Les Délires de Ferdie l'Oursonne

Réflexions perso, délires, humeur (sautes d'), mauvaise foi, news insolites ... ou tout ce qui me passe par la tête !

29 décembre 2009

Pensée du Jour

2009 s'achève dans quelques jours.

Pas vraiment glop glop comme année.

 

Pas hypra-catastrophique, mais franchement pas top non plus.

 

J'ai appris un truc rigolo néanmoins. Vous savez ce que ça veut dire, Bearish, en anglais financier - zavez vu comment je rebondis bien à retardement sur l'actu de ces derniers mois, crise et tout ?

 

Bearish... de Bear, ours en anglais.

 

C'est le terme utilisé pour désigner des marchés financiers à la baisse (et pour ceux que ça passionnerait, quand ils sont à la hausse, on les qualifie de Bullish... de Bull, taureau).

 

Bearish... ça tombe bien, ça a été la tendance de mon humeur ursinienne quasiment toute cette année.

 

La citation qui décrirait le mieux 2009 pour moi ? La voici :

Nous ne sommes pas morts encore, et pourtant nous n'avons que l'air de vivre. Pauvres Grecs, accablés de maux, notre existence n'est véritablement qu'un mauvais songe ; et si nous vivons, ce n'est que d'une vie morte.
Palladas, Epigrammes

Vous trouvez ça plutôt glauque ? Mouais. C'est pas faux.

 

Faut bien quand même préciser que le Palladas en question a aussi commis ceci :

Toute femme n'est que fiel et colère, et n'a que deux bonnes heures dans toute sa vie, l'heure de ses noces et celle de sa mort.

Devait pas vraiment être folichon dans la vie, ce Grec. Allez, on va oublier la référence, tout comme on va oublier cette année pourrie. Allez, 2010, à toi de donner les cartes.


Posté par Ferdiebear à 01:02 - Humeur (sautes d') - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


07 septembre 2009

La libellule, la baronne et les rhododendrons

Encore un...
Décidément...
Ce blog va bientôt devoir changer de couleur, si ça continue... De gris, virer au noir...

Ce soir, ce post est dédié à Simon Berryer.

Ce nom-là ne vous dit peut-être rien. Mais vous connaissez cet homme. Si, si. C'est forcé.

Simon Jacques Eugène Berryer, né le 21 juillet 1926 à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées.

Simon Jacques Eugène Berryer est mort ce week-end.

Là, comme ça, vous vous en foutez certainement. Mais Simon Jacques Eugène Berryer était plus connu sous le nom de Sim.

Les plus jeunes ne le connaissent probablement que par ses participations aux Grosses Têtes. Et aussi, surtout, pour son rôle d'Agecanonix dans les films d'Astérix.

Mais les plus anciens, genre les dinosaures comme moi quoi, s'en souviennent bien autrement. Et pour moi, Sim ce sont des grands éclats de rire tout au long de mon enfance.

Un acteur absolument fabuleux, capable de jouer tout et n'importe quoi. De vous faire hurler de rire ou de vous tirer de chaudes larmes. De Fellini à la Baronne de la Tronche-en-biais.

Allez, on laisse parler l'artiste :

Et ça, encore, c'était rien.

Pour vous dire combien ce type était déjanté, voici un extrait d'un film grandiose (si, si) : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas... mais elle cause :

Hé oui, en plus, ce type incroyable chantait comme un rossignol. Et il a su jouer de son physique pas facile pour faire rire et créer un quota sympathie énorme. Depuis les Grosses Têtes, en passant par l'Académie des Neufs, jusqu'aux chansons les plus débiles. 

Genre la chemise grise, avec Patrick Topaloff - un autre déjanté qui m'a bien fait rire pendant mon enfance :

Rha la la... nan mais quel jeu de jambes, quoi...

Et comme on ne s'en lasse pas, une chanson que j'adorais quand j'avais 5 ou 6 ans : les fameux rhododendrons - bah ouais, quoi, me dites pas que vous ne l'aviez pas vu venir, je vous l'avais dit dans le titre du post, aussi...

Attention, chanson à texte, alors on écoute avec attention :

Ben vous savez quoi, Monsieur Sim ? Ce week-end, c'est la première fois que vous ne me faites pas rire...

Posté par Ferdiebear à 23:40 - Humeur (sautes d') - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 août 2009

Erreur de casting

Vous connaissez l'histoire de ce chien qui regarde son maître d'un oeil suppliant ? Attendant un geste de sa part, que ce soit une caresse ou un coup ? Et dans les deux cas, le chien lèche la main qui l'a touché, tout heureux que son maître manifeste quelque chose vis-à-vis de lui. Tout content lorsque c'est une caresse, aplati en signe de soumission lorsqu'il prend un coup, avec un oeil tout humide et néanmoins rempli d'amour.

J'ai toujours ressenti une immense pitié pour ce chien,chiot_saint_bernard
et une haine brûlante pour le maître qui frappe l'animal.

Et je ne comprenais pas pourquoi le chien ne se rebiffait pas.

Maintenant, j'ai compris.

Dire que depuis tout ce temps je me prenais pour un ours...

La claque...

Posté par Ferdiebear à 12:33 - Humeur (sautes d') - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 juillet 2009

La guerre est déclarée !

Chuis verte.

Mardi 14 juillet, je suis au bureau depuis 9 heures et pour toute la journée.
Mais c'est pas ça le pire.

Le ballet des avions et autres hélicoptères au dessus de ma tête est en train de me rendre folle. De rage, et puis aussi folle tout court.
C'est la guerre.
Ah non, c'est le 14 juillet, me direz-vous, donc défilé.
Oui, mais justement. Attendez, je vous explique le contexte.

Je travaille dans une entreprise un peu particulière, avec une activité qui ne l'est pas moins, et pour laquelle jours fériés traditionnels ne signifient pas grand chose. 8 mai, Ascension, 15 août, 1er et 11 novembre... et 14 juillet donc, la boîte est ouverte et s'active. Enfin, pas exactement : l'activité de la boîte est assurée et donc, quelques malheureux désignés volontaires sont assignés de permanence au bureau.

Oh, c'est pas le bagne non plus, hein. Tout se fait - dans mon service du moins - dans la plus grande intelligence : esprit de négociation et d'égalité : tu bosses le 8 mai, tu prends l'Ascension ; le 14 juillet de permanence, le 15 août en vacances, etc.
Bref.

Tout ça pour dire, que comme l'année dernière, je me suis portée volontaire pour bosser le 14 juillet. La patrie reconnaissante est fière de moi, ma chef aussi, et moi, je suis tranquille au bureau sans personne pour me déranger dans mes occupations.

Oui, mais non.
Parce que le 14 juillet, comme chacun sait, c'est jour de défilé. Et que ma boîte, manque de bol profond, n'est pas très loin de la place de la Concorde.

En théorie, ce n'est pas très gênant. C'est même rigolo : en arrivant ce matin, j'ai longé les dizaines de camions des différents régiments qui allaient défiler, observer quelques militaires en train de réguler la circulation - ridiculement faible - de ce quartier parisien, voire en train de papoter avec de charmantes jeunes femmes à la terrasse d'un café. Quant à mes occupations de la journée, rès réduites, elles me permettent de me connecter à Internet pour regarder le défilé, bien installée dans mon fauteuil de bureau. Comme l'année dernière, je me réjouissais donc d'avoir une vue imprenable sur les Champs Elysées et d'admirer mes famieux pioupious - ouais, finbon, je vous ai déjà fait le plan l'an dernier à la même date, zavez qu'à aller voir là-bas, et reviendez ensuite, pliz, qu'on finise cette discute.

Que disions-nous déjà , Ah oui : à 9h30, je m'installe devant mon ordinateur, prête à ouvrir tout grand mes vertes mirettes. Je me connecte sur le même site que l'an dernier et là... la CATA.

J'ai bien accès au site, la vidéo est là sous mes yeux, sauf que... pour y avoir accès, faut télécharger une mise à jour de Flash Player. Hum hum.

Ainsi que je vous l'ai déjà raconté, l'admin réseau de ma boîte est un grand parano. Impossible de télécharger, que ce soit des programmes, des fichiers, des images... impossible également d'avoir accès à des sites genre Youtube, Dailymotion, Deezer... j'vous parle même pas de Facebook ou Tweeter (pourtant Canalblog, ça marche, ouf ! Et même Meetic, d'ailleurs... c'est étrange tout de même) !

Même certaines choses qui nous sont indispensables pour notre travail, genre l'accès certains sites d'informations spécialisées (ou pas, d'ailleurs), des mises à jour de programmes, ou même l'accès à un serveur ftp mis à disposition de nos clients, histoire de vérifier les liens avant de leur donner... ben non, macache, tu peux te brosser Martine, et autre access non granted. Pfffff.

J'abandonne donc mon idée première et, sans trop espérer toutefois, j'essaie de trouver un site alternatif. Bah non, chaque fois, je me heurte à ce fichu écran qui me nargue en angliche : Access to this web site has been denied, please contact your administrator.

J'y crois pas.

Je rumine ma déception, quand brusquement, un bruit lancinant déchire le ciel.
C'est la partie aérienne du défilé qui commence. Rho pitinkong.

Il faut vous dire, que j'A-DO-REUH les avions. Depuis toute petite. Comment ça, je vous l'avais jamais dit ? Ah oui, c'est vrai, je vous avais parlé de ma passion pour l'espace (si jamais vous aviez envie de revoir ça, c'est et ), mais c'est tout. Ben pour les avions, c'est pareil. Faudra que je vous en parle un jour. Mais on s'égare (et le premier qui dit "du Nord", je le tronçonne à l'hélice de monomoteur).

Donc, je me rue à la fenêtre du bureau pour essayer de voir les bonavions. Un léger détail pourtant... comme l'année dernière, ils passent de l'autre côté de l'immeuble. Et vu le manque de perspective que la configuration de l'immeuble m'accorde, je ne peux qu'entrapercevoir des ombres reflétées dans le mur miroir d'en face... (j'vais pas vous réexpliquer, hein, je l'avais fait l'an dernier, photo à l'appui, c'est ).

Soudain, idée lumineuse : me ruer sur la terrasse aménagée sur le toit de l'immeuble ; de là, on a une vue magnifique et panoramique sur tout le quartier. On fonce !

Lumineuse, l'idée ? Sauf que l'accès à la terrasse est fermée à clef... Y a pas grand monde aujourd'hui, et le temps de descendre voir les vigiles et essayer de négocier, les bonavions sont tous partis... Snif !

Et c'est pour ça qu'une oursonne en jupette et sandalettes, cheveux au vent et très énervée, courait partout dans un immeuble désert ou quasiment, dans le bruit assourdissant des réacteurs...

Chuis verte. Chuis dég'. Chuis véner. Très, très, très véner.

Administrateur réseau, accroche-toi à ton clavier. Après ce que tu viens de me faire vivre ce matin.... C'EST LA GUERRE !!!

Posté par Ferdiebear à 11:30 - Humeur (sautes d') - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 avril 2009

Conte de fée moderne

Et si aujourd'hui, on racontait une belle histoire ? Allez, tout le monde s'asseoit en cercle, j'ouvre le livre et je commence la lecture :

Le Petit Poucet, de Charles Perrault

Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne qui avaient sept enfants, tous garçons; l'aîné n'avait que dix ans, et le plus jeune n'en avait que sept.
On s'étonnera que le bûcheron ait eu tant d'enfants en si peu de temps ; mais c'est que sa femme allait vite en besogne, et n'en avait pas moins de deux à la fois.
Ils étaient fort pauvres, et leurs sept enfants les incommodaient beaucoup, parce qu'aucun d'eux ne pouvait encore gagner sa vie. (...)
Un soir que ces enfants étaient couchés, et que le bûcheron était auprès du feu avec sa femme, il lui dit, le coeur serré de douleur : "Tu vois bien que nous ne pouvons plus nourrir nos enfants; je ne saurais les voir mourir de faim devant mes yeux, et je suis résolu de les mener perdre demain au bois, ce qui sera bien aisé, car, tandis qu'ils s'amuseront à fagoter, nous n'avons qu'à nous enfuir sans qu'ils nous voient". (...)
Ils allèrent dans une forêt fort épaisse, où à dix pas de distance, on ne se voyait pas l'un l'autre. Le bûcheron se mit à couper du bois, et ses enfants à ramasser des broutilles pour faire des fagots. Le père et la mère, les voyant occupés à travailler, s'éloignèrent d'eux insensiblement, et puis s'enfuirent tout à coup par un petit sentier détourné.
Lorsque ces enfants se virent seuls, ils se mirent à crier et à pleurer de toute leur force.

Marrant ça... ça me rappelle vaguement quelque chose... mais il ne s'agissait pas d'une forêt, ni de bûcherons... Rhaaaaa, mais si, vous ne voyez pas ce que je veux dire ? Ah oui ayé, voilà :

Un couple d'Allemands abandonne ses trois enfants dans un restaurant
Créé le 22.04.09 à 11h41 |
Mis à jour le 22.04.09 à 11h46 
ITALIE - Sortis fumer une cigarette, les parents ne sont jamais revenus les chercher. Ils sont toujours recherchés par la police...
Leur voiture n'a pas bougé du parking, mais eux restent introuvables. Dimanche, vers 20h30, un couple de touristes d'Allemands et leurs trois enfants vont dîner dans une pizzeria d'Aoste en Italie. Un peu après 21 heures, les parents sortent fumer une cigarette laissant leurs trois bambins, dont le plus jeune âgé de seulement quelques mois, à l'intérieur. C’est la dernière fois qu’ils ont été vus.
(…)
Les recherches se poursuivaient ce mercredi pour retrouver les parents. «Nous les recherchons dans tout le pays et à l'étranger. Nous avons mis en place des contrôles aux frontières italiennes, dans les ports, les gares et les aéroports et nous diffusons leur photo. Mais nous n'avons jusqu'ici trouvé aucune trace d'eux», selon ce porte-parole.

(...)

Selon La Stampa qui ne cite pas ses sources, le couple avait des problèmes d'argent (...).

Tain, c'est incroyable tout de même... Quasiment la même histoire !!! Chéri me reproche souvent de confondre la vie et les contes de fées, mais là, on est quand même en plein dedans, non ? Je n'arrive pas à croire qu'on puisse abandonner ses enfants comme ça, à notre époque... La vie serait-elle réellement un conte de fées ? Qui commence comme un cauchemar et se termine par un happy end ? Quoi qu'il en soit, j'espère seulement que pour ces trois bambins, l'histoire va aussi bien se terminer que pour le Petit Poucet :

Après avoir fait pendant quelque temps le métier de courrier, et y avoir amassé beaucoup de biens, il revint chez son père, où il n'est pas possible d'imaginer la joie qu'on eut de le revoir. Il mit toute sa famille à son aise. Il acheta des offices de nouvelle création pour son père et pour ses frères ; et par là il les établit tous, et fit parfaitement bien sa cour en même temps.

"Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" ... qu'ils chériront et n'iront pas abandonner au fond des bois... ou d'un restaurant italien.

Posté par Ferdiebear à 16:58 - Humeur (sautes d') - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juin 2008

Bonne nouvelle pour les footeux

J'ai bien conscience d'arriver 24 heures après tout le monde.
Mais au moins, ça prouve que je suis redevenue un peu plus réactive que ces derniers mois (et toc).

Hier soir, il y a eu un moment incroyable à la rélévision.
Un joli moment, un moment d'émotion, un moment fort...
Même si beaucoup de gens l'ont plutôt mal pris.

Dieu sait (et aussi ceux qui me lisent depuis un moment et ont un peu de mémoire) que je n'aime pas le foot. Et pourtant. Lorsque j'ai appris la nouvelle, j'ai senti une larme poindre au coin de mon oeil.

Hier soir, s'est produit un événement dont le monde du foot peut se sentir fier.
Un moment souvent incompris, un moment peut-être mal venu, un moment peut-être mal choisi d'un point de vue médiatique. Mais pourtant u
n moment important, un moment à célébrer.
Cet événement :

Bah quoi ? J'ai dit une bêtise ? :)
(Hi hi hi)

Oui, ok, c'est encore mon âme de midinette qui parle. Mébon, quand même... Snif snif, émotion, toussa quoi.

Ah oui, et pendant qu'on papote à propos de tout et n'importe quoi, une info tout de même frappante : Elisabeth Tessier l'avait prédit ! Si, si, la preuve :

GENÈVE (AFP) - L'astrologue Elizabeth Teissier avait prédit (…) "un moment unique dans la vie" du sélectionneur Raymond Domenech, dans une chronique parue mercredi dans le magazine suisse l'Illustré.
"Le ciel de Raymond Domenech, comparé à celui de la finale de l'Euro, m'a éblouie", écrit Elizabeth Teissier.
"Ce verseau ascendant vierge vit un moment unique dans sa vie (…).

Finbonbref, il est vrai aussi qu'elle avait annoncé que la France remporterait l'Euro 2008...

Mais quoi ! On ne peut pas non plus avoir raison tout le temps ! Non ? :)

Posté par Ferdiebear à 23:58 - Humeur (sautes d') - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juin 2008

Mea culpa

Oui, ça va, ça va.
Je sais.

8 mois que je suis au-dessous de tout.
Ok, ok, c'est bon.
Je suis déjà morte de honte, rouge tomate écrabouillée, tout ce que vous voulez.

Alors, soyez sympa, n'en rajoutez pas.

Et c'est quoi ton excuse ce coup-ci ? Quoi ? des "excuses" !! Zêtes gonflés, genre j'invente des trucs pour justifier a posteriori une crise de fainéantise de postage. Moi ? Qui suis blanche comme l'agnelle ? (oui bon ok, je l'ai déjà fait, me demandez pas quand, juste j'ai la flemme de rechercher dans mes notes précédentes. Pis on va pas commencer à se prendre la tête pour des bêtises pareilles, si ?)

Blanche comme l'agnelle, hein ? Ouais ben profite qu'il y a du soleil pour bronzer et vas-y, balance, crache-nous ta bafouille.

Ok ok. J'aurais pu vous la jouer genre "j'ai soudain eu l'envie de vivre la vie en VRAI, sans passer par le monde virtuel".

J'aurais pu aussi vous faire le coup du "pas d'envie, pas d'inspiration, la manne s'épuise, le blog s'essoufle, j'ai besoin d'un break bloguesque".

Ou encore vous dire avec de grands soupirs  que tous les sites qui m'inspiraient avant, les vidéos, les musiques, toussa... bah je peux plus y accéder comme avant pour cause de politique très restrictive de la part d'un administrateur réseau paranoïaque (ah ouais, mais ça, c'est vrai en plus... oui bon ok, ça va, c'est pas une excuse, j'ai bien compris).

J'aurais pu.

Ben non, même pas.

En fait, j'ai PAS d'excuses.

Juste une mauvaise organisation, pas suffisamment de motivation, plus d'enthousiasme...
Finbon bref, je sais pas trop, le temps a passé, j'ai eu parfois des idées de posts, mais pas le courage de les mettre noir sur blanc. Voilà.

Vous savez quoi ? Si vous êtes d'accord, on va tout remettre à plat. On va dire que le blog repart et que dans les prochains jours, des notes nouvelles vont voir le jour ici même. Après tout, sur certaines des idées qui m'ont traversé l'esprit ces derniers mois, certaines ne sont peut-être pas tout à fait mortes... Vous êtes d'accord, dites ?

Alors, voilà, je vous donne rendez-vous ici. En tout cas, moi je serai là. En espérant vous retrouver comme au bon vieux temps. Et youpi. Et babouilles à tous. 

Posté par Ferdiebear à 14:25 - Humeur (sautes d') - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 septembre 2007

Vacances, j'oublie tout (2)

Suite du feuilleton de mes aventures estivales (pour lire ou relire le début, allez voir par là)...

Après avoir déposé mon compagnon de voyage, le taxi repart vers mon terminal. Le chauffeur me jette un coup d'oeil par le rétroviseur avec un petit sourire désolé. Il m'avoue qu'il espérait bien que cette rencontre fortuite finirait par un échange de numéros de téléphone... Le beau voyageur sauvé de la pluie et de la déroute par une jeune inconnue... Pour lui, ça ne pouvait finir que par une romance ! Mouais... il m'a l'air très fleur bleue, ce jeune homme.

Nous arrivons à mon terminal. La pluie n'a toujours pas cessé, le chauffeur me demande de l'emmener avec moi au pays du soleil... Il se fera tout petit, ne gênera pas, c'est promis ! Heu... mais c'est qu'il insiste, le bougre ! Je me défile sans vergogne, lui tend quelques billets pour régler la course, et me sauve en riant ! Je l'entend éclater de rire et me souhaiter un bon voyage. Je me retourne pour lui faire un gentil coucou et je me réfugie à l'abri tandis qu'il démarre en klaxonnant.

Bon, c'est là que les choses sérieuses commencent ! D'abord, enregistrer mes deux sacs. Ensuite, partir à la recherche d'un endroit où petit-déjeuner (je meurs de faim !), d'une boutique où acheter quelques magazines, d'un stand duty-free... mais je ne trouve rien de tout ça ! Un vague comptoir où boire un café debout, un kiosque avec un choix fort limité de journaux... C'est pas le Pérou ! Ah si, tiens ! Bien dissimulée, une zone Restauration. McDonald's, Brioche Dorée... Mouais. Je finis par me poser dans un coin avec une tasse remplie d'un liquide très pompeusement baptisé Caffé Latte et un pain au chocolat. Puis je prends ma place dans le trafic dans la queue pour passer les contrôles de sécurité.

En général, je n'aime pas cette partie du voyage. Systématiquement, le portique sonne quand je passe ; à chaque fois, je dois enlever ma veste et mes chaussures ; à chaque fois, j'ai droit à une palpation en règle. Sans oublier bien sûr la fouille du sac qui attire toujours l'oeil aux rayons X. Mais aujourd'hui, rien de tout ça. Mon passage sous le portillon ne déclenche aucune alarme, j'échappe donc aux douaniers papouilleurs. Quant à mon sac à dos et mon sac de fille, ils passent tranquillement le tunnel à vision superman-ienne, et je les récupère sans plus de manières à l'autre bout. Tiens ? Il semblerait que ces vacances démarrent plutôt bien, pour une fois...

Dans la salle d'embarquement, tout continue à bien se passer. Je trouve une place assise, mes voisins sont charmants, souriants. Beaucoup d'enfants jouent dans la salle, mais bizarrement, pas un cri, pas trop de bruit. C'est pas normal tout ça. Serais-je passée dans la 4ème dimension sans m'en rendre compte ?

A quelques mètres de moi, des bornes avec des consoles vidéo sont proposées aux passagers en attente d'embarquement. Pour le plus grand bonheur des enfants, mais aussi de quelques adultes - tous jeunes, mâles... étonnant !
J'observe un grand dadais en costume-cravate, attaché-case posé à ses pieds, en train de disputer une partie de tennis virtuel avec un gamin d'une dizaine d'années en short et tongs. A la fin du match, le gosse rejoint sa famille, des Espagnols en partance pour Valencia ; le grand dadais se dirige vers le fond de la salle et embarque sur le vol pour Milan. Brève rencontre, instant magique : ils n'auront pas échangé un seul mot, juste quelques sourires...

L'heure d'embarquer à notre tour arrive enfin. Je me retrouve dans l'avion, assise côté couloir à côté de deux jeunes Espagnoles qui bavardent et jacassent. Elles n'arrêteront pas de piapiater de tout le vol - adieu mes velléités de poursuivre ma nuit...

C'est la première fois que je voyage sur cette compagnie, une low-cost. Ma première impression : au moins ils passent de la bonne musique pour faire patienter les passagers avant le décollage ! En effet, U2 résonne dans la cabine. Je me rends vite compte qu'en fait, il s'agit d'une boucle sonore avec seulement 3 ou 4 titres différents. Mais bel effort toutefois...

Décollage sans encombres. Les hôtesses nous proposent des boissons et des viennoiseries - payantes bien sûr, low cost oblige. Je m'offre un deuxième café - pas de surprise, il est aussi mauvais que sur les autres compagnies aériennes... Puis les hôtesses repassent avec des casques : les vidéos diffusées pendant le vol alternent documentaires sur Valencia et épisodes de Will et Grace en espagnol... je passe mon tour.

Finalement, les deux heures du vol passent plus vite que je ne l'aurais cru. Atterrissage à Valencia. Après avoir récupéré mes bagages à une vitesse phénoménale et tout aussi inhabituelle que tout le reste de ce voyage, je passe chez Hertz prendre les clefs de la voiture que j'ai réservée depuis Paris. Ah ! Enfin, cette espèce d'état de grâce (sans will) qui me suit depuis ce matin semble vouloir se dissiper : les employés du stand ne parlent pas un mot de français, et très mal anglais, comme d'habitude. Ouf ! les choses redeviennent normales ! Enfin presque : d'habitude ça me met en rogne, aujourd'hui, ça me fait rire. Est-ce la nuit quasi-blanche ? Je suis d'excellente humeur. Yaris_2

Sortie de l'aéroport, je ne reconnais rien : ils ont agrandi, construit de nouvelles infrastructures de parking.. l'effet America's Cup, sans doute. Je finis par retrouver le parking des voitures de location et dénicher ma voiture : une petite Toyota Yaris bleue (la voiture préférée des extra-terrestres !). C'est vrai qu'elle est très mignonne, non ?

Je suis très impressionnée, jusqu'au moment où j'ouvre le coffre. La plage arrière n'est constituée que d'un tissu noir assez léger, avec des velcros pour le fixer aux sièges arrière. Velcros qui ne tiennent déjà plus, alors que la 'tite tuture a à peine 6.000 km au compteur... Un peu cheap pour une voiture aussi bien équipée, dommage... Pas très important toutefois. Je m'installe au volant, prends quelques minutes pour me familiariser avec les commandes, et je démarre pour la dernière partie du trajet.

Justement, pour cette dernière ligne - plus ou moins - droite, cette année, j'ai voulu innover. En effet, quelques jours avant le départ, P'pa Ours m'avait confié son GPS, qui devrait me mener à bon port en un rien de temps. Au début ça m'avait fait doucement rigoler - après tout, je la connais bien, cette route... je suis toujours arrivée à destination, non ? P'pa Ours avait rigolé encore plus fort et avait glissé l'appareil dans mon sac avec un petit mot : tu fais comme tu veux, mais tu pourrais bien avoir des surprises...

Histoire de faire plaisir à P'pa Ours, j'allume le GPS avant même d'avoir quitté l'aéroport. Il commence par me donner des indications très fantaisistes, visant notamment à me faire prendre l'autoroute pour Madrid, puis celle pour Barcelone... mais ça va pas, non ? Je sais bien que je suis en vacances, mais ce n'est pas pour ça qu'il faut me faire faire un détour de plusieurs centaines de kilomètres ! Je n'en fais donc qu'à ma tête, et prend l'autoroute ad hoc dans le bon sens. Non mais... pffff !

Après quelques kilomètres, le GPS semble retrouver ses esprits... et mon chemin. Il me reste encore une bonne centaine de kilomètres à parcourir sur cette autoroute bien droite. J'allume la radio et scanne la bande FM pour retrouver la station de mes dernières vacances - j'en ai bien sûr totalement oublié la fréquence. Pendant trois quarts d'heure, je parcours ainsi la bande FM sans aucun succès : les tunnels se succèdent aux montagnes, la réception s'en ressent, je n'arrive jamais à capter deux fois de suite la même station. Enfin, je finis par retrouver celle que je recherchais, et je me mets à rouler tranquillement, en dessous des limitations des vitesse - pour une fois - clim allumée, musique des années 80 en fond sonore. Je me sens enfin vraiment en vacances ...

A suivre...

Posté par Ferdiebear à 14:43 - Humeur (sautes d') - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 septembre 2007

I am a Popstar !

Ouais, je sais. Criez pas. Hé l'Oursonne, c'est quoi ce titre de post, là ? On se calme. Tout va bien.

Mais non, je ne participe pas à la fameuse émission que Meuh-6 a ressuscité dernièrement. Remettez-vous, quoi... Promis, je vais tout vous expliquer. Mais on va commencer par le commencement, ok ?

Ceux qui suivent mes délires depuis un moment auront sans doute noté que l'une de mes activités préférées, c'est chanter. Toute petite déjà, mes parents me faisaient chanter L'Amérique de Joe Dassin aux réunions familiales (oui, bon, ça va, hein...). Après, je suis passée aux vieilles chansons des années 30 et 40, avec les disques 78 tours récupérés chez mes grands-parents (je me souviens encore avec émotion de L'Hôtel des Trois Canards, que je chantais en trio avec ma grand-mère et ma tante, snif... ou encore de l'inénarrable Ah ! Que la France est belle, que je reprenais en choeur sans trop bien comprendre le contexte). Bien sûr, comme tous les gamins de l'époque, je chantais aussi les succès de Carlos (qui se souvient du Bougalou du Loup-Garou ?) ou d'Annie Cordy (non, pas Tata Yoyo, plutôt La Bébête, ou Joe la Terreur du Nevada, voyez...). Heureusement, ado, mes goûts se sont un peu affinés. Et depuis, il ne se passe pas un jour sans que je fredonne quelque chose. A un tel point que, si je ne chante pas, certains s'inquiètent et me demandent si je vais bien...

Chanter, c'est pour moi un réflexe presque aussi ancré que celui de respirer. C'est aussi un amusement, un plaisir, un loisir. Avec super pote Cityzen, qui adore pousser la chansonnette lui aussi, nous nous retrouvons régulièrement pour chanter ensemble. A notre palmarès : le massacre de Là-Bas, de Vivo per Lei... Finbonbref.

J'ai pris des cours autrefois, avec un pro. Il m'a fait découvrir plusieurs classiques du blues et du jazz, mais je dois bien avouer que ce n'était pas trop mon truc. Je trouvais ça magnifique, mais malgré mes efforts, j'avais un mal de chien à les chanter de façon satisfaisante. Mon prof de l'époque a disparu, englouti par ses activités débordantes, mais j'ai toujours souhaité me remettre à travailler sérieusement le chant. Sans jamais franchir le pas - mon boulot très prenant ne me laissait pas vraiment l'énergie pour chercher un nouveau professeur.

Mais cette année, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes.

Une petite visite à la Mairie de ma douce ville m'a permis d'apprendre que l'Ecole de Musique Municipale avait créé récemment une classe de "Chant Populaire". Après investigation, il s'est avéré que sous cette appellation absconse se cachait des cours visant à travailler des chansons plus accessibles, plus "populaires" donc, que la musique liturgique, lyrique ou classique. Ni une ni deux, je fonce à l'Ecole de Musique pour m'inscrire !

Une charmante secrétaire m'explique alors que, pour espérer intégrer ce cours, très demandé, il faut absolument passer une audition. Et elle me propose un créneau derechef.
- Mademoiselle l'Oursonne, vous préparerez une chanson de votre choix, que vous nous présenterez la semaine prochaine à 19 heures. Pensez à amener une partition, pour que le pianiste du cours puisse vous accompagner. Merci de l'intérêt que vous nous manifestez et à la semaine prochaine.

Gloups...

Alors là... Dans un sens, passer une audition pour un cours de chant, c'est normal, mais moi qui suis déjà en panique quand je dois dire bonjour à quelqu'un que je ne connais pas, alors être jugée sur une chanson... os'cours !!!

Premier problème : quelle chanson choisir ? Vite, je demande son aide à Chéri, lui-même excellent chanteur (quoi, je suis pas objective ?).
-
Ya pas à hésiter, me répond-il avec autorité : tu chanteras Cry Me A River - la version de Julie London, c'est la plus belle chanson du monde !
Re-gloups...
Oui, c'est vrai, cette chanson est sublime. Mais moi, le blues/jazz, j'ai encore du mal.... Pas bon, ça...

De plus en plus stressée, je contacte Cityzen. Il me connait bien, niveau chant, il pourra sûrement m'aider...
- Bah... t'as qu'à faire la chanson de Grease que j'aime bien, là.... Mais si, tu sais bien ! Ah oui :
Hopelessly Devoted to You !
Re-re-gloups...
Chanson courte, pleine d'émotion, mais... un peu haute pour moi. D'habitude, ça ne me gêne pas, j'ai un ou deux petits trucs pour la passer quand même, mais pour une audition... j'ai pas envie de prendre de risques. Autre idée ?

- Bon bah... t'as qu'à faire cette chanson, là... comment elle s'appelle déjà... rhaaaa... elle sert de générique à une chaîne télé.. c'est quoi déjà ?
Moonlight Shadow ?
Tiens oui, bonne idée ! J'ai déjà la partition, récupéree il y a quelques années. Je la maîtrisais pas mal à l'époque. Avec un peu de travail, ça devrait bien le faire !
Sauf que... la chanson n'est pas très compliquée, mais les paroles ne sont pas si évidentes à mémoriser. Avec le stress, je fourche un peu, et les trilles de la mélodie sont parfois approximatives. Une autre solution, vite !

Avec tous ces atermoiements, la date de l'audition approche. Deux jours avant, je n'ai toujours pas pris de décision. Et tout à coup, la lumière fuse : Time After Time, de Cyndi Lauper !
Cette chanson, je l'adore. Je l'ai chantée des centaines de fois, seule, à la maison, en voiture, devant des amis, devant des inconnus... Petit détail : je n'ai pas la partition. Mais à l'heure d'Internet, est-ce vraiment un problème ?

Deux heures plus tard, j'imprime la partition pour voix et piano, et je commence à travailler d'arrache pied. Je dois la connaître parfaitement, suffisamment pour pouvoir dépasser la feuille de papier et me lâcher complètement. C'est le seul moyen d'interpréter une chanson en faisant passer toute l'émotion, me disait mon vieux prof. OK, man, c'est parti pour les répèts !

Le jour J, je suis fin prête. Pourtant, je suis complètement fébrile : je déteste les examens, j'ai tendance à perdre mes moyens, c'est l'horreur. Chéri, très souriant, très confiant, tente de me rassurer. Le conservatoire est à 15 minutes à pieds. Hélas ! Le matin, j'ai eu l'idée saugrenue de mettre des chaussures neuves. Il est 18 heures, mes pieds sont en sang ! Impossible de marcher normalement ! Heureusement, Chéri accepte de m'y conduire en voiture. Grâce à lui, j'arrive près de quinze minutes en avance. Au moins, je ne serai pas arrivée toute essouflée et en nage !

Arrivée devant la salle où se déroulent les auditions, je prête l'oreille : pas un bruit. Je sais pourtant que les auditions s'enchaînent depuis le début de l'après-midi. Peut-être me suis-je trompée de salle ? Mais un jeune homme me rejoint devant cette même porte. Il chantonne tout bas en vérifiant la liste des inscrits affichée sur le mur du couloir. Tiens ! je ne l'avais pas vue, cette feuille ! Je m'approche à mon tour : mon nom y figure bien, en deuxième position. Allez ! courage ! On y est presque !

La porte s'ouvre. Un homme assez jeune passe la tête dans le couloir, nous demande nos noms du bout de sa barbe, puis referme. Mon compère candidat et moi nous regardons, un petit sourire crispé au coin des lèvres. La porte s'ouvre à nouveau : le barbu fait signe à mon concurrent d'entrer. Je me retrouve seule dans le couloir, devant la porte close.

Quelque dix minutes plus tard, le candidat ressort. Je n'ai rien entendu, à part quelques échanges sourds et mystérieux. Il me fait un grand sourire, et s'éloigne, toujours en chantant.

Enfin, le barbu reparaît et me fait entrer. J'avale ma salive, prends mon courage à deux mains, et pénètre dans l'arène.

La salle est assez grande. Un piano à queue, un pupitre pour les partitions et un micro me font face. Derrière moi, juste à côté de la porte, quatre tables de classe sont alignées. Les trois juges, deux hommes et une femme, sont assis là, comme un tribunal. Faites entrer l'accusée !

Pour le moment, d'ailleurs, aucun des trois ne me prête attention. Ils sont toujours en train de discuter de la prestation de mon prédécesseur. Je suis un peu gênée et reste là, les bras ballants. Enfin, l'un des jurés m'adresse la parole :

- Bonjour, vous êtes ?
- Ferdie l'Oursonne, pour vous servir
- Bonjour, Mlle l'Oursonne, et qu'allez-vous nous chanter ?

Je sors mes partitions, en tend une au barbu - qui semble être le pianiste. Il se lève sans enthousiasme, se dirige vers le piano avec lenteur...

- Je vous fais travailler, désolée...
- D'un autre côté, il est là pour ça, vous savez !

Hum...

Enfin, le pianiste est en place. Il fait craquer ses doigts et sans crier gare, commence à plaquer quelques accords.

- Vous êtes sûre que cette chanson est bien dans votre tonalité ? Non, parce que ce n'est pas évident, vous savez.

Je n'ai plus assez de salive pour le "gloups" de rigueur...

- Je l'ai travaillée avec le CD sur la version originale, a priori ça devrait aller...
- Bon allons-y, on va bien voir.

Le barbu se lance. Moi aussi.

Lying in my bed I hear the clock tick and think of you
caught up in circles confusion is nothing new

Il joue très fort, le piano couvre complètement ma voix. La jurée me fait signe d'utiliser le micro. Sans arrêter de chanter, je m'en empare et m'y cramponne.

Flashback, warm nights almost left behind
suitcases of memories,
time after... 

Il faut absolument que j'arrive à dépasser mon stress, mon trac, et à vraiment interpréter ce morceau....
J'arrive au refrain. Je ferme les yeux, et je me lâche enfin :

If you're lost you can look and you will find me
time after time
If you fall I will catch you I'll be waiting
time after time 

- Merci ! me crie la jurée. Je m'arrête en catastrophe.

- Vous appellerez le secrétariat d'ici 4 ou 5 jours pour avoir les résultats. Au revoir Mademoiselle.

Le barbu me rend ma partition, me reconduit à la porte de la salle.

Je me retrouve dans le couloir sans avoir trop réalisé. Deux autres candidates sont assises, attendant leur tour. Elles me dévisagent, essaient de deviner si j'ai réussi le passage ou non. Je leur fais un grand sourire et, tout comme mon prédécesseur moins de 10 minutes avant, je m'éloigne en fredonnant, avec un air faussement dégagé.

Dès que je suis dans la rue, je sors mon téléphone pour appeler Chéri. Je suis encore sous l'effet de l'adrénaline, et mon état d'excitation le fait rire. Je ne suis pas très satisfaite de ma prestation, et je m'inquiète pour le verdict.

- Moi, je suis sûr que tu as été parfaite ! Tu vas être prise, c'est clair et net !

Il ne serait donc pas objectif, lui non plus ? Quoi qu'il en soit, ça fait du bien à entendre, même si je ne suis pas vraiment convaincue...

Les quelques jours d'attente avant les résultats sont plutôt calmes. J'essaie de ne pas trop y penser, pour ne pas me mettre la rate au court-bouillon. Et le jour J, j'hésite à téléphoner au conservatoire de peur d'une mauvaise nouvelle...

- Ah oui ! Mlle l'Oursonne. Vous êtes acceptée !

Je saute au cou de Chéri ! Je bondis partout, je suis aux anges, j'y crois à peine !

Et voilà, donc, comment j'ai passé ma première audition. Oh, je ne suis pas encore prête pour Popstar, c'est clair. Et d'ailleurs, je n'ai aucune envie d'y aller. Mais j'attends avec impatience ma première leçon de Chant Populaire.. La rentrée du conservatoire s'effectue fin septembre, plus que quelques jours de patience !

Posté par Ferdiebear à 23:57 - Humeur (sautes d') - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 septembre 2007

Vacances, j'oublie tout

Bon, cette fois, on ne peut plus faire l'autruche, la tête dans le sable pour se cacher la réalité. D'ailleurs, ici il  n'y a même pas de sable. Donc, autant être fort, faire face et assumer : les vacances c'est fini, voici venu le temps des rires et des chants... heu... voici venu le temps de la rentrée.

Quand je pense qu'il y a à peine un mois - hein, quoi ? déjà un mois ? - je partais péniblement en vacances... Péniblement, car quelque peu paralysée par une sciatique sournoise. Péniblement aussi, car cette foutue sciatique m'avait contrainte à renoncer aux vacances initialement prévues, les premières avec Chéri. Péniblement, toujours, car l'organisation des vacances de remplacement s'est fait à l'arrache totale. Péniblement, enfin, car une fois de plus, et comme à chaque fois que je pars en vacances (rien que pour mes vacances de l'été 2005, jetez donc un oeil , , , , et - et non, je ne vous le chanterai pas !), le départ lui-même a été assez sportif. Les vacances avec l'Oursonne, c'est l'aventure assurée !

Flash-back, coup de baguette magique, nous voici remontant le temps jusqu'à ce fatidique 20 août, jour marquant le début officiel de mes vacances d'été 2007.

20 août, 4h20 : la sonnerie du réveil se déclenche. Beaucoup trop tôt. Je n'ai dormi que deux heures à peine ; ça faisait un moment que les insomnies m'avaient oubliée, pourtant. Je n'ouvre même pas les yeux, quelques minutes de sommeil supplémentaires ne seront pas superflues. Quand la seconde alarme se met à hurler, une demi-heure plus tard, l'effet est brutal. Tout me revient en tête comme un coup de poing : le taxi qui arrive, l'avion à prendre. Je descends à la cuisine. Pas le temps de petit-déjeuner, mais un verre de jus d'orange devrait me permettre d'effacer la nuit.

Les gestes s'enchaînent, machinalement. Je sors de la salle de bains douchée, réveillée. Avec le pouce entaillé, aussi - un accident de rasoir qui a contribué douloureusement à me sortir de ma torpeur. Trousse de toilette bouclée, fourrée dans le sac de voyage. Dernier tour de contrôle dans l'appartement : fenêtres closes, rideaux tirés, lumières éteintes... tout est paré !

Il est 6h20, je descends dans la rue. Il fait noir, il pleut à verse. Je ne suis pas mécontente de partir loin de ce temps pourri. Le taxi arrive, un peu en avance. Je m'assois à l'arrière, indique ma destination au chauffeur, un jeune type plutôt sympa. Il engage tout de suite la conversation. Pourquoi pas, après tout ? J'attendrai d'être dans l'avion pour me rendormir un peu.

Peu de voitures sur l'autoroute, le trafic est fluide malgré la pluie qui redouble d'intensité. Je vais être en avance à l'aéroport, tant mieux. Pour une fois que tout se déroule sur des roulettes, on ne va pas s'en plaindre.

Oui mais non. Juste à la bretelle de sortie qui conduit à l'aéroport, un taxi en panne sur le bas-côté tous warnings allumés. Le conducteur nous fait de grands signes. Mon chauffeur effectue un arrêt d'urgence de toute beauté, me lance un regard interrogateur - et sur mon signe de tête, sort du véhicule et se précipite sous la pluie à la rencontre de son collègue malchanceux et trempé. Un pneu crevé, ce n'est rien, mais son client doit prendre un avion, il est très en retard, c'est la cata. Nous l'embarquons.

Mon nouveau compagnon de route est très stressé : il a moins d'une demi-heure pour attraper son vol. Je demande au chauffeur de faire un détour pour le déposer en premier. Le voyageur malheureux est surpris, visiblement soulagé. J'entreprends de lui poser quelques questions sur son métier et sors deux ou trois de ces fameuses blagues à 30 centimes d'euro dont j'ai le secret pour lui changer les idées. Mission difficile car, depuis ce matin, il ne lui arrive que des tuiles : grosse panne d'oreiller, difficulté à trouver un taxi, puis la crevaison... En plus, il vient d'être embauché dans cette boîte, à un poste qui le motive à fond ; et ce matin, il est censé prendre ce vol avec son PDG, qu'il n'a pas revu depuis l'entretien d'embauche... Rater ce vol, ce serait la grosse cata ! Une très mauvaise note dans son dossier, en pleine période d'essai ! Autant dire que le gars est au comble de la nervosité.

Enfin, nous arrivons à l'aéroport et le déposons devant son terminal ; je le regarde s'éloigner en courant. Le taxi repart vers le terminal d'où partira mon vol et je reste songeuse : saurai-je un jour si mon compagnon de route a pu prendre son avion ?

A suivre...

Posté par Ferdiebear à 18:18 - Humeur (sautes d') - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »