20 octobre 2008
L'effaceur était ursiphobe
Parfois, je me dis que nous vivons dans un drôle de monde. Vraiment.
Déjà, quand on voit la place que le virtuel a pris dans nos vies, il 'est plutôt difficile de se souvenir de comment c'était avant. De ne pas se dire qu'il s'agissait d'un très vieux - et très mauvais - film de science-fiction, de type uchronie (si vous ne voyez vraiment pas ce que je veux dire... allez donc là deux secondes, et vous saurez tout, tout, tout, sur le... heu non : tout, tout, tout sur l'uchronie).
Non. Vraiment. C'est pas possible. Pas possible de croire qu'il y a 15 ans à peine, personne ou presque ne téléphonait dans la rue, dans le métro, n'importe où. Difficile de croire que lorsqu'on voulait avoir de la musique constamment avec soi, il fallait se déplacer avec des valises de cassettes. Sans parler de l'armada de packs de piles. Qu'il y a encore 10 ans, la meilleure façon de rester en contact avec ses amis, c'était de leur téléphoner - de chez soi, donc, et encore fallait-il qu'eux aussi soient chez eux - ou de leur écrire - sur une feuille de papier, mon dieu quelle horreur ! - ou de se déplacer.
Alors qu'aujourd'hui entre portables, mail, tchat et réseaux sociaux sur le web, tout est dématérialisé. Et quasi instantané.
Tiens ? Ferdie l'Oursonne nous ferait-elle un p'tit coup de Syndrome du "c'était mieux avant" ? Non. Même pas. Surtout pas, même. J'adore cette époque et toute la techno afférente. C'est quand même magique tous ces trucs, quand on y pense. Non ?
Encore que... parfois on peut avoir quelques surprises. Et lire des choses hallucinantes, à se demander ce qu'on a bien pu fumer récemment - et pourtant, on sait pertinemment qu'on ne fume pas !
Exemple : cette dépêche, trouvée pour vous cet après-midi :
Un ours en peluche banni de Facebook - 20 octobre 2008
Beaulieu, Angleterre - Un "Teddy Bear" a vu son profil supprimé du site communautaire Facebook. Les gestionnaires du site redoutaient qu'il devienne dangereux.
Un ours en peluche a vu son profil Facebook supprimé parce qu'il dérogeait aux règles établies par le site communautaire.
L'adhésion de Bartie Bristle (le nom de la peluche) a été annulée selon le motif qu'il pourrait être un faux ours
"Ils ont pensé que quelqu'un pourrait se cacher derrière Bartie et que cela pourrait être dangereux. Ils appellent cela l'antispécisme" a déclaré Amanda Middleditch, la créatrice de l'ourson. "C'était un petit jeu totalement innocent" ajoute-t-elle.
Bartie avait réussi à se faire 150 amis durant les 6 mois où il était présent sur le site.
Un ours en peluche, dangereux ? Et pourquoi pas ennemi public numéro 1, aussi ?
Remarque, s'ils sont méfiants comme ça, sur Facebook... en plus apparemment ils aiment pas les pseudo-ours... Oh non, mon dieu, os'cours ! Ils ont tué Kenny effacé Bartie ! A qui le tour maintenant ? Maman, j'ai peur !! Help, please help !!!
06 octobre 2008
Où l'on parlait de trucs et de machins
Tiens ! Mais ça faisait longtemps !!
Quoi, mauvaise foi ! On vous a jamais dit que la meilleure défense c'était l'attaque ? :)
Ok, je suis absente depuis un moment. Je ne vais pas vous dire que ça va s'arranger, car à chaque fois que je l'ai fait, les circonstances ont fait que en fait, ben non.
Donc aujourd'hui, je ne fais que passer. Et toc. On va bien voir si on arrive à conjurer le sort...
Mais on papote, on papote, et le temps passe si vite...
Je suis donc passée aujourd'hui pour faire écho (cho, choo, chooooo... mmmrffff... oh ça va, ça va, oui j'ai honte, là c'est dit ! alors on va vite oublier cette vanne débile, ok ? En vous remerciant.) à une news un peu triste.
M. André Bellec est mort ce week-end. Snif.
J'imagine que ce nom ne vous dit rien ? Gens de peu de culture ! Ou alors, vous êtes né(e)(s) dans les années 1980, c'est ça ? Ah ça, si vous êtes des jeunots alors, vous êtes tout pardonnés. Alors, voilà :
André Bellec, donc, était le fondateur des Frères Jacques.
Pour ceux à qui vraiment ça ne dit rien, allez donc faire un tour sur ce site, et revenez après (si, si, je vous assure, reviendez !).
Alors d'accord, les Frères Jacques ça remonte aux années 40. Mais ils ont perduré jusqu'en 1982 et on les voyait encore beaucoup à la télé alors que je n'étais encore qu'une toute petite oursonne toute mignonne avec sa tétine et son hochet. Et mine de rien, quelque 30 ans plus tard (grmmmmpfff, oui bon, 35 ans !), je me souviens encore de leurs chansons si entraînantes, de leurs belles bacchantes, de leurs costumes de scène tellement inimitables (sauf dans Star Trek et encore) et de leurs chorégraphies... heu... ébouriffantes ?
Mais plutôt que de vous en parler, on va vous montrer. Musique Maestro !
(Avis préliminaire aux distraits, multitâches et autres liseurs en diagonale : attention, il faut écouter attentivement les paroles, sinon tout le sel de la chose pourrait vous passer par dessus la tête. Voire même ce petit bijou pourrait devenir rasoir, ce qui, vous en conviendrez aisément, serait du plus grand dommage. Allez, un petit effort, quoi, la grande musique, ça se mérite !)
La ceinture
Voilà. Un petit moment d'enfance qui s'en est allé. Snif again (non, pas à Moscou, pfff).
Mais mine de rien, ces quatre zigotos-là m'auront appris une chose : rien n'égale en drôlerie les pires âneries faites avec le plus grand sérieux.
Allez, un p'tit dernier pour la route ? Allons-y. Un grand moment de poésie. N'est-il pas ? Que du bonheur.
Le pacha

Tribulations d'un Tubercule
Saisons 1 et 2
