23 août 2009
Champions du Moooooonde !!!
On est les champions, on est les champions, on est, on est...
Bah quoi ?
Mé-heu ! Bien sûr que non, je n'ai pas soudainement viré total pro-sport !
Je vous l'ai déjà dit plein de fois, je n'aime pas le sport, je hais le sport, j'exècre le sport !
Et c'est pas paskon est en pleine dernière journée des Championnats du Monde d'athlétisme de Berlin qu
e je vais changer d'avis, tout subitement, non mais.
Pis en plus, c'est pas là DU TOUT qu'on est champions. Même si, quand même, on a réussi à avoir deux médailles, l'une d'argent, l'autre de bronze, et toutes les deux au saut à la perche dites donc. Ca tombe bien, j'adoooore le saut à la perche. En pleine action, on dirait que les perchistes volent, c'est juste magnifique.
Puis en plus, les perchistes sont juste krokro mignons. C'est une longue tradition dans ce sport, pour être champion, faut être mignon. Bah si, souvenez-vous, Jean Galfione...
Menfinbonbref, c'est pas de ça que je voulais parler, de toutes façons...
Oui donc, je vous disais : On est les champions, on est les champions, on est, on est...
Mais les champions de quoi, me direz-vous ? Ben... les Champions du Monde, bien sûr .
Non, non, tapez pas, j'avoue tout : ce week-end, un Français a été sacré Champion du Monde.... de Air Guitar !
Et pour tous ceux qui ne captent pas combien cette discipline est exigeante sportivement, voici la vidéo de sa prestation :
Alors ? C'est juste pas énoooooorme !
On est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions !!!
(oui, bon, en ces temps de disette de frime à donf', on prend ce qu'on a, hein).
Et allez, tout le monde reprend avec moi :
12 juillet 2009
Tribute
25 juin 2009.
Depuis cette date, le monde a changé irrémédiablement.
Du moins, c'est ce que les médias s'acharnent à nous faire penser...
Non, je ne vais pas me joindre aux choeurs antiques qui, depuis le 25 juin, pleurent et sanglotent que rien ne sera jamais plus pareil, que le plus grand artiste de tous les temps nous a quitté, malheur irrémédiable, et autre plainte du fan en douleur.
Et non, je ne vais pas y aller de ma petite contribution chantée, non je ne danserai pas le moonwalk - chuis trop nulle en danse d'toutes façons, j'y suis jamais arrivée...
Oui, comme tout le monde, j'ai grandi avec les chansons de Michael Jackson, j'ai adoré ses clips, j'ai compté les points dans la grande guerre contre Prince, changeant de camp quasiment à chaque chanson de l'un ou de l'autre.
Et oui, Michael Jackson était un très grand artiste ; oui, sans doute, il était peut-être l'un des plus grands du XXème siècle ; oui il aura marqué la vie musicale d'un très grand nombre de personnes à travers le monde.
Personnage controversé pendant les quinze dernières années de sa vie, certes. A tort ou à raison ? Monstre pervers ou monstre de Frankenstein, créature échappée au contrôle de son créateur - son père tout d'abord, puis lui-même ? En fait, on s'en fout. On aura tout dit, tout et n'importe quoi sur ce personnage, des plus grands éloges aux insultes les plus viles - et virulentes. Réalité ? Mensonges ? On ne le saura sans doute jamais et maintenant, quelle importance ?
Depuis le 25 juin, les fans se déchaînent. Les hommages se succèdent, chacun y va de sa reprise, avec trémolos, larmes... que d'émotion ! Les médias s'y sont mis et depuis, rien ne nous est épargné. La disparition d'un grand artiste a tourné au grand guignol. Avec des rebondissements à n'en plus finir. Que vont devenir les enfants ? Michael Jackson a-t-il été victime d'un assassinat ? J'en passe et des meilleures. Même pour Lady Di, ils n'avaient pas osé aller aussi vite. On tourne au sordide.
J'ai longtemps hésité avant d'écrire sur sa disparition. Puis j'ai décidé de ne pas le faire. Gavée, dégoûtée de l'omniprésence médiatique de l'événement et de ses conséquences. Jusqu'à ce que je tombe, par le plus grand hasard, sur un truc de ouf.
Ce n'était pas un hommage, car mis en ligne en 2008. Mais pour moi, ça illustre parfaitement l'icône que Michael Jackson était devenu, la référence musicale universelle.
Le gars qui a réalisé cette vidéo a dû bosser comme un malade pendant des semaines. Le résultat n'est sans doute pas parfait d'un pur point de vue artistique, mais il m'a fait halluciner. Alors le voilà (n'hésitez pas à le regarder en mode plein écran, c'est encore plus impressionnant) :
François Macré - Thriller (reprise A'cappella 64 pistes)
Et sinon, Michael Jackson dans tout ça ? Qu'est-ce qu'il en penserait, lui de tout ce tapage médiatique ? Les volontés qu'il a pu laisser derrière lui sont-elles respectées ? Et d'ailleurs, qui s'en soucie ?
Bizarrement, j'aurais tendance à penser que tout ce ramdam lui casserait légèrement les petons, au roi du Moonwalk. Et d'ailleurs, il nous avait déjà répondu, dès 1987 : Leave me alone !
Allez, on se le met tiens - et en plus, c'était mon clip préféré de Michael Jackson alors... (et un dernier conseil : passez-le en HQ, c'est encore meilleur)
michael jackson leave me alone
06 octobre 2008
Où l'on parlait de trucs et de machins
Tiens ! Mais ça faisait longtemps !!
Quoi, mauvaise foi ! On vous a jamais dit que la meilleure défense c'était l'attaque ? :)
Ok, je suis absente depuis un moment. Je ne vais pas vous dire que ça va s'arranger, car à chaque fois que je l'ai fait, les circonstances ont fait que en fait, ben non.
Donc aujourd'hui, je ne fais que passer. Et toc. On va bien voir si on arrive à conjurer le sort...
Mais on papote, on papote, et le temps passe si vite...
Je suis donc passée aujourd'hui pour faire écho (cho, choo, chooooo... mmmrffff... oh ça va, ça va, oui j'ai honte, là c'est dit ! alors on va vite oublier cette vanne débile, ok ? En vous remerciant.) à une news un peu triste.
M. André Bellec est mort ce week-end. Snif.
J'imagine que ce nom ne vous dit rien ? Gens de peu de culture ! Ou alors, vous êtes né(e)(s) dans les années 1980, c'est ça ? Ah ça, si vous êtes des jeunots alors, vous êtes tout pardonnés. Alors, voilà :
André Bellec, donc, était le fondateur des Frères Jacques.
Pour ceux à qui vraiment ça ne dit rien, allez donc faire un tour sur ce site, et revenez après (si, si, je vous assure, reviendez !).
Alors d'accord, les Frères Jacques ça remonte aux années 40. Mais ils ont perduré jusqu'en 1982 et on les voyait encore beaucoup à la télé alors que je n'étais encore qu'une toute petite oursonne toute mignonne avec sa tétine et son hochet. Et mine de rien, quelque 30 ans plus tard (grmmmmpfff, oui bon, 35 ans !), je me souviens encore de leurs chansons si entraînantes, de leurs belles bacchantes, de leurs costumes de scène tellement inimitables (sauf dans Star Trek et encore) et de leurs chorégraphies... heu... ébouriffantes ?
Mais plutôt que de vous en parler, on va vous montrer. Musique Maestro !
(Avis préliminaire aux distraits, multitâches et autres liseurs en diagonale : attention, il faut écouter attentivement les paroles, sinon tout le sel de la chose pourrait vous passer par dessus la tête. Voire même ce petit bijou pourrait devenir rasoir, ce qui, vous en conviendrez aisément, serait du plus grand dommage. Allez, un petit effort, quoi, la grande musique, ça se mérite !)
La ceinture
Voilà. Un petit moment d'enfance qui s'en est allé. Snif again (non, pas à Moscou, pfff).
Mais mine de rien, ces quatre zigotos-là m'auront appris une chose : rien n'égale en drôlerie les pires âneries faites avec le plus grand sérieux.
Allez, un p'tit dernier pour la route ? Allons-y. Un grand moment de poésie. N'est-il pas ? Que du bonheur.
Le pacha
03 octobre 2007
A night with Fiction Plane
Pfiou ! Chuis crevée, ce soir. C'est incroyable comme une nuit un peu courte me fait de l'effet, avec l'âge. Quand je pense qu'il y a quelques années (oui, ok, il y a énormément d'années, grrrr), je pouvais faire deux nuits blanches d'affilée et enquiller une journée de lycée sans plus sourcilller... Vraiment, c'est pas beau de vieillir, comme disait feue mon aïeule...
Ben là, j'ai même pas l'excuse d'avoir fait la fiesta jusqu'à l'aube. Juste je suis allée voir un concert en pleine semaine.
Petit flashback : 14h30, je suis dans le métro entre deux stations, mon portable sonne. C'est Super Cops de la Vida, j'ai nommé LN, qui me hurle quelque chose à l'oreille. Mais entre le brouhaha du wagon, les gens qui discutent autour de moi et les crissements des freins, je ne comprends absolument rien. Puis la communication se coupe brutalement. Je descends à la station suivante et rappelle. LN est morte de rire : rien d'urgent, pas mort d'homme ni rien, elle voulait juste me proposer une sortie... Là, elle n'a plus le temps, elle m'envoie un mail asap, comme elle dit.
15 heures, arrivée chez moi, j'allume le PC, un mail me saute à la figure : CONCERT CE SOIR !!!
Je ne sais pas de quoi il s'agit, ni où, ni quand. Mais la semaine dernière a mal fini, celle-ci ne commence pas très bien non plus, alors j'ai besoin de me changer les idées. Et puis on verra bien. Alors, je réponds dans la foulée : OK !
Rendez-vous est donc pris pour 19h45 devant la salle. Tout cool...
19h45 : je sors du métro et me dirige vers la salle de concert. LN m'appelle pile poil à ce moment. C'est extraordinaire, pour la première fois depuis que nous nous connaissons, nous arrivons toutes les deux à l'heure ! Ca se fête ! Direction le bar, garçon, une tournée pour 2 !
20 heures : un énorme roulement de batterie nous fait sursauter. Une bande (ah non, on me fait signe qu'il faut dire un "groupe"...) de djeunz très excités a pris possession de la scène.
Bonsoir, nous sommes Brooklyn !
Enchantée, moi c'est l'Oursonne...
Les premières notes s'élèvent, le chanteur-guitariste-bôgosse se déchaîne... Plutôt sympa tout ça ! Quatre p'tits Frenchies avec une fille à la basse (tiens, ça me rappelle des souvenirs... rhaaa nostalgie), qui chantent en anglais, carrément bien ma foi, et qui ont l'air assez sympas... Les morceaux s'enchaînent et malgré le son tout pourri du lieu, ça rend plutôt pas mal.
Oui, mébon, là tu nous aides pas à imaginer ce que ça rendait, quoi...
Bah oui mais deux secondes, cliquez là et écoutez les quelques titres qui s'y trouvent, ça vous donnera une idée...
Au bout de cinq ou six chansons (l'alcool et le son pourri m'aident pas vraiment à tenir le compte), enfin, une bonne demi-heure quoi, les p'tits gars nous saluent et commencent à ranger leur matos.
Et là, on observe très vite que les personnes présentes dans la salle commencent à se masser juste devant la scène.. Mmmm... ça sent le groupe attendu, ça...
Un trio monte enfin sur scène. Salut, nous sommes les Rosbifs de la musique ! Moui ??!!
Dès les premiers accords, j'ai une impression bizarre de déjà vu. Enfin... de déjà entendu... Oh, je ne connais pas la chanson, mais tout ça me parle, comme on dit... Je mets un moment à réaliser : les guitares sonnent comme celles de U2, la voix... on dirait celle de Sting !
Et toute la soirée, j'aurais cette fichue impression que Bono chante du Police, ou que Sting chante du U2, impossible à dire. Mais vraiment, j'aime beaucoup ce que j'entends !
Le chanteur-bassiste, un grand escogriffe tout blond discute (en français s'il vous plaît !) avec le public. Le son est toujours tout pourri, LN et moi on ne comprend rien à ce qu'il dit, mais il a un sourire incroyable, dégage un truc pas possible... Il bouge très peu pendant les chansons, mais quand il se décide à évoluer sur la scène, plus rien ne l'arrête : il grimpe sur les amplis, sa tête dangereusement proche des spots... il saute, retombe sur scène, recommence... sans jamais s'arrêter de chanter. Le public est conquis, rit avec lui, chante... comme pour un groupe de superstars !
Bref, malgré les contraintes techniques liées au lieu, l'ambiance est magique.
Mais c'était qui, ce groupe, à la fin ?
Enfin, quoi, je vous l'ai dit dès le début : ils s'appellent Fiction Plane ! Vous voulez une photo ou bien ?
Bon d'accord, en voilà une. Illustration :
Alors, vu sous cet angle, ça vous parle plus ?
Au fait, le gars du milieu, là, il vous rappelle rien ? Bah oui, tiens, pour une fois, on va se faire un petit intermède People sur ce blog. Alors, non, pas d'idées, vraiment pas ?
Et si je vous dis que son nom à lui, c'est Joe Sumner ? Comme un certain... Gordon Sumner ?
Ayé, ça vous revient ?
Hé oui, le petit Joe (enfin, petit... c'est façon de parler, hein, ce type est carrément grand), est le fils de Sting. Aaaah ! je comprends maintenant pourquoi sa voix me disait vraiment quelque chose...
On en a vu des fils et filles de, qui s'essayaient à faire le même métier que papa ou maman, dans le show-biz. Ce n'est pas toujours évident. Ben là, croyez-moi, le fiston a beaucoup de talent, dans un style très différent de celui de son papa. Franchement, Fiction Plane, ça vaut bien d'y jeter une oreille !
Par contre, pour les voir en concert, là tout de suite, c'est râpé. Hier soir au Nouveau Casino, les 2 jours précédents au Stade de France (tout de même, hein, respect !) en ouverture du groupe de Pôpa et de ses deux vieux copains, et hop ! s'en sont déjà retournés. Enfin, vous pouvez toujours essayer les deux morceaux présentés sur leur page Myspace...
Mais si vous avez l'occasion d'aller les voir un jour, n'hésitez pas, parole d'Oursonne !
Et puis tiens, comme je vous aime bien, voici une p'tite vidéo de Fiction Plane. Et hop ! Cadeau !
Sur ce (gros baillement), m'en va (re-baillement) me coucher moi, c'est vraiment pas humain un rythme pareil.... (énooooooorme baillement). Allez, bonne nuit, enjoy, babouilles à tous et tout ce genre de choses...
19 mars 2007
Le Bal des Utopies
Le Net est une vaste caverne d’Ali Baba où l’on peut trouver tout et n’importe quoi. Et en général, c’est au moment où l’on s’y attend le moins qu’on déniche une énorme pépite d’or pur.
C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques jours, au détour d’un hasard, ou plutôt de ma lecture matinale de mes blogs favoris. Et plus précisément de CE blog : les Chroniques de Mandor.
Mandor est journaliste, ce qui l’amène à interviewer plein d’artistes. Des célébrités, bien sûr ; des moins connus, aussi - moins connus certes, mais pas moins talentueux. Et il relate ses "tribulations dans un monde culturo superficielo passionnant" tout au long de son blog, de façon toujours très humaine, sans se la jouer (alors qu’il pourrait, hein, sérieux, vu les pointures qu’il a déjà croquées).
Grâce à Mandor, j’ai déjà exploré les coulisses de quelques manifestations de relations publiques, découvert ou redécouvert certains artistes, repéré plusieurs livres. Mais là, il a fait beaucoup plus fort : un jeu-concours. Et devinez quoi ? J’ai joué et suis arrivée dans les 5 premiers !
Un rapide échange de mail, et quelques jours plus tard, arrivait dans ma boîte aux lettre un petit paquet fleurant bon le papier à bulles (miam). Je me précipite, déchire l’enveloppe, arrache le plastique… et je découvre : ce CD, là, à droite !
Bah, quoi de mieux pour faire plaisir à une p’tite Oursonne dingue de musique ? Vite, vite, on allume la machine à lire les galettes, on enfourne l’objet dans ladite machine et… on écoute !
Première chanson, premier abord : le Monsieur sur la pochette a une petite voix toute douce. Il me susurre au creux de l’oreille, et moi, j’aime bien quand on me parle comme ça. Les paroles sont un peu bizarres ("je suis en pourparlers avec un cygne" ?!!! heu.. qu’est-ce à dire ?), mais l’accompagnement style ukulele et la douceur générale me font le meilleur effet (zavez déjà vu une Oursonne arborant un sourire béat ? bah voilà).
Ca ne dure pas.
En fait, le gentil Monsieur sur la pochette cache bien son jeu. Après la petite ritournelle tranquille, il s’énerve, râle et vocifère. "J’ai mis en quarantaine l’optimisme et ses zouaves. Je frémis pour l’avenir, je ne veux pas savoir. J’en ai ras l’bol d’en chier comme un rat perpétuel…"
Et les chansons se suivent et ne se ressemblent pas. Tombée sans crier gare dans un univers totalement décalé, je me prends pour Alice au Pays des Merveilles. J'ai du mal, mais l'entêtement est une qualité très ursinienne, alors je persiste. Le CD tourne en boucle. Tout doucement, je commence à me familiariser avec cet endroit étrange, où, même si la musique est souvent douce, les paroles sont caustiques, voire acerbes, quand ce n’est pas provocatrices. Et toujours inattendues.
Une "Berceuse" ? Mais nan, faut pas croire tout ce que les titres des chansons suggèrent. En fait de berceuse, c’est un grand coup de pied dans l’arrière-train :
"N’en demande pas trop à l’amour, Il ne t’en demande pas tant, Tu l’attendais sur tapis rouge…. Et maintenant, et maintenant, Dans ta piaule, tu chiales… (…) Mais il t’attend sûrement, Autre part sûrement (…) Et maintenant, de ta piaule Fous l’camp !"
"Dodo Citoyen", une berceuse révolutionnaire ? Ah mais non, ma p'tit'e Oursonne, ce serait plutôt un pamphlet.
"La Douche écossaise", un cri de révolte ? Encore perdu, c'est un chant d'amour...
Diable, ce n'est pas un CD, c'est une véritable entreprise de déstabilisation...
Mais plus le CD tourne et plus cet univers me séduit. La voix est douce, m'envoûte, je m'endors apaisée... elle me réveille et me bouscule ! Mais ces brusques changements d'ambiance ne me heurtent plus, bien au contraire.
La voix est douce, je vous l’ai dit, et aussi très maîtrisée. Hé oui, le Monsieur chante bien…. Très bien même. On dit de certains qu’ils chantent tellement bien qu’ils pourraient chanter le bottin, l’émotion serait là ? Bah lui, il ne chante pas l’annuaire, mais une recette de cuisine. Celle de "La soupe au potiron" :
"50 grammes de beurre, 1 litre de bouillon, 2 ou 3 pommes de terre, 2 poireaux, 2 oignons, un beau bouquet garni, 1 kilo de potiron"
Bah moi qui n’aime pas ça, le potiron, j’ai carrément envie de la goûter, sa soupe…
Parmi mes morceaux préférés de cet album : "Les rapports de ma voisine avec son grille-pain". C’est chaud, c’est chaud… Tout de même, cette voisine… quelle coquine !
Mais la chanson que je préfère par-dessus toutes est encore plus dérangée. Je ne sais même pas comment vous en parler, alors…. Ecoutez cet extrait plutôt !
Finbonbref, cet album contient 13 morceaux à contre-pied, 13 morceaux de poil à gratter. 13 morceaux à rire, à hurler, à pleurer aussi (mais juste un peu). 13 morceaux à vivre, tout simplement, pour ceux qui n'ont pas peur de sortir du ronron habituel.
Ca vous donne envie ? Le Monsieur s'appelle Laurent Madiot. Et vous pouvez le découvrir sur son site, avec des photos et plein d'extraits de ses deux albums.
Quant à moi, je n'aurais qu'un mot, avant de retourner l'écouter : un grand merci à toi, Mandor !
09 février 2007
Guerre de gangs
Amis, l’heure est grave.
La France, notre beau pays, est au bord de l’insurrection. Que dis-je ! de la guerre civile.
Ça fait peur, hein, dit comme ça ? Ça fait genre discours de certains politiciens, pas vrai ? Pourtant, honnêtement, ça reflète bien la réalité des infos que je viens de lire ce soir.
On dit souvent qu’en France, tout finit par des chansons. Ce coup-ci, il semblerait que les chansons (enfin, chansons…. j’me comprends) soient plutôt l’élément déclencheur, le détonateur qui va faire exploser tout le Semtex accumulé depuis des mois dans les banlieues de l’hexagone.
Comment ça, j’en fais trop ? Ah… on me souffle à l’oreillette qu’il faudrait que j’arrête de visionner en boucle les épisodes de 24 heures chrono… Rhaaaaa... Jack Bauer et son PDA... Finbonbref. Revenons à nos mouflons.
Vous vous souvenez, à la fin de l’année dernière, Michaël Youn dévoilait à la face du monde incrédule sa dernière création : Fatal Bazooka. Avec une chanson d’une intensité poignante, un texte d’une sensibilité rare, d’une poésie toute baudelairienne, une antienne au message novateur : Fous ta cagoule !
Non ? C’est tout flou ? Une petite révision s’impose ? Ok, voici donc, en bruit (heu… son, pardon) et en images :
Ayé ? Vous avez resitué le binz ? Bon on continue alors.
Apparemment, le concept de Rap Savoyard (avec tout plein de majuscules pour bien faire sentir l'aspect incroyablement conceptuellement nouveau dudit concept) n’était pas aussi novateur que l’on aurait pu le penser. Faut dire que pour la plupart des clampins, dont moi, qui n’y connaissent rien, le rap, ça peut venir soit :
a) de New York City,
soit b) du 9 cube, aka 9-3, aka Seine Saint Denis… enfin bref des banlieues du nord-est de Paname.
Donc, du rap savoyard, c'était vraiment très fort de tartiflette ! Ben non, les apparences sont trompeuses, on avait tout faux.
Pourtant déjà, avec Kamini et son ra(p) des champs, on aurait dû avoir comme qui dirait une sacrée puce à l’oreille - hein ? ménan-heu l’autr-euh, on parle pas de téléphone portable, là ! Ménon, on reste bêtement accroché à de pseudo-certitudes... Pfff.
Donc, un vrai groupe de rap made in Savoie (un collectif, parait qu’y faut dire, d’ailleurs) baptisé Posse 33 a pas du tout, mais alors pas du tout, apprécié l’humour de Fatal Bazooka. Ouah, c'est koa ce fonbou ki vi1 nous traiter ? Du coup, ils y ont répondu. Avec beaucoup d'à-propos, même, en plus. On reprend la même musique, la même structure, on change les paroles, et ça donne ça :
J'fous ma cagoule.... Bon alors là, on se dit oué, les Savoyards ont pas le sens de l'humour, ils se prennent trop au sérieux, sont méga relous en plus, toussa... Puis on réfléchit et finalement, c'est juste pas possible. On peut décemment pas mettre tous les p'tits gars de Savoie dans le même panier en papier d'alu (ouais, celui où la marmotte etc). Ben ouais, vous vous souvenez pas de Simon et les Modanais, et leur reprise de Etoile des Neiges ? Si c'est pas de l'humour, ça... Donc on se corrige : les gars de Posse 33 ont aucun humour, faut se marrader un peu dans la vie les gars... ou alors, vous avez voulu vous faire connaître un peu plus hors de vos contrées gorgées de... soleil ? neige ? vaches ? marmottes ? (rayez les mentions inutiles) Allez quoi, avouez, si c'est pour un coup de pub, on peut - éventuellement - vous pardonner. Faut bien faire savoir que le savoir-faire se trouve aussi en Savoie quoi...
Le hic vient après. Michaël Youn réagit ! Ou plutôt non, il réagit pas. Fatal Bazooka serait, selon des sources très autorisées, en train de vous préparer un album de psychopathe, et n'a donc pas le temps de répondre à tous les groupes savoyards qui le clashent...
Là on se dit que Michaël, pour une fois, a oublié d'être bête. Bonne réaction. Ménon !
Parce qu'en fait, si Mister Youn ne bronche pas, d'autres l'ont fait ! En direct from Bordeaux !
Bah oui, parce que Posse 33, avec 33 comme Gironde, ça n'a pas plu à ces sémillants Aquitains. Du coup, ils ont voulu répondre. Et là, ça commence à devenir l'escalade. On reprend la même musique, la même structure, on change les paroles (j'l'ai pas déjà dit, ça ?). Et on latte l'ennemi. Ils s'appellent Rectal 33 (ô combien charmant, n'est-il pas ?), la chanson c'est "Tu l'as dans l'boule" !
Et on recommence :
Et là on se dit que bon, ça va bien, hein. Déjà au départ, la chanson était pas terrible - marrante, soit ; mais vraiment pas terrible - mébon, là, ça fait quand même 3 fois qu'on se la refade. Et plus ça va, et moins les paroles sont drôles, et plus elles sont ras de terre, et même que plus elles deviennent agressives.
Et là, moi je dis : STOP ! NON A L'ESCALADE DE LA VIOLENCE !
Bon, j'en vois quelques uns là au fond, qui ricanant en disant ouéééé zyva l'Oursonne, t'façons, toi t'aimes pas l'rap... Ouais, c'est pas faux. Le rap c'est vraiment pas mon kif. A quelques exceptions près.
Tiens, d'ailleurs, vous voulez que je vous montre quel est le dernier morceau de rap que j'ai bien aimé ? Ça va vous étonner, il est relativement récent. Et c'est une fille qui le fait. Nan, c'est pas Diam's. Sitôt dit, sitôt daucy, le voilà (avec une spéciale kassdédi à mon pote PM, vu qu'il aime bien c'te p'tite nana...) :
Ça vous en bouche un coin, hein ? Et puis ça change de "Mon coeur, mon amour", qu'on a entendu genre 15 milliards de fois... J'vais pas vous remettre la vidéo ici, ça suffit, vous en avez eu plein aujourd'hui... Ah, allez, râlez pas, si vous voulez absolument la voir, allez-y, quoi, c'est là... bande de petits gourmands.
Finbon, vous avez raison.... vaut mieux se faire plaisir aux esgourdes que s'étriper les uns les autres ! Faites de la musique, pas la guerre ! La victoiiiiiiiire, en chan-tant ! Nous ouuuuuuvre laaaaa... aaaaargh ! Heu.... enfin bref, vous m'avez comprise.


Tribulations d'un Tubercule
Saisons 1 et 2
