 1980, c'est ça ? Ah ça, si vous êtes des jeunots alors, vous êtes tout pardonnés. Alors, voilà :
André Bellec, donc, était le fondateur des Frères Jacques.
Pour ceux à qui vraiment ça ne dit rien, allez donc faire un tour sur ce site, et revenez après (si, si, je vous assure, reviendez !).
Alors d'accord, les Frères Jacques ça remonte aux années 40. Mais ils ont perduré jusqu'en 1982 et on les voyait encore beaucoup à la télé alors que je n'étais encore qu'une toute petite oursonne toute mignonne avec sa tétine et son hochet. Et mine de rien, quelque 30 ans plus tard (grmmmmpfff, oui bon, 35 ans !), je me souviens encore de leurs chansons si entraînantes, de leurs belles bacchantes, de leurs costumes de scène tellement inimitables (sauf dans Star Trek et encore) et de leurs chorégraphies... heu... ébouriffantes ?
Mais plutôt que de vous en parler, on va vous montrer. Musique Maestro !
(Avis préliminaire aux distraits, multitâches et autres liseurs en diagonale : attention, il faut écouter attentivement les paroles, sinon tout le sel de la chose pourrait vous passer par dessus la tête. Voire même ce petit bijou pourrait devenir rasoir, ce qui, vous en conviendrez aisément, serait du plus grand dommage. Allez, un petit effort, quoi, la grande musique, ça se mérite !)
La ceinture
Voilà. Un petit moment d'enfance qui s'en est allé. Snif again (non, pas à Moscou, pfff).
Mais mine de rien, ces quatre zigotos-là m'auront appris une chose : rien n'égale en drôlerie les pires âneries faites avec le plus grand sérieux.
Allez, un p'tit dernier pour la route ? Allons-y. Un grand moment de poésie. N'est-il pas ? Que du bonheur.
Le pacha


Tribulations d'un Tubercule
Saisons 1 et 2
