19 juillet 2007
Urban Warriors
Bon ce coup-ci, ayé. Vu les courbes de températures, les mini-jupes qui refleurissent et les coups de soleil sur mes épaules, on peut le dire : la saison estivale 2007 est officiellement ouverte. Pas trop tôt !
Alors, vous êtes sûrs, on peut enfin sortir de l'hibernation ? Nan, parce qu'il faut vous dire que j'ai une grande spécialité, genre pouvoir super-naturel, mondieumondieu, il y a 400 ans on m'aurait brûlée comme sorcière. Bref, un truc incroyable qui fait hurler Chéri de rire (sale type, pourtant c'est pas drôle !). Il a beau faire très très beau, dès que je mets le nez dehors, il se met à pleuvoir. A verse. Alors la première fois, on se dit que c'est une malheureuse coïncidence et on rigole. La deuxième, on se dit que là, ça commence à pas faire rire et on serre les dents. La troisième et la quatrième... on hurle à la malédiction ! Alors bon, s'il pouvait faire beau tout le temps, pas forcément un soleil de plomb et 38°, hein, juste qu'il continue de faire beau et pas mouillé, ça pourrait être sympa. Merci les mecs de la Météo de bien vouloir faire quelque chose au lieu de vous marrer comme des baleines. S'pas vrai, ça....
Mébon, quel rapport avec le titre de ce post, me demanderez-vous ? Je vous rassure tout de suite : aucun.
Nan, en fait, je voulais vous parler du week-end du 14 juillet...
En général, le 14 juillet, ça commence la veille au soir, avec ça :
Il y a aussi le bal des pompiers (là, j'avoue, je connais pas, j'ai jamais testé). Et sûrement plein d'autres animations, visant à commémorer la prise du métro de la Bastille (à ce propos, si on pouvait m'expliquer... moi avant je le prenais 2 fois par jour et j'ai jamais fait de feu d'artifices pour autant. Alors ?)
Bon, cette année, le 14 tombant un samedi, dans ma petite ville bien tranquille, ils avaient décidé de finir la semaine de travail pénards et de tout faire le 14 au soir. Suffit de le dire en avance, comme ça, tout le monde le sait et il y a pas de lézard.
Sauf que non, ç'aurait été trop beau.
Vous vous rappelez, ceux qui lisent ce blog depuis longtemps (si, si, il y en a) ? Je vous avais déjà parlé de mon quartier si tranquille, Remember (vache ! 3 ans déjà) ? Ben cette fois-ci, ils ont fait encore plus fort.
Vers 23 heures, on a commencé à entendre quelques pétards. Normal. Puis des détonations de plus en plus fortes. de plus en plus rapprochées. De plus en plus proches. On s'est mis à la fenêtre, et là, on a ha-llu-ci-né. C'était la guerre !
Deux bandes de djeunz s'affrontaient dans les rues du quartier. Certains en moto, d'autres en voiture, la plupart à pied. Ils se tapaient dessus, non pas à coup de barres d'étal du marché, comme il y a 3 ans... non, là, c'était à coup de fusées ! de vraies fusées de feu d'artifices !
Bon, c'est vrai, ça faisait joli, on se serait légèrement cru dans un jeu vidéo, genre ça :
(n'est-ce pas que c'est kro kro mignon ?)
Des motos chevauchées par deux combattants (l'un au guidon, l'autre lançant les fusées) sillonaient les rues du quartier. Poursuivies par une voiture, avec un olibrius assis sur la portière, vitre ouverte, qui les visait tant bien que mal. Des groupes de piétons cavalaient dans tous les sens et s'affrontaient pied à pied. La fumée, les cris, les gerbes lumineuses... c'était surréaliste !
Au bout d'une vingtaine de minutes, les deux bandes étaient face à face dans ma rue. Les fusées partaient toujours dans tous les sens... au ras de mon immeuble. L'une d'entre elle - une très jolie bleue - a explosé à quelques mètres de ma fenêtre. Et là, on a commencé à ne plus trouver ça drôle du tout.
C'est là, soudainement, qu'on a vu arriver trois voitures de police. Bon, faut être honnête, ça faisait déjà un bon moment qu'on entendait les sirènes. Mais bizarrement, elles ne se dirigeaient jamais vers les déflagrations (pourtant avec les fusées, on n'avait vraiment pas de mal à les situer !). Chéri, grand spécialiste en guérilla urbaine, affirmait que c'était fait exprès : les voitures de police tentaient de canaliser les protagonistes, de les rabattre vers des rues plus larges, tels des chasseurs en battue. De notre nid d'aigle, on pouvait suivre toute la manoeuvre. Quoi qu'il en soit, c'est au pied de notre immeuble que les keufs ont bloqué toute la piétaille. On a pu voir la voiture lance-fusée s'approcher, ralentir, et passer tout doucement le long des opérations, genre c'est pas nous, nous on ne fait que passer par hasard, n'est-ce pas monsieur l'agent. Des menottes ont claqué, certains djeunz ont commencé à se faire vociférant... et on a jamais compris pourquoi, les policiers ont tout à coup rejoint leurs voitures et sont partis à toutes berzingues, sirènes hurlantes, vers un autre quartier en guerre, peut-être ?
Quoi qu'il en soit, cette dernière péripétie a marqué la fin de la bataille rangée. J'avoue à ma grande honte ne pas avoir suivi la suite des événements, l'appel de la couette se faisant de plus en plus urgent (pour cause de grand départ en week-end le lendemain dès l'aube !).
Depuis cette soirée mémorable, j'ai regardé d'assez près les rubriques Faits Divers et Votre Région des journaux ; cherché sur Internet ; interrogé les commerçants... Les médias n'ont apparemment pas parlé de ces échauffourées. Selon l'AFP :
Les festivités du 14 juillet se sont déroulées sans désordre notable à Paris, tandis qu'en banlieue, hormis quelques incidents à Sarcelles (Val-d'Oise) ou dans les Yvelines, les policiers ont fait état d'une situation "relativement calme".
"Relativement calme"... comme ils y vont, ces braves représentants de l'ordre ! Ils admettent tout de même qu'une cinquantaine de voitures ont été incendiées en Seine St Denis ce soir-là ! Contre "seulement" 37 le soir du 14 juillet ! Décidément, on n' a pas la même définition du mot "calme".
Malgré cette soirée particulièrement agitée, je vous rassure : la nuit fut bonne, le départ en week-end du lendemain matin hautement maîtrisé, le week-end lui-même fut fameux (et on en redemande !) !
Mais sérieux : maintenant, quand je lirai des dépêches indiquant qu'il n'y a pas eu d'incidents notables ou que la situation est plutôt calme, je me méfierai carrément...
Et vous ? Comment s'est déroulé ce week-end fatidique dans votre coin ? "Plutôt tranquille" ou bien "relativement calme" (bah oui, autant s'habituer tout de suite à utiliser la bonne terminologie, n'est-ce pas) ?
09 juillet 2007
Vacances : Bon Plan n°2
Pour bien démarrer cette semaine estivale, sous la pluie et les éclairs - un temps de juillet quoi... - voici un nouveau numéro de notre toute nouvelle rubrique de l'été : les Bons Plans de l'Oursonne. Alors, après le sport en chambre à Madrid, voici une idée venue de nos amis de l'Ouest. Limite du Far West, même. D'aucuns pourraient d'ailleurs dire qu'ils sont complètement à l'ouest, mébon, le persiflage ce n'est pas du tout notre genre, n'est-ce pas ? Finbonbref, jugez par vous-même, voici le Bon Plan de l'Oursonne n°2 :
Ufologues et amateurs en tous genres réunis à Roswell 60 ans après le crash prétendu d'un OVNI - 8 juillet 2007
Soixante ans après l'"incident de Roswell" (…), au moins 35.000 personnes se sont réunies pour un festival commémoratif dans cette petite ville du sud-ouest des Etats-Unis, dont le nombre d'habitants a presque doublé ce week-end.
Le Amazing Roswell UFO Festival (ou le Fantastique festival d'OVNI de Roswell), qui a débuté jeudi, propose des concerts, des concours de déguisement, un défilé dans le centre-ville et plusieurs conférences. Les participants ont pu se pencher, entre autres, sur la question: "que sait vraiment la NASA"?
Le festival a vu le jour dans les années 1990 pour rouvrir le débat sur ce qui s'est réellement passé en juillet 1947 à Roswell. (…)
Dans le centre de conférence de la ville, on pouvait acheter des poupées d'extraterrestres, se faire photographier avec des Martiens, ou encore se procurer un kit permettant de découvrir si, oui ou non, vos voisins ou votre patron sont des créatures venues d'une galaxie lointaine.
Organisé les années précédentes par le musée des OVNI de Roswell, le festival a cette année pour la première fois été mis sur pied par la municipalité, qui comptait bien profiter des retombées économiques de l'affluence des touristes.
Bon, ok, vous allez me dire que c'était le week-end dernier, et que donc, pour cet été c'est râpé. Certes. Mébon, au moins, comme ça, vous serez fin prêts pour l'édition 2008 ! En plus, très franchement, selon les premiers retours que nous en avons eu - bah oui, qu'est-ce que vous croyez, l'Oursonne a des correspondants sur place, y a plein d'ours au Nouveau-Mexique, c'est même l'un des emblèmes de l'Etat - le festival est sympa, mais il n'y a pas grand chose à faire à Roswell.
Par contre, si vous attendez un peu... les Nouveaux Mexicains, en bons Ricains qui veulent faire un max de business avec l'industrie et la culture locales, travaillent déjà pour vous fournir très prochainement de nouvelles distractions :
Un parc d'attractions sur les ovnis prochainement à Roswell - 29 mai 2007
Véritable lieu de culte pour ufologues, la petite ville de Roswell, dans le désert du Nouveau-Mexique (…) espère attirer toutes sortes de visiteurs avec son futur parc d'attractions dédié aux soucoupes volantes et aux extraterrestres.
Le site envisagé, d'une trentaine d'hectares, comprendra notamment une montagne russe "indoor", où, frisson ultime, les touristes pourront se faire kidnapper par des êtres venus d'ailleurs...
"Personne ne sera blessé et tout le monde sera de retour, sous sa forme initiale, du moins nous l'espérons", a assuré le concepteur du projet, Bryan Temmer.
Une salle consacrée à l'exploration scientifique de l'univers est également prévue dans ce parc unique en son genre, qui "ne sera pas seulement centré sur l'incident de Roswell et la question de savoir si c'est vraiment arrivé", a expliqué Temmer.
Le futur parc, baptisé Alien Apex Resort, pourrait ouvrir ses portes dès 2010. (…)
Voyez ? C'est pas un bon plan, ça, qui vous donne l'info trois ans à l'avance ? Trois ans, ça devrait vous laisser un peu de temps pour préparer les valises et refaire vos passeports ! Et si, en prime, vous vous faites kidnapper par les "êtres venus d'ailleurs", comme promis par Mister Temmer, surtout n'oubliez pas de m'envoyer cartes postales et photos de votre rencontre du 3ème type !
04 juillet 2007
Le sport c'est rigolo
Aïe, aïe, aïe, l'été est revenu !
Oui, je sais bien : dans mon dernier post, cette nouvelle me mettait plutôt de bonne humeur... mais je m'étais réjouie trop vite. Bah oui : d'une année sur l'autre, j'oublie, mais en fait, le retour de l'été, c'est quand même bien une vraie galère.
Déjà, l'été, tout le monde part en vacances. Ca, c'est plutôt le côté positif de la chose. Mais le revers de la médaille c'est que, vu que tout le monde est ailleurs, à la mer, à la montagne, à la campagne, à l'étranger, voire tout cela en même temps, rayer les mentions inutiles, liste non exhaustive, etc., ben en ville, tout marche au ralenti. Les transports, les administrations... même les chaînes télé nous font le coup de la grille d'été ! Rediffusions en série, séries multidiffusées, best-of du meilleur du reste de l'année, j'en passe et des plus somnifériques.
Mais il y a pire. L'été, il y a les grands événements sportifs. Et là, je dis : aïe, aïe, aïe et re-ouille ouille ouille.
Déjà, Roland Garros avait tenté de marquer la fin du printemps. A ce propos, je ne comprends pas pourquoi ils s'obstinent : chaque année, à cette époque, il pleut. Or Roland Garros c'est de la terre battue, comme chacun sait, et la terre battue, sous la pluie, ça fait une superbe boue rouge. Injouable. Et craberk. Et vas-y que les spectateurs sortent les impers et les pébrocs pendant que les joueurs et les ramasseurs de balles retournent bien à l'abri au vestiaire en attendant une tentative de clémence des cieux parisiens. Mouarf.
A peine le calvaire tennistique parisien terminé, même pas le temps de dire ouf, voilà-t-y pas qu'ils nous remettent ça. Wimbledon. La même chose que Roland Garros, mais en Angleterre. Du tennis et de la pluie. Ah non, il y a une nuance de taille : les Anglais ne sont pas fous, eux : ils ont mis de l'herbe, comme ça on voit moins la boue. Pas cons, les grand-bretons.
Enfin, Wimbledon s'achève le 8 juillet. OUF !
Ah ben non, finalement, même pas ouf non plus. Parce que la veille du 8 juillet, le samedi 7 juillet, quoi (y en a deux qui suivent, ah bravo), patratas. C'est le Tour de France qui démarre. On échange les petites balles jaunes et les mini-jupettes blanches des joueuses de tennis contre les petites reines et les mollets épilés de près des danseuses... heu... non... des cyclistes.
Le Tour de France... ça c'est du lourd ! Un bon siècle que des dingues à vélo s'échinent à monter des cols, courir des spéciales et des contre-la-montre, en bref à pédaler plus vite, plus loin (mais moins longtemps) que le gars du vélo d'à côté. Et que des spectateurs en délire se collent sur le bas-côté (quand ils se foutent pas carrément au milieu de la route histoire de mieux voir). Pépère sort la table de camping, les chaises pliantes et les bobs Ricard, Mémère fait péter le sandwich et la roteuse ou le gros rouge qui tache. Trop trop bien.
Quand je pense qu'en plus, il y a des gens qui suivent ça à la télé... Je connais deux charmantes jeunes femmes, la mère et la fille, qui chaque année sont scotchées devant le poste pour mater les cuisses des coureurs. Elles n'ont pas raté une seule étape depuis (au moins !) 1983 ! Décidément, je ne comprends pas.
Vous l'aurez compris, vous, par contre, les événements sportifs, ça me gonfle grave. Pourtant, cette année, le Tour de France arrivera peut-être à me faire rire... enfin non : sourire ; faut quand même pas pousser grand-mère (qui fait du vélo, d'ailleurs, je vous le rappelle) dans les orties, nan mais ho.
Et pourquoi, je vous prie, que ça va me faire doucement rigoler, ce millésime 2007 du Tour de France ?
Bah déjà, parce que cette année, le Tour de France partira de... Londres. C'est original. Ca fait déjà plusieurs fois qu'ils nous font le coup, de faire passer le Tour par des lieux qui sont pas d'cheux nous. Remarque, ça aura au moins un avantage : ceux qui ont prévu d'aller à la finale de Wimbledon auront pu également la veille admirer tous ces beaux cyclistes s'élancer depuis Trafalgar Square. Ok. Mais moi j'dis qu'un Tour de France qui part de Trafalgar, c'est pas bon, pas bon du tout. Ca évoquerait même de vagues souvenirs pas terribles pour la France, mébon. On peut pas non plus continuer à leur reprocher 2.000 ans d'affrontement, la Guerre de Cent Ans, Jeanne d'Arc et Napoléon. Ok, alors passons.
Mais surtout, ce qui a retenu mon attention de non-sportive, c'est ce nouveau petit chef-d'oeuvre de la chanson engagée, que voici que voilà :
Evidemment, les plus mélomanes d'entre vous auront reconnu les joyeux drilles qui nous avaient gratifié l'an dernier d'un bien entraînant Coup de Boule (mais siiiiii, souvenez-vous : "Zidane il a frappé, Zidane il a tapéééé").
Ben moi j'dis que quand le sport permet à des artistes de s'exprimer de façon aussi originale, ça vaut le coup de se farcir ces mono-neuronaux de footballeurs, quoi. Rha non zut, là, c'est des cyclistes. Bah ces érythropoïétinés de coureurs alors.
Allez, rien qu'avec ça, ça devrait aider à supporter les retransmissions en direct, avec toutes ces magniiiiiifiques cartes postales de la France profonde que nous vantent à longueur de temps les commentateurs sportifs (faut dire que trouver de quoi causer pendant les longues heures de mirage de peloton, c'est pas simple, faut quand même dire ce qui est et leur adresser un beau coup de chapeau).
Et vivement le 30 juillet qu'on en parle plus.
Quoique...
Cette année, début septembre, y a la Coupe du Monde de Rugby !! Et c'est en France, en plus !!!Rhaaaaaa... Enfer et Damnation ! Nous sommes maudits !!!!
Bon... remettons-nous... Pour ne pas finir sur cette note horrifique, voici un petit bonus made in Oursonne : la version japonaise de Coup de Boule !
Enjoy et babouilles à tous.


Tribulations d'un Tubercule
Saisons 1 et 2
