25 février 2011

J'ai dîné à London

Deuxième note de l'année, comme quoi tout arrive !

Bon alors, dans la note précédente, on disait quoi, déjà ?

Ah oui ! On parlait de 2010, de reprise en main et de remontage de moral. Et au fil de ces entreprises de ravalement intérieur et extérieur d'Oursonne, quelques découvertes surprenantes.

Entre autres choses, dont je vous parlerai plus tard, si Dieu le veult (non, pas Philippe - comique de répétition - pas drôle ? ah...), le remontage de moral passe chez moi par l'évasion loin de chez moi - faut que je me casse ailleurs, voir si c'est plus bath ailleurs, disait Bill Deraime, ou mon oncle, je ne sais plus.

Donc, en 2010, je me suis ba-la-dée.

Et notamment chez nos voisins les Grands-Bretons.

Ben là, j'ai eu comme qui dirait des surprises. Des trucs agréables, hein, mébon, complètement inattendus par rapport à mes expériences précédentes.

Il faut vous dire que les Grands-Bretons, je les fréquente depuis très très longtemps. Mon premier séjour chez eux remonte à ma plus tendre enfance, mes 7 ans à vue de museau. M'man Ourse, dans la grande lucidité qui était la sienne à l'époque où elle se chargeait de faire de moi une Oursonne accomplie, avait résolu de me faire apprendre l'anglais avant l'âge officiel. Et, avant même mes 10 ans, elle m'avait expédiée manu militari chez les Britons plusieurs étés de suite afin de m'aider à parfaire ma pratique de la langue, ce qui fait qu'aujourd'hui, sanx to maille meume, aille spique plutôt pas mal engliche. Et voui. Mébon, j'arrête là de me la péter, et je reprends le fil (de l'épée).

Donc, j'ai subi de nombreux séjours linguistiques chez la Queen d'à côté. Devenue adulte (bah si, chuis adulte, pfff), j'y suis retombée plusieurs fois pour le boulot. Et à chaque fois, j'ai souffert le martyre : la bouffe chez eux, c'est pas ça. Et la bouffe, pour une Oursonne en pleine croissance (bah si, chuis adulte ET en pleine croissance, c'est pas contradictoire chez les ours de mauvaise foi que je sache), c'est pas un motif de plaisanterie. Alors leurs sandwiches au concombre, chips au vinaigre, plats avec des sauces bizarres, et autres desserts massacrés à coup de jelly ou de crème qu'a l'air tourné... A chaque fois me revenait en tête une chouette ritournelle de mon enfance (encore une) :

Oué, je sais, l'immensité de ma culture musicale vous étonnera toujours.

Bref.

Bah en 2010, je sais pas ce qui s'est passé, mais en Grande-Bretagne, je me suis ré-ga-lée.

J'ai découvert que si, si, quand ils veulent, les Anglais pouvaient faire de la bonne cuisine, voire même de la cuisine gastronomique. Et c'est pas que Jamie Oliver ! Nous (ah oui, j'vous avais pas dit, pour la plupart de mes trips de 2010, j'étais accompagnée) avons notamment dîné dans l'un sinon le plus ancien restaurant de Londres, fondé en 1798. Et je peux vous assurer que tout, depuis les amuse-bouche jusqu'aux mignardises accompagnant le café, sans oublier le pain, le vin (naaan, pas de Boursin, zêtes pas bien ? on parle de restau gastronomique, là), tout était juste délicieux comme rarement. Raaaaaa. Quand ils veulent, je reviens manger chez eux.

Mais le plus étonnant de mes découvertes, je l'ai trouvé au cours d'un autre voyage outre-Manche, un peu plus au Nord. Et quand je dis étonnant, ça a quand même été un truc... nan, j'peux pas le qualifier là, comme ça. Faudrait que vous voyiez par vous-même... Bon déjà, je vais vous mettre la recette :

Prendre une panse de brebis, la laver soigneusement, la retourner comme un gant et gratter proprement l'intérieur. Laisser tremper toute une nuit dans de l'eau salée.

Laver le cœur, le foie et les poumons d'un mouton. Plonger le tout dans de l'eau bouillante salée et laisser cuire à petit feu pendant deux heures. Retirer de l'eau, enlever les cartilages et la trachée-artère, puis hacher le tout menu au couteau ou bien passer au hachoir.

Epluchez les oignons, les faire blanchir dans de l'eau bouillante et les passer aussi au hachoir. Réserver l'eau de cuisson. Dans une poêle, griller lentement la farine d'avoine jusqu'à ce qu'elle soit bien croustillante. La mélanger avec les autres ingrédients, ajouter un peu de l'eau de cuisson des oignons et pétrir le tout en masse consistante, mais souple.

Introduire cette farce dans la panse de brebis pour la remplir aux 2/3 environ. Bien évacuer l'air et, le cas échéant, ficeler au milieu. Piquer plusieurs fois à l'aiguille pour que la panse n'éclate pas à la cuisson. Faire cuire doucement pendant trois à quatre heures dans une marmite d'eau bouillante, couvercle fermé. Réserver ensuite au chaud et retirer les ficelles. Servir en tranche bien garnies de beurre et de purée de rutabaga et de pommes de terre.

Miam miam, non ? :-)haggis2

Les plus connaisseurs auront reconnu ce plat hyper célèbre à travers le monde : le haggis, aka la panse de brebis farcie. Pour les autres, voici une image de ce que ça donne. Le haggis, donc, c'est l'espèce de truc rond en bas à droite de l'assiette. Et ouais, sous cette forme, ça se mange au petit déjeuner.

Bah quoi ?

Oh allez, faites pas vos chochottes, c'est très bon le haggis.

Bon, ok, on fait une petite pause pour ceux qui ont envie d'aller vomir (les toilettes sont sur votre droite).

Ayé, ça va mieux ?

Ménan, je ne me moque pas. Voire même, allez, j'avoue, avant ce voyage en Ecosse, rien que l'idée des poumons de mouton dans la panse de brebis.... finbonbref, yeark quoi.

Et là, premier jour en Ecosse : Glasgow, chouette petit hôtel, salle de restauration toute mignonnette, 9 heures du mat'. Je commande, salive aux babines, une platée de scrambled eggs, bacon et sausages (rhaaaa... rien que pour ça, j'y retourne tout de suite - vive le petit déj' à l'anglaise). Et quand je vois arriver devant moi une assiette ressemblant pas mal à celle de la photo, avec un machin noir que j'identifie pas, j'appelle la waitress : "sciouse mi, miss, beute wat ze hell is dat ting zere ?" ("j'vous avais prévenu que je causais super bien le brit, non ?).

Je vais pas pouvoir vous retranscrire sa réponse, cause qu'en plus, l'accent écossais c'est juste pas possib'. Mais croyez-moi sur parole quand je dis que c'était très gentil et que si je voulais, je pourrais avoir du rab.

Heu.... chuis pas sûre là...

Mais, n'écoutant que mon courage préalablement pris à trois voire quatre mains, j'ai fini par goûter. Et par réclamer du rab', encore du rab', encore plus de rab', please !

Conclusion, le haggis, faut pas s'arrêter à ce qu'il y a dedans, ni à l'heure qu'il est, c'est bon, mangez-en. La preuve : j'en ai repris à chaque petit déj', rab compris. Et aussi au dîner. Parce que le poulet fourré au haggis, c'est trop bon (mais là, j'ai pas compris, ils ont pas voulu, pour le rabiot).

En revanche, j'ai goûté un autre truc, à Edimbourg cette fois : du fudge. On a découvert, dans une petite rue en pente (ouais, bon, à Edimbourg ya plein de rues qui descendent, et encore plus qui montent), une boutique glorieusement baptisée la Maison du Fudge (bah non, pas en français, hein). Une espèce de chocolatier spécialisée dans le Fudge, décliné dans de multiples parfums et combinaisons.

A prime abord, le fudge, ça peut être que bon : du lait, du sucre, du beurre (plein), du chocolat... Que des choses miam slurp, quoi. Donc, quand je me suis retrouvée dans cette boutique, je me suis sentie vite très malheureuse devant tant de tentations. Mais j'ai réussi à me limiter à deux morceaux (énoooooooormes mébon), avec des parfums différents (non, me demandez pas, me souviens pas).

Mouais. Ben le fudge, en fait, c'est très surfait. Pas terrible même. Ecoeurant. Gras. Lourd. Beuark. Grosse déception. Mëme pas fini les morceaux, qui se sont retrouvés sauvagement abandonnés dans une poubelle au coin du carrefour le plus proche.

Comme quoi, faut pas s'arrêter à sa première impression : faut goûter et après on avise.

Mais vous imaginez bien qu'en Ecosse, à Londres, ou ailleurs, on n'a pas fait que manger, non plus. Alors, suite à un prochain épisode pour d'autres expériences deux-mille-dixesques.

Ouais. Parce que là, faut que je vous laisse, ya un fondant au chocolat maison qui m'appelle depuis le four. Et puis, toutes ces histoires de Grande-Bretagne, ça m'a donné faim. A taaaaable !

Posté par Ferdiebear à 01:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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