Les Délires de Ferdie l'Oursonne

Réflexions perso, délires, humeur (sautes d'), mauvaise foi, news insolites ... ou tout ce qui me passe par la tête !

24 septembre 2007

Vacances, j'oublie tout (2)

Suite du feuilleton de mes aventures estivales (pour lire ou relire le début, allez voir par là)...

Après avoir déposé mon compagnon de voyage, le taxi repart vers mon terminal. Le chauffeur me jette un coup d'oeil par le rétroviseur avec un petit sourire désolé. Il m'avoue qu'il espérait bien que cette rencontre fortuite finirait par un échange de numéros de téléphone... Le beau voyageur sauvé de la pluie et de la déroute par une jeune inconnue... Pour lui, ça ne pouvait finir que par une romance ! Mouais... il m'a l'air très fleur bleue, ce jeune homme.

Nous arrivons à mon terminal. La pluie n'a toujours pas cessé, le chauffeur me demande de l'emmener avec moi au pays du soleil... Il se fera tout petit, ne gênera pas, c'est promis ! Heu... mais c'est qu'il insiste, le bougre ! Je me défile sans vergogne, lui tend quelques billets pour régler la course, et me sauve en riant ! Je l'entend éclater de rire et me souhaiter un bon voyage. Je me retourne pour lui faire un gentil coucou et je me réfugie à l'abri tandis qu'il démarre en klaxonnant.

Bon, c'est là que les choses sérieuses commencent ! D'abord, enregistrer mes deux sacs. Ensuite, partir à la recherche d'un endroit où petit-déjeuner (je meurs de faim !), d'une boutique où acheter quelques magazines, d'un stand duty-free... mais je ne trouve rien de tout ça ! Un vague comptoir où boire un café debout, un kiosque avec un choix fort limité de journaux... C'est pas le Pérou ! Ah si, tiens ! Bien dissimulée, une zone Restauration. McDonald's, Brioche Dorée... Mouais. Je finis par me poser dans un coin avec une tasse remplie d'un liquide très pompeusement baptisé Caffé Latte et un pain au chocolat. Puis je prends ma place dans le trafic dans la queue pour passer les contrôles de sécurité.

En général, je n'aime pas cette partie du voyage. Systématiquement, le portique sonne quand je passe ; à chaque fois, je dois enlever ma veste et mes chaussures ; à chaque fois, j'ai droit à une palpation en règle. Sans oublier bien sûr la fouille du sac qui attire toujours l'oeil aux rayons X. Mais aujourd'hui, rien de tout ça. Mon passage sous le portillon ne déclenche aucune alarme, j'échappe donc aux douaniers papouilleurs. Quant à mon sac à dos et mon sac de fille, ils passent tranquillement le tunnel à vision superman-ienne, et je les récupère sans plus de manières à l'autre bout. Tiens ? Il semblerait que ces vacances démarrent plutôt bien, pour une fois...

Dans la salle d'embarquement, tout continue à bien se passer. Je trouve une place assise, mes voisins sont charmants, souriants. Beaucoup d'enfants jouent dans la salle, mais bizarrement, pas un cri, pas trop de bruit. C'est pas normal tout ça. Serais-je passée dans la 4ème dimension sans m'en rendre compte ?

A quelques mètres de moi, des bornes avec des consoles vidéo sont proposées aux passagers en attente d'embarquement. Pour le plus grand bonheur des enfants, mais aussi de quelques adultes - tous jeunes, mâles... étonnant !
J'observe un grand dadais en costume-cravate, attaché-case posé à ses pieds, en train de disputer une partie de tennis virtuel avec un gamin d'une dizaine d'années en short et tongs. A la fin du match, le gosse rejoint sa famille, des Espagnols en partance pour Valencia ; le grand dadais se dirige vers le fond de la salle et embarque sur le vol pour Milan. Brève rencontre, instant magique : ils n'auront pas échangé un seul mot, juste quelques sourires...

L'heure d'embarquer à notre tour arrive enfin. Je me retrouve dans l'avion, assise côté couloir à côté de deux jeunes Espagnoles qui bavardent et jacassent. Elles n'arrêteront pas de piapiater de tout le vol - adieu mes velléités de poursuivre ma nuit...

C'est la première fois que je voyage sur cette compagnie, une low-cost. Ma première impression : au moins ils passent de la bonne musique pour faire patienter les passagers avant le décollage ! En effet, U2 résonne dans la cabine. Je me rends vite compte qu'en fait, il s'agit d'une boucle sonore avec seulement 3 ou 4 titres différents. Mais bel effort toutefois...

Décollage sans encombres. Les hôtesses nous proposent des boissons et des viennoiseries - payantes bien sûr, low cost oblige. Je m'offre un deuxième café - pas de surprise, il est aussi mauvais que sur les autres compagnies aériennes... Puis les hôtesses repassent avec des casques : les vidéos diffusées pendant le vol alternent documentaires sur Valencia et épisodes de Will et Grace en espagnol... je passe mon tour.

Finalement, les deux heures du vol passent plus vite que je ne l'aurais cru. Atterrissage à Valencia. Après avoir récupéré mes bagages à une vitesse phénoménale et tout aussi inhabituelle que tout le reste de ce voyage, je passe chez Hertz prendre les clefs de la voiture que j'ai réservée depuis Paris. Ah ! Enfin, cette espèce d'état de grâce (sans will) qui me suit depuis ce matin semble vouloir se dissiper : les employés du stand ne parlent pas un mot de français, et très mal anglais, comme d'habitude. Ouf ! les choses redeviennent normales ! Enfin presque : d'habitude ça me met en rogne, aujourd'hui, ça me fait rire. Est-ce la nuit quasi-blanche ? Je suis d'excellente humeur. Yaris_2

Sortie de l'aéroport, je ne reconnais rien : ils ont agrandi, construit de nouvelles infrastructures de parking.. l'effet America's Cup, sans doute. Je finis par retrouver le parking des voitures de location et dénicher ma voiture : une petite Toyota Yaris bleue (la voiture préférée des extra-terrestres !). C'est vrai qu'elle est très mignonne, non ?

Je suis très impressionnée, jusqu'au moment où j'ouvre le coffre. La plage arrière n'est constituée que d'un tissu noir assez léger, avec des velcros pour le fixer aux sièges arrière. Velcros qui ne tiennent déjà plus, alors que la 'tite tuture a à peine 6.000 km au compteur... Un peu cheap pour une voiture aussi bien équipée, dommage... Pas très important toutefois. Je m'installe au volant, prends quelques minutes pour me familiariser avec les commandes, et je démarre pour la dernière partie du trajet.

Justement, pour cette dernière ligne - plus ou moins - droite, cette année, j'ai voulu innover. En effet, quelques jours avant le départ, P'pa Ours m'avait confié son GPS, qui devrait me mener à bon port en un rien de temps. Au début ça m'avait fait doucement rigoler - après tout, je la connais bien, cette route... je suis toujours arrivée à destination, non ? P'pa Ours avait rigolé encore plus fort et avait glissé l'appareil dans mon sac avec un petit mot : tu fais comme tu veux, mais tu pourrais bien avoir des surprises...

Histoire de faire plaisir à P'pa Ours, j'allume le GPS avant même d'avoir quitté l'aéroport. Il commence par me donner des indications très fantaisistes, visant notamment à me faire prendre l'autoroute pour Madrid, puis celle pour Barcelone... mais ça va pas, non ? Je sais bien que je suis en vacances, mais ce n'est pas pour ça qu'il faut me faire faire un détour de plusieurs centaines de kilomètres ! Je n'en fais donc qu'à ma tête, et prend l'autoroute ad hoc dans le bon sens. Non mais... pffff !

Après quelques kilomètres, le GPS semble retrouver ses esprits... et mon chemin. Il me reste encore une bonne centaine de kilomètres à parcourir sur cette autoroute bien droite. J'allume la radio et scanne la bande FM pour retrouver la station de mes dernières vacances - j'en ai bien sûr totalement oublié la fréquence. Pendant trois quarts d'heure, je parcours ainsi la bande FM sans aucun succès : les tunnels se succèdent aux montagnes, la réception s'en ressent, je n'arrive jamais à capter deux fois de suite la même station. Enfin, je finis par retrouver celle que je recherchais, et je me mets à rouler tranquillement, en dessous des limitations des vitesse - pour une fois - clim allumée, musique des années 80 en fond sonore. Je me sens enfin vraiment en vacances ...

A suivre...

Posté par Ferdiebear à 14:43 - Humeur (sautes d') - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


20 septembre 2007

I am a Popstar !

Ouais, je sais. Criez pas. Hé l'Oursonne, c'est quoi ce titre de post, là ? On se calme. Tout va bien.

Mais non, je ne participe pas à la fameuse émission que Meuh-6 a ressuscité dernièrement. Remettez-vous, quoi... Promis, je vais tout vous expliquer. Mais on va commencer par le commencement, ok ?

Ceux qui suivent mes délires depuis un moment auront sans doute noté que l'une de mes activités préférées, c'est chanter. Toute petite déjà, mes parents me faisaient chanter L'Amérique de Joe Dassin aux réunions familiales (oui, bon, ça va, hein...). Après, je suis passée aux vieilles chansons des années 30 et 40, avec les disques 78 tours récupérés chez mes grands-parents (je me souviens encore avec émotion de L'Hôtel des Trois Canards, que je chantais en trio avec ma grand-mère et ma tante, snif... ou encore de l'inénarrable Ah ! Que la France est belle, que je reprenais en choeur sans trop bien comprendre le contexte). Bien sûr, comme tous les gamins de l'époque, je chantais aussi les succès de Carlos (qui se souvient du Bougalou du Loup-Garou ?) ou d'Annie Cordy (non, pas Tata Yoyo, plutôt La Bébête, ou Joe la Terreur du Nevada, voyez...). Heureusement, ado, mes goûts se sont un peu affinés. Et depuis, il ne se passe pas un jour sans que je fredonne quelque chose. A un tel point que, si je ne chante pas, certains s'inquiètent et me demandent si je vais bien...

Chanter, c'est pour moi un réflexe presque aussi ancré que celui de respirer. C'est aussi un amusement, un plaisir, un loisir. Avec super pote Cityzen, qui adore pousser la chansonnette lui aussi, nous nous retrouvons régulièrement pour chanter ensemble. A notre palmarès : le massacre de Là-Bas, de Vivo per Lei... Finbonbref.

J'ai pris des cours autrefois, avec un pro. Il m'a fait découvrir plusieurs classiques du blues et du jazz, mais je dois bien avouer que ce n'était pas trop mon truc. Je trouvais ça magnifique, mais malgré mes efforts, j'avais un mal de chien à les chanter de façon satisfaisante. Mon prof de l'époque a disparu, englouti par ses activités débordantes, mais j'ai toujours souhaité me remettre à travailler sérieusement le chant. Sans jamais franchir le pas - mon boulot très prenant ne me laissait pas vraiment l'énergie pour chercher un nouveau professeur.

Mais cette année, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes.

Une petite visite à la Mairie de ma douce ville m'a permis d'apprendre que l'Ecole de Musique Municipale avait créé récemment une classe de "Chant Populaire". Après investigation, il s'est avéré que sous cette appellation absconse se cachait des cours visant à travailler des chansons plus accessibles, plus "populaires" donc, que la musique liturgique, lyrique ou classique. Ni une ni deux, je fonce à l'Ecole de Musique pour m'inscrire !

Une charmante secrétaire m'explique alors que, pour espérer intégrer ce cours, très demandé, il faut absolument passer une audition. Et elle me propose un créneau derechef.
- Mademoiselle l'Oursonne, vous préparerez une chanson de votre choix, que vous nous présenterez la semaine prochaine à 19 heures. Pensez à amener une partition, pour que le pianiste du cours puisse vous accompagner. Merci de l'intérêt que vous nous manifestez et à la semaine prochaine.

Gloups...

Alors là... Dans un sens, passer une audition pour un cours de chant, c'est normal, mais moi qui suis déjà en panique quand je dois dire bonjour à quelqu'un que je ne connais pas, alors être jugée sur une chanson... os'cours !!!

Premier problème : quelle chanson choisir ? Vite, je demande son aide à Chéri, lui-même excellent chanteur (quoi, je suis pas objective ?).
-
Ya pas à hésiter, me répond-il avec autorité : tu chanteras Cry Me A River - la version de Julie London, c'est la plus belle chanson du monde !
Re-gloups...
Oui, c'est vrai, cette chanson est sublime. Mais moi, le blues/jazz, j'ai encore du mal.... Pas bon, ça...

De plus en plus stressée, je contacte Cityzen. Il me connait bien, niveau chant, il pourra sûrement m'aider...
- Bah... t'as qu'à faire la chanson de Grease que j'aime bien, là.... Mais si, tu sais bien ! Ah oui :
Hopelessly Devoted to You !
Re-re-gloups...
Chanson courte, pleine d'émotion, mais... un peu haute pour moi. D'habitude, ça ne me gêne pas, j'ai un ou deux petits trucs pour la passer quand même, mais pour une audition... j'ai pas envie de prendre de risques. Autre idée ?

- Bon bah... t'as qu'à faire cette chanson, là... comment elle s'appelle déjà... rhaaaa... elle sert de générique à une chaîne télé.. c'est quoi déjà ?
Moonlight Shadow ?
Tiens oui, bonne idée ! J'ai déjà la partition, récupéree il y a quelques années. Je la maîtrisais pas mal à l'époque. Avec un peu de travail, ça devrait bien le faire !
Sauf que... la chanson n'est pas très compliquée, mais les paroles ne sont pas si évidentes à mémoriser. Avec le stress, je fourche un peu, et les trilles de la mélodie sont parfois approximatives. Une autre solution, vite !

Avec tous ces atermoiements, la date de l'audition approche. Deux jours avant, je n'ai toujours pas pris de décision. Et tout à coup, la lumière fuse : Time After Time, de Cyndi Lauper !
Cette chanson, je l'adore. Je l'ai chantée des centaines de fois, seule, à la maison, en voiture, devant des amis, devant des inconnus... Petit détail : je n'ai pas la partition. Mais à l'heure d'Internet, est-ce vraiment un problème ?

Deux heures plus tard, j'imprime la partition pour voix et piano, et je commence à travailler d'arrache pied. Je dois la connaître parfaitement, suffisamment pour pouvoir dépasser la feuille de papier et me lâcher complètement. C'est le seul moyen d'interpréter une chanson en faisant passer toute l'émotion, me disait mon vieux prof. OK, man, c'est parti pour les répèts !

Le jour J, je suis fin prête. Pourtant, je suis complètement fébrile : je déteste les examens, j'ai tendance à perdre mes moyens, c'est l'horreur. Chéri, très souriant, très confiant, tente de me rassurer. Le conservatoire est à 15 minutes à pieds. Hélas ! Le matin, j'ai eu l'idée saugrenue de mettre des chaussures neuves. Il est 18 heures, mes pieds sont en sang ! Impossible de marcher normalement ! Heureusement, Chéri accepte de m'y conduire en voiture. Grâce à lui, j'arrive près de quinze minutes en avance. Au moins, je ne serai pas arrivée toute essouflée et en nage !

Arrivée devant la salle où se déroulent les auditions, je prête l'oreille : pas un bruit. Je sais pourtant que les auditions s'enchaînent depuis le début de l'après-midi. Peut-être me suis-je trompée de salle ? Mais un jeune homme me rejoint devant cette même porte. Il chantonne tout bas en vérifiant la liste des inscrits affichée sur le mur du couloir. Tiens ! je ne l'avais pas vue, cette feuille ! Je m'approche à mon tour : mon nom y figure bien, en deuxième position. Allez ! courage ! On y est presque !

La porte s'ouvre. Un homme assez jeune passe la tête dans le couloir, nous demande nos noms du bout de sa barbe, puis referme. Mon compère candidat et moi nous regardons, un petit sourire crispé au coin des lèvres. La porte s'ouvre à nouveau : le barbu fait signe à mon concurrent d'entrer. Je me retrouve seule dans le couloir, devant la porte close.

Quelque dix minutes plus tard, le candidat ressort. Je n'ai rien entendu, à part quelques échanges sourds et mystérieux. Il me fait un grand sourire, et s'éloigne, toujours en chantant.

Enfin, le barbu reparaît et me fait entrer. J'avale ma salive, prends mon courage à deux mains, et pénètre dans l'arène.

La salle est assez grande. Un piano à queue, un pupitre pour les partitions et un micro me font face. Derrière moi, juste à côté de la porte, quatre tables de classe sont alignées. Les trois juges, deux hommes et une femme, sont assis là, comme un tribunal. Faites entrer l'accusée !

Pour le moment, d'ailleurs, aucun des trois ne me prête attention. Ils sont toujours en train de discuter de la prestation de mon prédécesseur. Je suis un peu gênée et reste là, les bras ballants. Enfin, l'un des jurés m'adresse la parole :

- Bonjour, vous êtes ?
- Ferdie l'Oursonne, pour vous servir
- Bonjour, Mlle l'Oursonne, et qu'allez-vous nous chanter ?

Je sors mes partitions, en tend une au barbu - qui semble être le pianiste. Il se lève sans enthousiasme, se dirige vers le piano avec lenteur...

- Je vous fais travailler, désolée...
- D'un autre côté, il est là pour ça, vous savez !

Hum...

Enfin, le pianiste est en place. Il fait craquer ses doigts et sans crier gare, commence à plaquer quelques accords.

- Vous êtes sûre que cette chanson est bien dans votre tonalité ? Non, parce que ce n'est pas évident, vous savez.

Je n'ai plus assez de salive pour le "gloups" de rigueur...

- Je l'ai travaillée avec le CD sur la version originale, a priori ça devrait aller...
- Bon allons-y, on va bien voir.

Le barbu se lance. Moi aussi.

Lying in my bed I hear the clock tick and think of you
caught up in circles confusion is nothing new

Il joue très fort, le piano couvre complètement ma voix. La jurée me fait signe d'utiliser le micro. Sans arrêter de chanter, je m'en empare et m'y cramponne.

Flashback, warm nights almost left behind
suitcases of memories,
time after... 

Il faut absolument que j'arrive à dépasser mon stress, mon trac, et à vraiment interpréter ce morceau....
J'arrive au refrain. Je ferme les yeux, et je me lâche enfin :

If you're lost you can look and you will find me
time after time
If you fall I will catch you I'll be waiting
time after time 

- Merci ! me crie la jurée. Je m'arrête en catastrophe.

- Vous appellerez le secrétariat d'ici 4 ou 5 jours pour avoir les résultats. Au revoir Mademoiselle.

Le barbu me rend ma partition, me reconduit à la porte de la salle.

Je me retrouve dans le couloir sans avoir trop réalisé. Deux autres candidates sont assises, attendant leur tour. Elles me dévisagent, essaient de deviner si j'ai réussi le passage ou non. Je leur fais un grand sourire et, tout comme mon prédécesseur moins de 10 minutes avant, je m'éloigne en fredonnant, avec un air faussement dégagé.

Dès que je suis dans la rue, je sors mon téléphone pour appeler Chéri. Je suis encore sous l'effet de l'adrénaline, et mon état d'excitation le fait rire. Je ne suis pas très satisfaite de ma prestation, et je m'inquiète pour le verdict.

- Moi, je suis sûr que tu as été parfaite ! Tu vas être prise, c'est clair et net !

Il ne serait donc pas objectif, lui non plus ? Quoi qu'il en soit, ça fait du bien à entendre, même si je ne suis pas vraiment convaincue...

Les quelques jours d'attente avant les résultats sont plutôt calmes. J'essaie de ne pas trop y penser, pour ne pas me mettre la rate au court-bouillon. Et le jour J, j'hésite à téléphoner au conservatoire de peur d'une mauvaise nouvelle...

- Ah oui ! Mlle l'Oursonne. Vous êtes acceptée !

Je saute au cou de Chéri ! Je bondis partout, je suis aux anges, j'y crois à peine !

Et voilà, donc, comment j'ai passé ma première audition. Oh, je ne suis pas encore prête pour Popstar, c'est clair. Et d'ailleurs, je n'ai aucune envie d'y aller. Mais j'attends avec impatience ma première leçon de Chant Populaire.. La rentrée du conservatoire s'effectue fin septembre, plus que quelques jours de patience !

Posté par Ferdiebear à 23:57 - Humeur (sautes d') - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 septembre 2007

Vacances, j'oublie tout

Bon, cette fois, on ne peut plus faire l'autruche, la tête dans le sable pour se cacher la réalité. D'ailleurs, ici il  n'y a même pas de sable. Donc, autant être fort, faire face et assumer : les vacances c'est fini, voici venu le temps des rires et des chants... heu... voici venu le temps de la rentrée.

Quand je pense qu'il y a à peine un mois - hein, quoi ? déjà un mois ? - je partais péniblement en vacances... Péniblement, car quelque peu paralysée par une sciatique sournoise. Péniblement aussi, car cette foutue sciatique m'avait contrainte à renoncer aux vacances initialement prévues, les premières avec Chéri. Péniblement, toujours, car l'organisation des vacances de remplacement s'est fait à l'arrache totale. Péniblement, enfin, car une fois de plus, et comme à chaque fois que je pars en vacances (rien que pour mes vacances de l'été 2005, jetez donc un oeil , , , , et - et non, je ne vous le chanterai pas !), le départ lui-même a été assez sportif. Les vacances avec l'Oursonne, c'est l'aventure assurée !

Flash-back, coup de baguette magique, nous voici remontant le temps jusqu'à ce fatidique 20 août, jour marquant le début officiel de mes vacances d'été 2007.

20 août, 4h20 : la sonnerie du réveil se déclenche. Beaucoup trop tôt. Je n'ai dormi que deux heures à peine ; ça faisait un moment que les insomnies m'avaient oubliée, pourtant. Je n'ouvre même pas les yeux, quelques minutes de sommeil supplémentaires ne seront pas superflues. Quand la seconde alarme se met à hurler, une demi-heure plus tard, l'effet est brutal. Tout me revient en tête comme un coup de poing : le taxi qui arrive, l'avion à prendre. Je descends à la cuisine. Pas le temps de petit-déjeuner, mais un verre de jus d'orange devrait me permettre d'effacer la nuit.

Les gestes s'enchaînent, machinalement. Je sors de la salle de bains douchée, réveillée. Avec le pouce entaillé, aussi - un accident de rasoir qui a contribué douloureusement à me sortir de ma torpeur. Trousse de toilette bouclée, fourrée dans le sac de voyage. Dernier tour de contrôle dans l'appartement : fenêtres closes, rideaux tirés, lumières éteintes... tout est paré !

Il est 6h20, je descends dans la rue. Il fait noir, il pleut à verse. Je ne suis pas mécontente de partir loin de ce temps pourri. Le taxi arrive, un peu en avance. Je m'assois à l'arrière, indique ma destination au chauffeur, un jeune type plutôt sympa. Il engage tout de suite la conversation. Pourquoi pas, après tout ? J'attendrai d'être dans l'avion pour me rendormir un peu.

Peu de voitures sur l'autoroute, le trafic est fluide malgré la pluie qui redouble d'intensité. Je vais être en avance à l'aéroport, tant mieux. Pour une fois que tout se déroule sur des roulettes, on ne va pas s'en plaindre.

Oui mais non. Juste à la bretelle de sortie qui conduit à l'aéroport, un taxi en panne sur le bas-côté tous warnings allumés. Le conducteur nous fait de grands signes. Mon chauffeur effectue un arrêt d'urgence de toute beauté, me lance un regard interrogateur - et sur mon signe de tête, sort du véhicule et se précipite sous la pluie à la rencontre de son collègue malchanceux et trempé. Un pneu crevé, ce n'est rien, mais son client doit prendre un avion, il est très en retard, c'est la cata. Nous l'embarquons.

Mon nouveau compagnon de route est très stressé : il a moins d'une demi-heure pour attraper son vol. Je demande au chauffeur de faire un détour pour le déposer en premier. Le voyageur malheureux est surpris, visiblement soulagé. J'entreprends de lui poser quelques questions sur son métier et sors deux ou trois de ces fameuses blagues à 30 centimes d'euro dont j'ai le secret pour lui changer les idées. Mission difficile car, depuis ce matin, il ne lui arrive que des tuiles : grosse panne d'oreiller, difficulté à trouver un taxi, puis la crevaison... En plus, il vient d'être embauché dans cette boîte, à un poste qui le motive à fond ; et ce matin, il est censé prendre ce vol avec son PDG, qu'il n'a pas revu depuis l'entretien d'embauche... Rater ce vol, ce serait la grosse cata ! Une très mauvaise note dans son dossier, en pleine période d'essai ! Autant dire que le gars est au comble de la nervosité.

Enfin, nous arrivons à l'aéroport et le déposons devant son terminal ; je le regarde s'éloigner en courant. Le taxi repart vers le terminal d'où partira mon vol et je reste songeuse : saurai-je un jour si mon compagnon de route a pu prendre son avion ?

A suivre...

Posté par Ferdiebear à 18:18 - Humeur (sautes d') - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 septembre 2007

Métro c'est trop

Prise en flag'..
Allez, j'avoue tout.

Vamos_a_la_playaMalgré ce que d'aucuns ont pu lire dans la colonne de gauche ces derniers jours (et pour ceux qui ne l'ont pas vu, je remets la notule en question, là, tout de suite, à droite, et hop !), je ne suis pas en train de me prélasser sur une plage de sable blanc, ni d'aucune autre couleur non plus, d'ailleurs.

Que ceux qui auront envie de me lyncher en place publique pour publicité mensongère rengainent leurs pierres, il n'y a pas eu mensonge de ma part ; juste la notule est restée sur ce blog un peu plus longtemps que moi en vacances.

Vacances à la plage il y donc eu, mais je vous en parlerai un peu plus tard. Parce qu'aujourd'hui, en fait, j'ai pas trop envie d'en parler, je trouve ça limite frustrant d'être ici, alors que j'aurais pu rester là-bas (même si là-bas, c'est bien connu, y a des tempêtes et des naufrages, n'est-ce pas Cityzen ?).

Mais aujourd'hui, faudra bien s'y faire, c'est la rentrée. On reprend le chemin de l'école, du lycée, de la fac, du boulot... finbonbref, on reprend la vie normale, quoi. Déprimant au possible. Surtout que, après un été somme tout légèrement pourri, cette semaine, il fait beau ! Ben moi, là, clairement, ça ne me fait pas trop rire.

Mais heureusement, la rentrée, ça peut quand même être drôle, parfois. Exemple : l'autre jour, je cherchais tout bêtement un plan du métro parisien - le mien date d'il y a au moins 7 ans, et il paraît que de nouvelles stations, de nouvelles lignes même ont été créées depuis !

Petite parenthèse immédiate pour ceux qui atterriraient ici en effectuant la même recherche que moi l'autre jour. Si vous voulez vraiment un plan du métro et du RER, allez plutôt là. Si vous décidez de rester ici, ça nous fera plaisir, mais ne venez pas râler après que vous n'avez pas trouvé l'info dont vous aviez besoin. Fin de la parenthèse, merci de votre attention.

Donc, je cherchais très bourrinement un plan de métro. Et je suis tombée sur un truc... que j'ai encore du mal à qualifier, mais qui m'a quand même bien occupée un bon moment. Voilà, je vous livre la chose :

metro

Tuyau ursinien : si jamais, même en cliquant dessus pour avoir l'image en taille max, vous n'arrivez pas à lire les noms des stations, prenez trois secondes et allez la consulter sur ce site, ça vaut le détour.

Le métro parisien vous semble un vrai labyrinthe ? Essayez de suivre avec ça, et tout de suite, le vrai plan va vous paraître d'une limpidité toute cristalline. Ou au contraire, vous pensez bien le connaître ? Alors essayez de retrouver les vrais noms des stations. Vous verrez, même en ayant arpenté ces couloirs et tunnels depuis des années, ce n'est pas toujours évident...

En tout cas, un bon moyen pour se changer un peu les idées en ces tristes temps de début septembre. Ou encore pour passer de ça :

à ça :

Allez, sur ce, enjoy et babouilles à tous.

Posté par Ferdiebear à 18:29 - Délires - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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